La Tribune du Sport


Contador était peut-être innocent

Source : Republicain-Lorrain.fr

On a appris lundi dernier la suspension du cycliste espagnol Alberto Contador pour deux ans en raison d’un dopage supposé aux anabolisants (clenbutérol) en juillet 2010. Vainqueur du Tour de France cette même année puis du Giro en 2011, Contador a donc perdu ces deux titres majeurs et sera suspendu jusqu’au 5 août prochain. Comment une telle chute s’est-elle dessinée ? Retour sur les faits et remise en perspective des éléments qui tendent à faire penser que Contador n’était peut-être pas coupable. (more…)

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Tour de France 2011 : Cadel Evans au sommet !

Posted in Tour de France par Roland Richard sur 24 juillet 2011
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Source : LeFigaro.fr

Le Tour de France 2011 s’est achevé dimanche aux Champs-Elysées par la cinquième victoire de Mark Cavendish, maillot vert. Mais l’homme du jour était assurément Cadel Evans, enfin vainqueur du Tour de France après deux deuxièmes places en 2007 et 2008. Récit d’un succès construit sur vingt-et-une étapes. (more…)

Tour de France 2011 : La France consolée par Pierre Rolland

Source : L'Express.fr

A deux jours de l’arrivée aux Champs-Elysées, la 19ème étape du Tour de France correspondait aux dernières ascensions de cette édition 2011. Au menu, trois cols dont le Galibier et pour finir l’alpe d’Huez. 109 km où Voeckler n’a pu défendre son maillot jaune. Andy Schleck lui a chipé. Pierre Rolland s’est quant à lui imposé au sommet. Analyse. (more…)

Tour de France 2011 : Magistral Andy Schleck !

Source : ESPN.co.uk

Dans cette 18ème étape de 200 km entre Pinerolo et Galibier Serre-Chevalier, Andy Schleck s’est imposé après un raid solitaire magistral. Voeckler reste en jaune pour quinze secondes dans ce Tour de France 2011 qui s’achève dimanche. Résumé et analyse. (more…)

Tour de France 2011 : Voeckler peut-il gagner la Grande Boucle ?

Source : Europe1.fr

Après la 4ème victoire de Mark Cavendish au sprint à Montpellier dimanche, le Tour de France prend lundi une journée de repos bien méritée avant d’affronter, durant la dernière semaine, les Alpes. Thomas Voeckler peut-il aller au bout et conserver son maillot jaune à Paris, c’est toute la question. (more…)

Tour de France 2011 : les Français ont brillé pour l’étape reine du 14 juillet

Source : Sports.fr

Certes la victoire de cette étape reine des Pyrénées est revenue à l’Espagnol Samuel Sanchez mais Thomas Voeckler a conservé son maillot jaune, les Français ont dominé deux trois cols de la journée et Arnold Jeannesson est en blanc. Récit de cette 12ème étape entre Cugnaux et Luz-Ardiden. (more…)

Tour de France 2011 : chute à l’avant du peloton !

Source : La Voix des Sports

Au matin de la 11ème étape du Tour de France qui devait permettre au peloton de rallier Lavaur, le petit monde du cyclisme s’inquiétait légitimement des dix-huit abandons qui ont émaillé cette première moitié de la Grande Boucle 2011. (more…)

Tour de France 2011 : Voeckler, l’enfant devenu roi

Posted in Tour de France par Roland Richard sur 11 juillet 2011
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Source : SportMag

Il était écrit que cette édition 2011 du Tour de France serait exceptionnelle. Après neuf étapes déjà courues, les Français n’ont pas tous été à la hauteur. Un l’a cependant été, Thomas Voeckler. On avait goûté au plaisir indicible de voir Sylvain Chavanel deux fois en jaune l’année dernière mais il y a cette fois quelque chose en plus. (more…)

La face sombre d’Alberto Contador (15ème étape)

Posted in Tour de France par Jean Giraud sur 20 juillet 2010

La 15ème étape de ce Tour de France 2010 a vu la belle victoire de Thomas Voeckler . Le saut de chaine du luxembourgeois Andy Schleck a permis à Alberto Contador, tel un renard, de conquérir le maillot de leader. Avait il moralement le droit de revêtir la tunique jaune dans ces conditions ?

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On aime le Tour de France 2010 ! (1ère – 9ème étapes)

Posted in Tour de France par Roland Richard sur 18 juillet 2010

Des chutes en pagaye jusqu’à Arenberg (1ère – 3ème étapes)

Sans être un spécialiste de la question comme l’est notre ami Jean, je peux dire que je me suis pris d’intérêt pour le « Tour » et ce, depuis deux ans. Pire, je pense même pouvoir affirmer que je me suis laissé prendre au piège d’une passion dévorante.

Tout avait pourtant commencé sans surprise lorsque Fabian Cancellara, le puissant Suisse vainqueur cette année de Paris-Roubaix et du Tour des Flandres, avait dominé le prologue et donc revêtu le premier la tunique jaune du leader au classement général.

Mais dès le lendemain, premier coup de tonnerre ! Mark Cavendish, le sprinteur aux six victoires d’étape sur le Tour 2009, semblait malicieusement se laisser tomber dans le dernier virage d’une arrivée à Bruxelles finalement dominée par le vétéran italien de la Lampre, Alessandro Petacchi. Le « Cav » avait encore fait des siennes en emportant dans sa ligne droite l’un des membres du train des Lampre, Mirco Lorenzetto, sûrement pour empêcher Petacchi de gagner. Car l’Italien était bien le seul, capable de le battre (il l’avait déjà fait lors de la 2ème étape du Giro, à Trieste). Au passage, Oscar Freire était plus ou moins évincé de la course au maillot vert puisqu’également pris dans la roue du Britannique.

Le résumé complet de la deuxième étape (Jean).

Alexandre Vinokourov confiait sa tristesse d’être toujours suspecté de dopage à cause de sa victoire à Liège-Bastogne-Liège en avril dernier dans L’Equipe (lundi 5 juillet) et le peloton reprenait sur un goudron belge exhalant des vapeurs de chaleur étourdissantes. Deux événements ont marqué la route vers Spa lors de la deuxième étape. En premier lieu, la victoire d’un Sylvain Chavanel, à peine deux mois après son traumatisme crânien à cause d’un choc avec une voiture lors de Liège-Bastogne-Liège. Et un peu avant, la chute de la moitié du peloton dans la « descente de Stockeu » provoquant la neutralisation de la course par « Master Cancellara ». Sans cela, Andy Schleck ne défendrai aujourd’hui pas son maillot jaune puisqu’il avait pris près de quatre minutes de retard sur les autres leaders. Pire, il avait même failli abandonner et c’est son frère, Fränk Schleck, qui était parvenu à l’en dissuader.

Pour la troisième étape, le directeur d’ASO Christian Prudhomme et son équipe avaient insidieusement saboté l’habituelle tranquillité de la « première semaine » du Tour en disposant quelques kilomètres de pavés par-ci, par-là. Des passages qui ont été à la fois fatals à la clavicule de l’aîné des Schleck (photo), Fränk, mais aussi salutaires pour Cadel Evans, troisième de l’étape, et pour Thor Hushovd, victorieux à Arenberg et maillot vert. Chavanel craquait complètement et rendait près de quatre minutes, ainsi que son maillot, au Suisse Cancellara.

Le résumé complet de la troisième étape (Jean).

Quand Alessandro Petacchi jette le gant au visage de Mark Cavendish… (4ème – 6ème étapes)

Source : Lefigaro.fr

Les quatrième (mercredi 7 juillet), cinquième (jeudi 8) et sixième (vendredi 9) épisodes du programme de la Grand Boucle étaient dédiées aux sprinteurs, les plus puissants coureurs du peloton. Trois étapes afin d’apprécier la science tactique des équipes HTC-Columbia (Mark Cavendish), Garmin (Tyler Farrar), Lampre (Alessandro Petacchi) et de Cervélo (Thor Hushovd) mais aussi pour constater que le « Cav » est fragile. A Reims, s’élançant à 280 mètres de l’arrivée, au lieu de 200, Petacchi n’a jamais craint d’être rattrapé par le protégé du monstre sacré Erik Zabel, moins étincelant que l’année passée. Sa deuxième défaite en deux sprints massifs expliquait largement les grosses larmes du Bad Boy (photo), plus boy que bad, à l’arrivée victorieuse à Montargis, le lendemain lors de la 5ème étape… Une victoire qui s’est dessinée sans nuage, sans ombre au tableau et, cette fois-ci, sans contestation. Hushovd 5ème, Petacchi 8ème et Farrar tombé à Stockeu, se remettait à peine avec une dixième place. Ensuite, c’était quitte ou double, soit Cavendish égalisait face à Petacchi tout en égalant le record historique de douze victoires d’étape codétenu par les princes du sprint, Robbie McEwen, Mario Cipollini et Erik Zabel ; soit il perdait définitivement la face. Farrar montait pourtant en puissance (2ème), Petacchi était bien présent (3ème) mais le dispositif mis en place par la Columbia ne se montrait pas magnanime une fois de plus. Comme l’an passé, l’équipe américaine a réimposé son joug sur le sprint du Tour avec une douzième couronne pour le sprinteur le plus talentueux de l’histoire. Douze succès en seulement trois Grandes Boucles quand il en avait fallu cinq à McEwen et Zabel et six à Cipollini pour le même total…

Entre temps, on avait appris que Rudy Pévenage avait « seulement » organisé les voyages de Jan Ullrich en Espagne, chez le tristement célèbre Docteur Eufemiano Fuentes, celui de l’affaire Puerto (jeudi 8 juillet). L’Allemand, seul vainqueur du Tour de France au milieu du règne de Lance Armstrong (1997) mais aussi de la Vuelta 1999, voyait une fois de plus son linge sale lavé en public… Deux jours plus tard, l’ancien coureur, Cédric Vasseur, fustigeait quant à lui le système financier cycliste, lui reprochant de ne reposer que sur des sponsors privés et sur une redistribution mineure des droits-télé de la part de l’Union Cycliste Internationale (équivalent de la FIFA en cyclisme) entre les vingt grandes formations mondiales. Pour lui, cette pratique financière favoriserait même le dopage, par l’instabilité qu’elle impose au coureur, jamais tranquille sur sa situation du fait même que les équipes ne sont pas pérennes économiquement (samedi 10 juillet).

Le duo Chavanel-Evans a animé, la doublette Schleck-Contador a dominé (7ème – 9ème étapes)

Source : Eurosport.fr

Le samedi 10 juillet, c’était une journée bénie où Sylvain Chavanel put à nouveau assouvir son appétit féroce. Une faim de victoire qui le fit s’imposer dans une étape riche de six cols dont trois de seconde catégorie. Au final, le coureur de la Quickstep écrasait complètement cette étape qu’il remportait avec près d’une minute d’avance, en solitaire ! Assomé par la chaleur insoutenable des derniers jours, Cancellara concédait près de quatorze minutes et renvoyait le maillot jaune de leader au Français pour un second coup double tricolore en une semaine ! De son côté, Jérôme Pineau conservait sa tunique à pois rouges de meilleur grimpeur et offrait à la Quickstep la possibilité d’étrenner les deux maillots les plus importants du Tour.

Avant la pause du lundi 12, la journée dominicale ne fut pas exclusivement dédiée à vingt-deux joueurs en short de se disputer une finale de Coupe du Monde. Non ! Il y avait aussi la première partie d’un film alpin qu’on nous promettait inutile et ennuyeux. Que nenni à nouveau ! Puisqu’Andy Schleck, testant ses opposants, prenait une bonne dizaine de secondes à Cadel Evans et Alberto Contador dans la dernière montée, vers Morzine-Avoriaz. Le maillot jaune en jeu, c’est bien l’Australien, prophète en son pays mais aussi dans L’Equipe du dimanche matin, qui le voyait épouser ses formes trapues à l’issue de la 8ème étape. Dans l’ombre des trois favoris du Tour, Lance Armstrong pouvait quant à lui amèrement regretter ses deux accidents dans la montée du Col de la Ramaz et sa contre-performance sur les pavés vers Arenberg. Il finissait à une douzaine de minutes d’eux et achevait son Tour, sans éclat. Philippe Brunel soulignait cependant la dignité d’un ancien tyran qui accepte, calmement, de rentrer dans le rang d’un événement qui l’avait pourtant rendu mondialement célèbre.

Deux top 5 de l’an passé étaient donc hors-jeu, Fränk Schleck (5ème) et Lance Armstrong (3ème). Et alors que l’éternel malchanceux du Tour de France, Cadel Evans, clamait pourtant qu’il avait vaincu le signe indien, qu’il avait eu sa dose de « pas de bol » pour le reste de sa carrière et qu’il songeait plus que sérieusement à sortir triomphant des Champs Elysées tel un conducteur de char romain de l’arène, il tomba de haut. En réalité, il ne chuta pas mardi mais bien dimanche, après seulement six kilomètres. Rétrospectivement, on comprend qu’il n’ait pas pris la roue d’Andy Schleck dans le col de la Madeleine, vainqueur quelques dizaines de minutes plus tard (photo ci-contre). Victime d’un trait de fracture au coude gauche (photo ci-dessus), c’est au prix d’une douleur quasi-insurmontable qu’Evans, selon Max Testa, le médecin des BMC, « est allé au bout de ce qu’un être humain peut faire. » Un courage surhumain pour un coureur terriblement attachant et magnifiquement loyal puisqu’il a refusé de se plaindre « car tous les gars de l’équipe [BMC] et l’encadrement se sont battus pour m’aider. »

Dans la fournaise de cette deuxième étape (9ème étape, mardi 13 juillet) alpine qu’on assimilait à une pâle préparation des Pyrénées, Sandy Casar a tiré son épingle du jeu en remportant le sprint des échappés devant deux grands noms du cyclisme, Luis Leon Sanchez et Damiano Cunego. Derrière, Moreau et Charteau ont pris des points précieux en vue du classement de la montagne, mené par le second avec 85 points. Autant d’unités qu’un Pineau défait et déçu mais second en raison d’une règle : les cols hors-catégorie comptent davantage. Si vous y arrivez en tête, vous prenez plus de points. Mais les grands vainqueurs n’étaient pas seulement les Français qui remportaient une troisième étape, ce furent incontestablement le Luxembourgeois de la Saxo Bank et l’Espagnol d’Astana. En effet, à 32 km de l’arrivée, dans le fameux col de la Madeleine, ils choisissaient l’option offensive, du moins pour le cadet des frères Schleck. Attaquant à quatre reprises, seul Contador eut l’occasion de suivre avant que les deux héros du Tour 2010 ne décident d’un commun accord de rouler l’un pour l’autre, se débarrassant ainsi de tous les outsiders : Sanchez pointait à 2’45 (3ème) ; Menchov à 2’58 (4ème) et Van Den Broeck à plus de 3’30 (5ème). La messe était dite et Andy Schleck revêtait le maillot jaune pour la première fois de sa jeune carrière, à seulement vingt-cinq ans.

Les classements après neuf étapes, le 13 juillet au soir

Source : Sportvox.fr

Avant le 14 juillet et après les Alpes, Andy Schleck (Saxo Bank) dominait le classement général (maillot jaune) avec 41’’ d’avance sur Alberto Contador (Astana) et 2’45’’ sur Samuel Sanchez (Euskaltel). On signalait par ailleurs l’abandon de Fränk Schleck (Saxo Bank), et les défaites conjuguées de Lance Armstrong (Radioshack, photo) ainsi que de Cadel Evans (BMC).

Dans la course à la montagne, Anthony Charteau (Bbox Bouygues Telecom) devançait à la règle Jérôme Pineau (Quickstep) avec 85 points devant Christophe Moreau (Caisse d’Epargne), 3ème avec 62 points.

Pour le maillot vert de meilleur sprinteur et jouissant d’un don pour les mathématiques ainsi que pour les sprints intermédiaires de montagne, le géant norvégien de la Cervélo, Thor Hushovd prenait la tête du classement par point (124 unités), devant Alessandro Petacchi (114, Lampre) et Robbie McEwen (105, Katusha).

Enfin, le maillot blanc de meilleur jeune revenait légitimement à Andy Schleck, vingt-cinq ans, dominant avec 4’22’’ d’avance Robert Gesink (Rabobank) et avec 5’11’’ Roman Kreuziger (Liquigas).

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