La Tribune du Sport


L’Espagne en finale, l’Allemagne en terminale

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 7 juillet 2010

Vidéo ? Non réglo !

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Pour une fois, ni les fautes d’arbitrage, ni les arnaques des joueurs ne sont venues ternir le football. Nous avons assisté à un match propre avec une marge d’erreur proche de la moyenne, ce qui est bien mais pas top. Les deux équipes ont bénéficié par le passé d’un douzième homme très actif, ou peu voyant, ce qui n’a pas été le cas aujourd’hui. Messieurs, dames : le champagne s’impose !

L’Espagne déroule !

Evidemment, la grande Espagne l’a emporté, en jouant son football habituel. Bien disposée dans un 4-5-1 solide mais quelque peu stérile comme toujours, ils ont déroulé. Une possession de balle qui frôle les 70%, victoire finale 1-0, domination sans partage au milieu de terrain, une première occasion adverse à la 68ème minute : du grand art !

Décidément, cette équipe d’Espagne, après avoir bénéficié de tant de largesses au niveau de l’arbitrage,

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a décidé de jouer au ballon. Des actions plus construites, des passes plus rapides et plus faciles, des occasions très franches.Mais finalement, dans les faits, voit-on la différence ?

L’Espagne joue un football parfait : elle garde le ballon. Dotée de joueurs techniquement et tactiquement au-dessus du lot tels que Xavi, Iniesta ou Villa, elle surnage au ras du gazon tel un poisson rouge dans son bocal.

Ca sort le seau de chicken wings, ça tricote, ça envoie des pull-overs à sa maman mais ça défend aussi très bien à l’image d’un Puyol héroïque. Dans ses cages, Casillas n’a pas beaucoup été sollicité mais il reste une valeur sûre et on se demande bien comment le titre pourrait désormais échapper aux Espagnols.

L’Espagne a cependant deux problèmes :
1- la seule fois ou elle a été menée au score, elle a perdu ;
2- elle n’est que rarement capable d’effectuer le dernier geste qui fait la différence.

Car maintenant, il faut en venir à l’essentiel : un collectif à toute épreuve, des joueurs de classe mondiale, une attaque de rêve et tout ça pour quoi ? Pour finir sur un corner que Puyol vient arracher à la force des cornes.

De plus, l’opposition allemande (on en reparlera) était digne d’un hiver à Stalingrad. Frigorifiés par l’enjeu, les petits soldats de la Mannschaft ont oublié de tirer.

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Il aurait pu en être autrement si le très virevoltant Pedro n’avait pas décidé de croquer le deuxième but tout seul, préférant s’emmêler les crayons plutôt que d’écrire l’histoire d’une belle passe.

On regarderait presque les Espagnols jouer assis sur les fauteuils de la cinémathèque en attendant Murnau. Certes, ils n’ont pas eu d’adversaires à leur pointure pour l’instant…y en avait-il un ? On ne le saura que dimanche !

En tout cas, la Roja battrait un vieux signe indien : jamais une équipe n’a gagné le mondial en perdant son premier match. Cependant, les Espagnols doivent faire attention : à force de jouer contre des chèvres, on peut finir par choper la listeria ! En même temps, Boulahrouz peut aussi la refiler à son équipe, il la tient d’Ooijer en plus.

L’Allemagne « doit faire ses preuves »

Au bout d’un moment, quand une équipe de jeunes mais talentueux toucheurs de ballons rencontrent la

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moitié du Barça, cela se voit. A trop vouloir copier sur le voisin, les Allemands ont fini par se voir trop grands, ou trop expérimentés.

Pourtant, les huit buts inscrits face à l’Angleterre puis l’Argentine donnaient d’eux l’image d’une équipe insaisissable, presque hors du temps. Malheureusement, la fatigue et la suffisance sont venues à bout d’une équipe de louveteaux paralysés par l’obstacle rouge.
Et puis quelle idée de programmer une demi-finale la veille des rattrapages du bac !

En effet, les résultats sont tombés hier et on sent que les jeunes pousses germaniques n’en sont pas sortis indemne.

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Voyez Ozil par exemple (sur cette photo, il passe son brevet !) : les yeux creusés, le pas nonchalant, la page du livre d’histoire presque imprimée sur la joue, la pépite allemande s’est noyée. On sent bien que le malheureux révisait son épreuve au lieu de dormir.

D’autres payent la fête de la veille comme Trochowski. Bien excité par une nuit blanche a la Redbull, l’ailier n’a cessé de tenter des dribbles impossibles, ne regardant que ses pieds.

Même Schweinsteiger, qui a eu son CAP de charcutier dans le même CFA que Van Bommel (qui s’est reconverti dans la boucherie depuis) n’a pas réussi à orienter le jeu. Peut-être a t-il un peu trop fêté le diplôme de son compère Khedira qui a encore montré sa valeur ce soir en travailleur de l’ombre.

Le grand absent demeure Müller, exclu pour avoir triché à l’épreuve d’Italien…ce qui aurait du arriver un peu plus aux Espagnols !

Pour finir, Klose, l’un des meilleurs buteurs de l’histoire du Mondial, n’a pas le même problème que les autres : son CDD à la Mannschaft vient de se terminer et le fait qu’il ait passé son temps sur une banquette à toucher des allocations ne plaide pas en sa faveur. Certes, il a très bien travaillé ces derniers jours et son patron, l’homme au pull-over bleu, en est content. Mais faute d’ouvriers qualifiés autour de lui, il n’a pu s’exprimer.

Au final, pour parler jeu, un match très terne où les Allemands n’ont jamais réussi à aligner trois passes consécutives, la meilleure (et la seule) occasion venant de Podolski qui, seul devant Casillas, tirait mollement en direction du but.

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Du sang, de la sueur et des larmes

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 2 juillet 2010

L’Oranje doit murir ou mourir !

Source :foot365.fr

Ce match semblait déjà joué d’avance dans l’esprit de beaucoup, dont moi-même. Tant la faiblesse défensive que la désorganisation offensive hollandaises paraissent ne pas pouvoir tenir le choc. De plus, Ooijer prend la place de Matijsen en défense, celui-ci s’étant blessé à l’échauffement. La défense hollandaise gagne encore et toujours en poids et en brutalité.

Le Brésil ne change rien à l’équipe qui avait étrillé le Chili, à l’exception de Ramires, suspendu. Felipe Melo arrive au milieu de terrain avec Dani Alves et Gilberto, ce qui va amener de la stabilité dans le jeu brésilien. Deux questions concernent néanmoins cette formation favorite du mondial : Michel Bastos constitue une inconnue sur le côté d’Arjen Robben et on se demande s’il pourra résister à la pression du buteur. La seconde est aussi cruciale : Kaka va-t-il confirmer dans ses combinaisons avec Luis Fabiano et Robinho face à une défense oranje digne d’unee mimolette mal conservée : dure et trouée.

Too fast, too furious

Dès les premières minutes, les éternels adversaires se frottent avec le client Van Bommel et un Daniel Alves toujours dans les bons coups.

Dans les cinq premières minutes, les Pays Bas sont placés assez haut et tentent d’étouffer le Brésil. Les quelques premières combinaisons brésiliennes laissent augurer la souffrance que va endurer la nation orange.

A la 7ème minute, Juan récupère le ballon assez haut et sert Alves, signalé hors-jeu, le joueur de Barcelone sert Fabiano qui passe le ballon à Robinho devant le but vide.

Source :

Deux minutes plus tard, Robinho est lancé dans la profondeur par Melo et passe dans un trou laissé par Ooijer. Il marque d’un plat-du-pied sécurisé sur la gauche de Stekelenburg. Le score est logique et n’annonce rien de bon pour les Néerlandais qui prennent l’eau.

D’ailleurs, ils commencent à faire des fautes et déjà, à la 13ème minute, Heitinga manque d’être sanctionné d’un carton rouge pour un coup de pied à Luis Fabiano.

Dans leur organisation offensive, Kuyt récupère souvent le ballon sur son aile mais n’est pas un grand centreur, comme à la 15ème où Van Bommel ne parvient pas à la récupérer. On sent que l’équipe s’appuie beaucoup sur Robben ou sur les coups de pieds arrêtés. Dans la foulée, Bastos commet une faute sur le joueur du Bayern mais Van Persie vendange le coup-franc. Peu à peu, le match s’envenime dangereusement et l’arbitre va devoir se faire respecter, il peine à sortir les cartons.

Les défenseurs brésiliens sortent très bien sur les attaquants hollandais, notamment Van Persie qui souffre toujours autant dans son rôle de pivot. Il tente de décrocher mais sans succès. De manière générale, l’attaque hollandaise peine toujours à s’organiser et ne trouve pas les intervalles.

A la demi-heure de jeu, les Pays-Bas se font littéralement passer dessus par le rouleau-compresseur brésilien.

Il faut d’ailleurs attendre la 29ème minute pour voir la désespérante première tentative France Telecom de Robben qui repique et tente sa frappe contrée par l’étau Juan – Lucio. Dans la foulée, une splendide construction commence par Robinho qui transmet pour la talonnade de Luis Fabiano vers Kaka. L’ancien ballon d’or enroule son ballon mais le magistral Stekelenburg sort la balle. Les Brésiliens pourront regretter cette occasion même s’ils ne montrent rien de bien probant. D’ailleurs, à la 33ème minute, une action va faire la preuve de la force collective hollandaise : Robben tente une combinaison illisible sur corner mais celle-ci n’est suivie par personne (peut-être parce qu’ils ne l’ont pas comprise).

A la fin de cette mi-temps, le match est terriblement haché par les fautes. L’engagement positif est brésilien et l’engagement négatif est hollandais, d’un côté le jeu, de l’autre les fautes.

Les nerfs de la guerre

Au retour des vestiaires, le Brésil semble bien parti mais n’a pas creusé l’écart, ce qui fait qu’il s’expose à une égalisation néerlandaise. Cependant, on ne voit pas comment les Oranjes vont se réorganiser pour apporter de la cohérence à leur jeu. Pas de changements des deux côtés en tout cas. Au début de la seconde période, Robben continue dans sa solitude et ne parvient toujours pas à créer l’exploit. Les fautes continuent avec Van Der Wiel qui sera suspendu au prochain match suite à une simulation inutile.

Le jeu continue lui-aussi d’être désorganisé avec Van Persie qui décroche et Kuyt qui soutien Robben a droite ce qui fait que l’équipe hollandaise manque le dernier geste. Les Pays-Bas sont désorganisés.

Tandis qu’au Brésil, tout semble calme…anormalement calme.

A la 52ème , Julio Cesar, gêné par Felipe Melo, se troue sur un centre de Sneijder. Ce but improbable dû à une erreur défensive brésilienne

Source :lequipe.fr

arrive totalement contre le cours du jeu et bouleverse le match.

Dès lors, les Auriverdes sont dans une situation délicate où, suite à une erreur, ils sont dans une position de doute. Evidemment, les Oranjes prennent le jeu à leur compte dans cette période et prennent le dessus mentalement sur le Brésil. Ils pressent beaucoup plus haut et ont davantage de mordant sur les contacts.

Les imprécisions commencent à se faire sentir côté brésilien et leur jeu perd en spontanéité. A la 65ème , Kaka ne parvient pas à sauver son équipe suite à un contrôle de la poitrine avec frappe enchaînée mais le ballon passe de peu à côté.

Et deux minutes plus tard, les Pays-Bas tuent le match sur l’un de leurs points forts : les coups de pieds arrêtés. Le corner de Robben est dévié par Kuyt pour Sneijder qui marque à bout portant. A 2-1, les Pays-Bas ont bien l’intention de garder ce score. Cependant, ils compensent leurs lacunes défensives en hachant le jeu, ce qui énerve les brésiliens. Quelques minutes plus tard Felipe Melo piétine Robben et se fait expulser.

Source :lequipe.fr

Même si la décision est logique, l’arbitre est totalement dépassé par les actions et sort les cartons quand cela lui chante. Il n’y a aucune cohérence dans les sanctions. Van Bommel va être le principal bénéficiaire de cette largesse. Multipliant les fautes jusqu’à la fin du match, il ne reçoit pas son deuxième carton jaune logique qui redonnerait une égalité numérique à ce match.

Le Brésil craque mentalement et ne parvient plus à avoir la percussion qui les caractérisait. Ils terminent ce match dans le désespoir et pouvaient à plusieurs reprises prendre ce troisième but par manque total de combativité.

A Rio, le silence doit régner après cette défaite malheureuse alors que la musique a retentit pendant les 45 premières minutes.

Les Pays-Bas se retrouvent donc en demi-finale face au vainqueur de Uruguay – Ghana, ce qui nous donne un finaliste surprise.

Décidément, cette Coupe du Monde reste pleine d’incertitudes, de surprises et de destins tragiques…du sang, de la sueur et des larmes.

Victoire par panne d’essence

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 29 juin 2010

La première fois peut faire mal…

Source :orange.fr

Ce match est marqué par un événement historique qui risque de glacer les deux formations : jamais le Paraguay ni le Japon n’ont atteint les quarts de finale de la Coupe du Monde. On s’attend donc à deux équipes prudentes et appliquées qui se contenteront davantage d’un 0-0 que d’une défaite.

Et pourtant, pour ce match à très gros enjeu, le coach paraguayen a réservé à ses adversaires une surprise tactique assez osée : un 4-3-3 très offensif avec Santa Cruz et Benitez sur les côtés, Barrios pointant dans l’axe. En l’absence de Contreras, suspendu, Gerardo Martino fait confiance a Ortigaza pour stabiliser le milieu de terrain.

Nullement impressionné par l’idée d’une qualification, il compte donc bousculer d’entrée cette formation nippone d’ordinaire très en place et procédant en contres. Takeshi Okada a d’ailleurs renouvelé le onze de départ des groupes et se prépare à un nouveau match sur le même schéma. Les Japonais ne semblent pas avoir peur d’attendre le bon moment pour marquer.

Pronostic de l’inspecteur Derrick : 0-0 et épisode dans la foulée par lassitude.

Honda contre Vega

Le premier quart d’heure ne fait nullement mentir ce constat tactique et ressemble à un combat du nouveau Street Fighter entre celui qui se protège et celui qui teste ses coups…rien de bien alléchant.

Comme ils l’avaient fait en groupe, les Japonais laissent d’abord les reines du match à l’équipe adverse, histoire de tester les forces en présence. De leurs côtés, les joueurs paraguayens découvrent ce nouveau système et revoient leurs automatismes.

Source :lequipe.fr

Une fois ce premier quart d’heure de rodage passé, les rouges et blancs passent enfin à l’attaque par Barrios. Servi dos au but à l’entrée de la surface côté gauche, il dépose Nakazawa d’un contrôle orienté et frappe à bout portant sur Kawashima qui repousse le ballon.

Dans la foulée, le Japon par l’intermédiaire de Matsui envoie un missile sol-air aux vingt-cinq mètres qui s’écrase sur la barre d’un Vilar quasiment lobé. L’occasion est belle mais elle montre également les difficultés qu’ont les Japonais à entrer dans la surface adverse…ce qui ne les a jamais empêchés de gagner.

Le rythme s’intensifie mais ce tir de semonce nippon a montré aux Sud-Américains qu’ils devaient se méfier. De fait, ils prennent leur temps et gardent la possession de balle, évitant ainsi de concéder un coup franc meurtrier.

Les Japonais, de leur côté, feraient mieux d’éviter les corners, chasse gardée du grand (par la taille) Santa Cruz. La preuve à la 28ème minute où il s’illustre du pied droit après un second centre de Morel, mais tire à côté.

Dans le dernier quart d’heure, et puisque le Paraguay ne semble pas si dangereux, le Japon se découvre. Honda commence son travail de pointe mouvante et les ailes se déploient. Le talent à la teinture rousse et au nom de moto (ce qui fait bien rire TF1) déclenche sa première frappe à la 40ème minute mais celle-ci passe très près du but de Vilar.

Endo aura deux coups-francs dans ce labs de temps, mais ils ne donneront rien de bien probant, à chaque fois repoussés par la garde rouge et blanche.

Un double Tetris !

En deuxième mi-temps, la défense japonaise commence à se distendre face à l’écartèlement du jeu paraguayen. Mais ils se fatiguent à force de ne pas trouver la faille et doutent au fil du temps. Les Japonais continuent d’attendre, sûrement dans le but de

Source : RMC.fr

fatiguer les adversaires. Takeshi Okada dévoile peu à peu sa stratégie : emmener le Paraguay vers un long voyage. Les deux équipes s’illustrent sur corner (Riveros 59ème, Tanaka 62ème) mais ne parviennent pas à marquer.

Au fur et à mesure, les organismes fatiguent et les Paraguayens semblent logiquement les plus touchés. Ils multiplient les coups-francs dans la boite depuis le rond central et ne construisent plus que par vagues creuses.

Malheureusement, les Nippons paraissent eux aussi éprouvés et ne trouvent plus les gestes justes dans leurs actions.

Par intervalle, les deux équipes avancent comme des carrés de Tetris mais ne trouvent pas les bons emplacements pour combiner, s’entrechoquant à grands renforts de fautes.

A la 80ème, ça sent déjà les tirs aux buts. Okada n’a fait qu’un changement, Martino en a fait deux, se tournant encore et toujours vers l’offensive avec l’arrivée de Baretto à la place d’Ortigaza. Quant au coach japonais, il ne tarde pas à faire rentrer Nakamura à la place de Abe pour imiter son homologue.

Source :orange.fr

Le reste du match se déroulera prudemment, les deux équipes ne voulant pas perdre l’occasion de marquer l’histoire sur une erreur.

Nous n’avons donc pas grand-chose à se mettre sous la dent des deux côtés et d’ailleurs les commentateurs eux-mêmes ont du mal à enflammer ce match qui s’arrête dans l’indécision générale.

Pendant ce temps-là, notre ami Horst Tappert tente d’appeler France Télévisions pour signaler qu’il est prêt à prendre le relais…mais sans succès.

A l’usure du cuir…et de la télévision.

Le Japon lance la deuxième phase de son plan : accélérer le jeu dès le début de la prolongation. Cependant, on sent bien que les deux formations perdent en intensité et en précision, tant sur le plan défensif qu’offensif. Le Japon se trouve d’ailleurs pris à son propre piège et recule.

Les attaques paraguayennes sont toutefois molles et confuses, à l’image de la tête de Barrios à la 94ème, du duel perdu par Valdez contre Kawashima à la 96ème et ce but tout fait à la 100ème où tous les attaquants guaranis se tiennent par la main dans la surface avant de mettre un high kick au ballon, qui passe lamentablement au-dessus.

Seul danger provoqué par les Nippons, un coup franc croisé de Honda presque coupé par Nakazawa à la 98ème.

A la 105ème, Okada fait son troisième changement pour apporter un peu plus de jus devant : Tamada remplace Okubo.

Quelques minutes plus tard, Mr De Bleeckere commet sa première faute d’appréciation lorsqu’il n’accorde pas un coup-franc aux Japonais à l’entrée de la surface pour un tacle assassin, préférant même retourner sa décision en faveur des Paraguayens au lieu de revenir à la première faute. A cette minute, cette décision prend un caractère crucial. En effet, les coups de pieds arrêtés restent les seules solutions pour marquer tant la construction de jeu piétine des deux côtés.

Mais les Japonais ont quelques friandises dans leurs paniers, ils manquent de tuer le match sur un centre d’Okazaki qui efface Vilar…mais ne trouve personne.

Malgré quelques occasions, cette deuxième période ouvre la voie à la première séance de tirs aux buts de cette Coupe du Monde 2010.

Adieu, monde cruel…

La séance de tirs aux buts se lance pour un moment historique :

Baretto place son tir dans le coin droit du but de Kawashima qui avait plongé du bon côté.

Endo prend à contre-pied Vilar sur son côté gauche.

Barrios met un beau plat du pied à ras du poteau de Kawashima qui effleure pourtant le ballon.

Hasebe met un joli tir en force côté droit, juste au-dessus de Vilar.

Riveros prend à contre-pied Kawashima qui plonge du mauvais côté pour la première fois.

Komano prend deux pas d’élan pour frapper la balle en pleine transversale. Avantage au Paraguay !

Source :lequipe.fr

Nelson Valdez permet à son équipe de faire le break en menant 4 à 2.

Honda place la balle au centre de la cage et offre un sursis à ses coéquipiers.

Cardozo tire sans pression et trompe Kawashima pour la victoire du Paraguay qui accède aux quarts de finale.

Le Japon quitte cette Coupe du Monde, tout comme la Corée du Sud, mais peut être fier de son parcours.

Le Paraguay a donc marqué cette histoire et rejoint l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay. L’équipe pourra retrouver Contreras mais elle ne se réjouit pas pour autant.

La finale de 2006 s’était terminée aux tirs aux buts, tout comme le huitième de finale entre l’Ukraine et la Suisse. En quarts de finale, l’Ukraine s’était inclinée contre l’Italie championne du monde 3-0. On peut dire que ce destin ne favorise pas le Paraguay qui marque l’histoire mais sort également marqué physiquement par la confrontation. A l’inverse, l’Espagne et le Portugal espéreront marcher sur les pas de la Squadra version 2006.

Source :orange.fr

Nous vous disons donc à ce soir sur la Tribune du Sport, en espérant que l’inspecteur n’ait pas d’autres enquêtes à faire !

Un quart qui repasse…

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 29 juin 2010

La marée noire du jeu total

Source :noxblog.com

Les oranges, qui ont réalisé le carton plein lors de la phase de poules, arrivent sur le terrain avec une confiance mâtinée de doutes. En effet, même s’ils ont dominé un groupe à leur portée dans lequel ils sont suivis par le Japon, les Hollandais n’ont pas ébloui la planète football de leur jeu total. Dans un style plus mesuré, l’équipe managée par Bert Van Maarwijk gagne sans vraiment briller. Individuellement, certains joueurs trouvent leur pic de forme comme Sneijder, Robben ou l’étoile du banc Elia. Mais d’autres peinent comme Van Persie et « V2 » Van der Vaart. En revanche, le collectif ne paraît pas assez rodé et l’équipe manque de cohésion. La défense également laisse planer quelques incertitudes qui ne datent pas d’hier.

Quoi de mieux qu’un match contre les salutaires Slovaques pour contrer ce vieux signe indien des phases finales. Cet effectif de onze rocs qui a ébranlé le colosse aux pieds d’argiles italien paraît trop lent, stéréotypé et inexpérimenté pour inquiéter la formation orange. Il faut néanmoins se méfier du petit européen qui a faim de bonus tant cette place en huitièmes de finale est déjà un exploit.

Dès le début du match, les Hollandais prennent le jeu à leur compte…mais sans pour autant montrer de la finesse dans la construction. Ils peinent à combiner et s’en remettent aux talents individuels de chacun. VP existant davantage en pivot qu’en pointe et Kuyt travaillant dans l’ombre, les Pays-Bas préfèrent s’en remettre à Sneijder et Robben pour concrétiser. Aucun hasard ne vient donc expliquer le fait que ces deux joueurs soient les deux buteurs du match côté Orange.

La circonstance du premier but est classique : le Bavarois, lancé en profondeur côté droit, repique vers l’entrée de la surface, et malgré la présence de trois défenseurs qui le suivent comme des zombies, parvient à expédier une frappe tendue du gauche à ras de terre, premier poteau, qui trompe Mucha. On a souvent vu Robben n’en faire qu’à sa tête, mais il est évident que personne ne lui en voudra cette saison (18′).

Pour le reste, les Hollandais peinent dans un 4-3-3 où l’on ne comprend pas grand chose. A force de

Source :lequipe.fr

laisser ces talents s’exprimer, Van Maarwijk les laisse s’arranger entre eux sur le terrain et cela ne fonctionne pas toujours. Kuyt a une emprise physique sur le jeu mais ne l’accélère pas, de l’autre côté Robben est le seul joueur véritablement percutant, éclipsant un VP réduit à une place de pointe cassée. Enfin, l’ovni Sneijder organise le tout selon le rythme de chacun et se retrouve souvent effacé. En quelques mots, l’équipe ne trouve pas la combinaison optimale pour gagner.

Ils vont bien réussir à marquer un deuxième but sur une sortie mexicaine de "Mucha libre" à qui il ne manquait plus que le masque, mais ne trouveront pas en ce but de Sneijder dans les cages vides une grande réjouissance, sinon la passe inspirée de Kuyt (84′).

Concernant la défense, il convient de disséquer la première occasion slovaque de la partie, survenue à la 68ème : Vittek récupère un ballon en pivot et se retrouve face à Stekelenburg pour lui tirer dessus comme un chasseur sur l’ours piégé.

Si l’on regarde l’action du point de vue de la défense hollandaise, on s’aperçoit que Van bronkhorst monte sur le porteur du ballon presque dans le rond central, puis De jong se retrouve en position de défenseur central essayant d’intercepter le ballon au lieu de rester sur Vittek. Pendant ce temps-là, on retrouve Heitinga sur le coté droit et Matijsen planté comme un piquet a deux mètres de l’action. Résultat : chacun joue où il le sent.
Les latéraux ne viennent jamais appuyer l’attaque et sont assez inexistants défensivement, ce qui finit par se voir au fil du match.

D’ailleurs, sur cette fin de partie, Vittek va montrer à quel point cette défense est perméable en la perçant une nouvelle fois, provoquant le penalty qui lui permet de rejoindre Higuain au classement des meilleurs buteurs avec quatre réalisations (90+4′).

Le jeu total se caractérise le plus souvent par un bloc uni et soudé qui attaque ensemble et défend ensemble (ou ne défend pas). Ici, le jeu total se résume à des actions personnelles et à une désorganisation générale. Les Pays-Bas pourront néanmoins s’appuyer sur leurs quelques individualités de qualités pour espérer continuer dans ce tournoi.

Le Brésil est chaud, le Chili est cramé !

Tout le contraire se trame dans ce second huitième de finale entre le Brésil et le Chili qui a lieu lundi. Pourtant, les Brésiliens semblaient en dessous de leur rendement et les chiliens surprenants. Mais Dunga a prévu quelques surprises de taille au milieu de terrain avec deux torpilles nommées Daniel Alves et Ramires. Ce dernier est à son poste mais le latéral de Barcelone connaît ici une reconversion remarqualbe. Ce surplus de vitesse au milieu de terrain éclipse un Felipe « Molo » qui a déjà fait son temps. Il faut croire que ce petit changement était le point d’accroche entre solidité défensive et démonstration d’attaque.

Les cinq premières minutes vont d’ailleurs aller dans le sens des piments rouges qui attaquent sans grande efficacité mais avec une volonté sans comparaison.
Cependant, on remarque vite que les Brésiliens regardent cette équipe avancer avec une certaine tranquillité. Sûrs de leur force, ils attendent le bon moment pour ouvrir le compteur et faire monter la température. Ce moment sera un corner, c’est-à-dire la marque des grandes équipes…défensives. A la réception de ce corner frappé côté droit par Maicon, le défenseur de la Roma Juan s’impose dans les airs au second poteau et catapulte le ballon sous la barre d’un puissant coup de tête (34′).

Dès lors, tout va s’enchaîner pour un Brésil rodé collectivement, qui prend du plaisir et qui ne manque pas de pépites individuelles. Elle nous montre avec brio (tout comme l’Allemagne) ce qu’un 4-3-3 bien organisé (et non un 4-2-3-1 tout pourri à l’italienne ou à la française) peut produire comme football. La

Source :lequipe.fr

preuve avec cette action d’école qui survient à la 38ème, soit quatre minutes après le premier but : Robinho déborde côté gauche et sert Kaka à l’entrée de la surface. Le Madrilène dévie astucieusement le ballon en profondeur sur la droite dans la surface pour Luis Fabiano qui dribble Bravo et marque du droit dans le but vide.

Précis dans les combinaisons et individuellement, cette équipe trouve un rythme de champion du monde en menant 2-0 à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, ils prennent leur temps pour reconstruire face à une équipe chilienne qui se casse les dents contre le mur jaune. Lucio et Juan sont impériaux dans leurs interventions, Maicon et Bastos toujours dans le tempo et Gilberto Silva n’hésite pas à revenir. Le Chili, de son côté, est aussi imprécis derrière que devant, et cette équipe reflète bien les insuffisances Oranjes évoquées plus haut, sans toutefois comporter dans l’effectif un joueur du talent de Robben.

Source :lequipe.fr

A l’heure de jeu, le troisième but vient logiquement après une belle inspiration de la révélation Ramires : il intercepte une passe chilienne sur la ligne médiane, remonte le terrain dans l’axe jusqu’aux 18 mètres avant de servir Robinho sur la gauche. Sans contrôle, il marque d’un tir tendu du droit (59′).
Sur les deux actions, on peut noter un Robinho décisif (et pourtant critiqué) mais aussi un Kaka qui commence à trouver son rythme et un Fabiano efficace.

Au final, cette équipe qui monte en puissance au fil des matchs sera difficile à stopper et on imagine mal les Hollandais se métamorphoser en machine collective à défendre puis contre-attaquer. Mais qui sait ? Peut-être la force individuelle des Robben et Snejder suffira-t-elle ! Encore faudrait-il que la défense orange muscle son jeu.

Justice rendue, votre honneur !

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 23 juin 2010

Faites vos jeux…

Source :lecitre.fr

Le premier match des Américains avait démarré par une situation mal engagée mais s’était terminé sur un happy end du destin et la main savonneuse du gardien anglais Green.

Le second contre les Slovènes avait également mal démarré avec deux buts encaissés mais les joueurs de Bob Bradley avaient su recoller au score…avant de marquer un troisième but injustement refusé. Avant ce match contre l’Algérie, les Etats-Unis ne comptaient que deux malheureux points alors qu’ils auraient pu en avoir quatre.

De son côté, l’Angleterre avait donc joué de malchance avec Green avant de peiner inexplicablement contre l’Algérie. Ils avaient également deux points.

Quant aux Fennecs, ils avaient eu à affronter le sort avec une faute de leur gardien Chaouchi. Ils perdaient ainsi 1-0 contre une Slovénie désespérante à regarder. Ils faisaient ensuite match nul avec les Anglais, et ne disposaient que d’un petit point.

Pour finir, les leaders de ce groupe étaient ces Slovènes qui profitaient de ces coups de pouces du destin contre l’Algérie et les USA pour se présenter avec quatre points au lieu d’un.

Les enjeux de cette dernière journée sont ainsi posés : l’Angleterre doit absolument gagner, de même que les USA ou l’Algérie. La Slovénie peut s’en sortir avec un nul.

Comme un bon film hollywoodien

Décidément, le sort semble jouer des tours aux USA avant ce match contre l’Algérie puisque la faute d’arbitrage contre la Slovénie les a privés d’une victoire capitale et leur a offert un nul qui les met en danger.

D’autant que, dès la vingtième minute, l’histoire va tristement se reproduire pour les USA. Au terme d’une

Source :lequipe.fr

partie de billard dans la défense algérienne, Gomez ouvre le score ! L’arbitre juge qu’il était hors-jeu… à tort. L’attaquant américain était sur la même ligne que Halliche.

Trois minutes plus tard, les Anglais ouvrent le score face à la Slovénie par Jermain Defoe, l’oublié du coaching Capello depuis le début de ce tournoi.

A cet instant, la Slovénie est qualifiée sur un malencontreux concours de circonstances : même défaite, elle bénéficie du 0-0 entre les USA et l’Algérie et finit deuxième.

Ainsi, la rencontre entre l’Angleterre et la Slovénie va se bloquer à ce score de 1-0 qui permet à l’Angleterre de mener le groupe et à la Slovénie de se qualifier.

Tous les yeux se tournent alors vers ce choc très disputé entre les mal classés. A l’exercice de marquer des buts, les Algériens ne sont pas très compétents et n’ont pas fait trembler les filets depuis sept matchs. Il va donc être difficile pour eux de marquer deux buts et cela se sent. Toujours autant d’imprécision dans les derniers gestes malgré de belles constructions amenées par Ziani, Yebda ou Djebbour. Ce dernier a d’ailleurs failli ouvrir le score dès la cinquième minute mais sa frappe vient s’écraser sur la barre de Tim Howard.

Source :lequipe.fr

Les Américains aussi vont peiner dans le dernier geste, à l’image d’Altidore et de Donovan qui ont tous deux le but ouvert mais se gênent à la 38ème minute. Pour le reste, les Algériens peuvent être fiers de leur gardien M’Bolhi qui a sauvé de nombreuses fois ses coéquipiers d’un découragement prématuré.

Mais à la 90ème minute, alors qu’un sombre destin se profile pour des Américains si méritants, Donovan parvient, sur une action de contre attaque en supériorité numérique, à libérer les siens et à mener son équipe, non seulement à la victoire, mais à la tête du groupe.

Quels espoirs ?

Les Algériens n’ont pas marqué lors de ce Mondial et n’ont donc pas de raison de connaître un autre destin.

La Slovénie a bénéficié d’un dénouement houleux face aux USA et ne font que payer ce match nul écran.

Les Anglais, à l’image des Italiens s’ils se qualifient, n’ont pour l’instant rien montré de probant. Mais la titularisation de Defoe peut apporter la touche de percussion et de vitesse qui manquait à cette Albion. Peu importe l’adversaire, il faudra jouer un autre jeu que celui-là.

Enfin, les Américains ont du cœur, et ils l’ont montré. Ils vont en avoir besoin pour vaincre le Ghana probablement, à moins que ce ne soit l’Allemagne…ou même la Serbie. Réponse ce soir.

Le groupe C

Le samedi 12 juin 2010

Angleterre – Etats-Unis (1-1) : résumé.

Le dimanche 13 juin 2010

Algérie – Slovénie (0-1) : résumé.

Le vendredi 18 juin 2010

Slovénie – Etats-Unis (2-2) : résumé.

Le samedi 19 juin 2010

Angleterre – Algérie (0-0) : résumé.

Le mercredi 23 juin 2010

Slovénie – Angleterre (0-1)

Etats-Unis – Algérie (1-0)

Le classement

1 – Etats-Unis, 5 pts (+1)

2 – Angleterre, 5 pts (+1)

3 – Slovénie, 4 pts (0)

4 – Algérie, 1 pt (-2)

La valise en carton

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 22 juin 2010

Source :lequipe.fr

Avec Torres, Sans Iniesta

Dans le monde merveilleux de Vicente Del Bosque, il manque toujours un invité. Torres était rentré, un brin boiteux et un peu tard face à la suisse. Ici, il est titulaire en pointe mais laisse sa place sur le banc des convalescents à Andres Iniesta, l’un des nombreux habitués de l’infirmerie rouge et jaune.

En même temps, après la déconvenue suisse, Del Bosque se devait d’offrir un autre visage à son équipe. Même si l’ossature Xavi, Xabi, Sergio reste une référence, on retrouve le Tanguy de ce groupe, Jesus Navas, positionné côté droit à la place de Silva et « Jean-Pascal » Villa excentré à gauche (ce qu’il fera peut-être au barça…)

Je prends deux secondes pour parler du Honduras, qui sera très peu évoqué dans cet article, tout comme Iker Casillas, exemplaire dans l’art de compter les étoiles. L’équipe tropicale, que je considère encore comme l’une des plus faibles de ce Mondial, comporte géographiquement de nombreux îlots. Parcelles auxquelles il faudra dorénavant ajouter l’îlot Suazo, seul au milieu d’un courant rouge et d’une mélasse blanche de 9 joueurs. Je ne dis pas pour autant qu’il est au-dessus de ses partenaires mais, seul devant, il ne peut pas s’en sortir.

David contre David

Ce petit Poucet va donc chercher à se délivrer des griffes d’un champion d’Europe qui a tout à prouver après la défaite malencontreuse face à la Suisse. D’ailleurs, ce match démarre sur les chapeaux de roue avec une (nouvelle) erreur d’arbitrage (décidément, ça me rappelle 2002…). Figueroa touche le ballon de la main suite à un centre sombrero de Torres dans la surface sans que personne ne s’en soucie.

Dans les deux minutes qui suivent, le joueur déterminant de ce match va faire parler de lui. Il s’appelle aussi David mais fait figure ici de Goliath. David Villa donc décoche une frappe peu académique mais puissante qui vient s’écraser sur la barre d’un Valladares encore une fois complètement perdu.

Une action de ce premier quart d’heure va montrer le doute dans la défense espagnole ainsi que la lenteur industrielle des agriculteurs honduriens. Espinoza met une balle en cloche (que l’on appellera centre pour l’occasion) dans la surface, Suazo tente de courir pour aller la chercher mais il est plus lent que Casillas, pourtant sorti en retard. Autour de l’îlot, les défenseurs espagnols ont préféré regarder.

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Mais le David le plus intenable de la planète football va nous servir une action qui se classe au top 10 des buts de ce tournoi : contrôle, fixation, double contact qui élimine deux joueurs puis crochet extérieur sur le troisième pour aller enrouler un ballon à droite du but de Valladares. Tout simplement somptueux. 1-0 (17ème).

Après ce but, on se dit que les Espagnols vont enfoncer le clou et mettre une valise à des Honduriens si apathiques. Ce sera pourtant le score à la mi-temps de ce match.

La faute à qui ? Encore et toujours à ce Toché stérile qui commence à inquiéter la planète football.
A toujours vouloir faire le jeu et le spectacle, l’Espagne oublie qu’il faut se procurer des occasions et marquer…surtout dans une situation où la différence de but peut jouer en leur faveur. Pas aidée par un Torres qui garde sans cesse un œil sur l’infirmière, de peur qu’Iniesta ne s’en empare, l’attaque espagnole reste très timorée.
En défense, rien à signaler. Et côté hondurien, le campement est posé, il ne manque que le barbecue.

Adjugé Villa ?

En deuxième période, l’entrée de Welcome à la place d’Espinoza met un peu plus de poids dans ce troupeau de laboureurs qu’est le Honduras, sans grand résultat.

Cinq minutes après le coup d’envoi de cette seconde partie, David Villa, encore lui, va faire parler la

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poudre. Servi par Jesus Navas, Villa décoche une frappe aux portes de la surface qui, déviée par un sabot hondurien, finit dans les filets de Valladares. 2-0 (53ème).

Alors là, c’est parti ! L’Espagne va enfin montrer qu’elle peut envoyer un message fort au Portugal. Pas du tout. Il est vrai que cette Roja est plus percutante, mais elle manque cruellement d’efficacité.

Cependant, le sort va tenter de les aider. Jesus Navas est crocheté dans la surface par Izaguirre : pénalty. David Villa a l’occasion de mettre ce troisième but, qui compte tant pour le goal average que pour son compteur personnel. Il est encouragé par le Madrilène Sergio Ramos, comme s’il manquait de confiance. Il s’élance et met ce pénalty à côté (62ème).

Dès lors, et de manière inexpliquée, les Honduriens vont tout mettre en œuvre pour ne pas encaisser ce troisième but, pour sauver leur honneur alors qu’ils sont déjà éliminés.

Fabregas, qui a remplaçé Xavi à la 66ème, se met en valeur une minute plus tard. Lancé en profondeur, le protégé d’Arsène devance la sortie du gardien, redresse sa frappe mais la balle est sauvée sur la ligne par Chavez.

A la 81ème, David Villa, qui court toujours après son troisième but, tente sa chance à l’entrée de la surface mais se fait contrer par Figueroa.

Cinq minutes plus tard, le même Villa arme une frappe à bout portant stoppé par un superbe tacle in extremis de Mendoza.

Au final, les Espagnols mènent de deux buts et devront s’assurer leur qualification face à des Chiliens pas faciles à manœuvrer. De leur côté, les honduriens ont encore un troisième match à jouer…pour aider l’Espagne.

Le groupe H

Mercredi 16 juin 2010

Honduras – Chili (0-1) : résumé.

Espagne – Suisse (0-1) : résumé.

Lundi 21 juin 2010

Chili – Suisse (1-0) : résumé.

Espagne – Honduras (2-0)

Le classement

1 – Chili, 6 pts (+2)

2 – Espagne, 3 pts (+1)

3 – Suisse, 3 pts (0)

4 – Honduras, 0 pt (-3)

Une honte en trois couleurs !

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 21 juin 2010

L’incident Anelka

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Mi-temps du match France – Mexique. Le score est de 0-0 et rien n’est encore joué. Très logiquement, Raymond Domenech fait des reproches à Nicolas Anelka qui refuse de jouer au poste qui lui est alloué dans le dispositif. Il espère que son joueur se remette en question dans ce moment de danger. En réponse à ces reproches, « Nico » ne trouve rien de mieux que de lâcher à son sélectionneur une poignée d’insultes désormais célèbres. En conséquence, Raymond Domenech remplace Nicolas Anelka.

En analysant cet incident, on se rend vite compte que le plus surprenant ne vient pas du fait que l’attaquant de Chelsea profère des insultes. Après tout, nous sommes habitués depuis quelques années aux esclandres de ce grossier personnage. Ce qui étonne davantage, c’est que Raymond Domenech ne prenne pas une décision plus radicale. Devant toute l’équipe, Nicolas Anelka vient de le désavouer et de contester sa crédibilité. Selon l’une des versions officielles, Domenech aurait laissé le joueur parler sans réagir et continuer sa causerie de mi-temps. Mais quelle plaisanterie !

A cet instant, le sélectionneur le plus détesté des français a craqué mentalement en se laissant insulter. De fait, il a perdu toute emprise sur le groupe. Il n’a pas pris l’initiative de faire ce que la décence aurait dicté : l’exclure tout de suite du groupe.

En son temps, c’est-à-dire en février 2003, Sir Alex Ferguson avait jeté un crampon au visage de David Beckham sur un coup de sang après un match perdu contre Arsenal. Ce geste ne peut être excusé mais il montre la force d’un entraîneur vis-à-vis du groupe. On peut aisément penser qu’un Guy Roux, un Marcello Lippi, voire la majorité des entraîneurs, ne se seraient pas laissé salir de cette façon.

Si seulement l’affaire s’était arrêtée là…mais cet incident a été divulgué dans la presse, exposant en plein jour le climat d’un groupe catastrophique.

Un cluedo ridicule

Qui est le « traître » ? Telle est l’obsession de l’équipe de France transmise par son nouveau capitaine, Patrice Evra, alors que l’équipe de France se tient aux portes du fiasco. Il

Source :lequipe.fr

n’est plus question de parler des performances médiocres de la sélection, ni même de l’ambiance délétère qui y règne. Anelka aurait dû devenir un symbole de cet échec, il en devient le martyr. L’équipe de France qui semble unie derrière son capitaine cherche le coupable de cette fuite dans la presse. A aucun moment, ils ne tiennent Anelka pour responsable d’un emportement inacceptable. Au contraire, ils l’excusent et veulent rétablir son honneur en retrouvant le traître. Et que se passera-t-il une fois le traître identifié ? Les Bleus vont se mettre à jouer au ballon comme des dieux ? Evidemment !

Que dire du respect porté à l’égard du sélectionneur que personne ne considère ? Nous ne sommes pas loin de constater qu’il n’est pas grave d’insulter Raymond Domenech. Ce qui compte, c’est de retrouver celui qui a dénoncé Anelka. A l’image de gamins qui, au lieu de plaindre celui qui a été frappé, cherchent celui qui a passé le mot au professeur, les joueurs de l’équipe de France se fourvoient comme jamais dans l’histoire du football. Et encore, la comparaison est bien légère tant ce type d’événements se produit également dans certaines organisations criminelles ou la balance est exécutée pour que le criminel n’aille pas en prison. En quelque sorte, il faut ici éliminer le témoin gênant.

La comparaison avec des gamins reste plus pertinente car le type d’organisation criminelle dont je parle, c’est-à-dire la mafia, réussit toujours à gagner et n’insulte jamais son chef.

Le vrai visage de Domenech

Source :lequipe.fr

Raymond Domenech a été considéré comme un mauvais sélectionneur, tant sur le plan de la communication que dans le domaine du coaching. Devant les journalistes, il passait son temps à fuir les questions tout en laissant transparaître une certaine force arrogante. Lorsque ses choix étaient discutés, il arrivait toujours à trouver une réponse. Malgré tout, on le considérait comme un homme capable de gérer un groupe. Il a été maintenu car il laissait transparaître une confiance en lui et en ce groupe France.

A la lumière des nouveaux événements, un autre visage qui pourrait être son vrai visage a été dévoilé : Raymond Domenech n’est pas un leader, c’est un faible. Tout ce cinéma de Domenech visait à cacher une tare monumentale…et ce n’est pas si étonnant.

Déjà en 2006, certaines rumeurs faisaient état d’un putsch organisé par Zinedine Zidane et considéraient le numéro 10 de l’équipe de France comme le vrai meneur du groupe. Encore aujourd’hui, l’ombre de Zizou plane sur tout ce scandale, notamment à propos de l’éviction de Gourcuff du 11 majeur.

Au passage, il convient d’écarter toute récupération de l’incident Gourcuff par des illuminés d’extrême-droite visant un lobby musulman en équipe de France. Vikash Dhorasoo laissait lui-aussi entendre sur Twitter qu’il payait les pots cassés car il n’était ni noir, ni musulman, ni moche…ce genre de déclarations est tout aussi inacceptable. On comprend à la lumière de ce qui se passe depuis deux jours que si Zinedine Zidane est intervenu (ce qui n’est pas avéré), ou même si Ribery et Anelka se sont permis de persuader le sélectionneur, c’est qu’ils en avaient la possibilité.

Raymond Domenech a donc laissé (encore une fois) les joueurs composer l’équipe à sa place. De fait, les joueurs n’en faisaient qu’à leur tête sur le terrain. Mais il l’a fait par faiblesse, parce qu’il ne parvient pas à se faire entendre dans un groupe ou certaines fortes personnalités le supplantent naturellement. Raymond Domenech a également accepté le cirque de ses joueurs concernant son altercation avec Nicolas Anelka. Jamais il n’a contesté cette recherche du traître, ni même condamné les propos de Nicolas Anelka.

Pire encore, il a accepté de lire le communiqué des joueurs concernant leur grève d’entraînement en soutien à Nicolas Anelka. Seul Robert Duvergne a eu le courage de marquer son mécontentement. Lui a préféré rester silencieux, ne montant même pas dans le bus au retour de cet entraînement fantôme. Autre effet boule de neige : Jean-Louis Valentin, directeur général délégué de la Fédération Française de Football a démissionné, ouvrant peut-être la voie à un Jean-Pierre Escalettes toujours aussi boulonné à son siège comme un ministre à son statut. On sait depuis longtemps que Raymond Domenech quittera ses fonctions, ce qui cause aussi l’émergence de cette faiblesse après six ans d’imposture.

Pourquoi Thierry Henry ne parle pas ?

Il est maintenant certain que la nomination de Patrice Evra semble un choix bien malheureux. Ce capitaine outrage a ouvertement fomenté un complot contre le sélectionneur,

Source :google.fr

préférant faire de Ribéry et d’Anelka ses adjoints plutôt que les Toulalan et Gourcuff initialement promis aux postes de leaders. Depuis quelques mois, Toulalan prenait souvent la parole et Gourcuff cristallisait la passion des supporters. Mais on peut aisément penser que leurs têtes de victimes ont suffi à les en dissuader. Dorénavant, aucun Bleu ne conteste ce mouvement, et on ne peut reprocher cette absence d’opposition à personne…sauf à un joueur.

Thierry Henry, le cadre le plus controversé de l’équipe de France, est venu en Afrique du Sud malgré ses piètres prestations en club car il était LE cadre idéal. Certes, il a perdu une partie de son exemplarité avec cette main qui a qualifié l’équipe de France contre l’Irlande. Mais c’est d’une autre manière qu’il a perdu son brassard. Puisqu’il n’était pas considéré comme un titulaire, Raymond Domenech lui a retiré du bras pour le passer à une grande gueule sans envergure. Il aurait pu en être autrement car William Gallas joue tous les matchs, de même que Jérémy Toulalan. Mais au vu des performances de l’équipe de France, Thierry Henry aurait pu être sur le terrain…juste pour jouer les meneurs.

A l’heure actuelle, le joueur qui sévit en équipe de France depuis douze ans vient de perdre quelque chose de bien plus inquiétant : il a perdu son droit à la parole. On ne peut pas croire qu’un joueur comme lui cautionne ce type de réaction. Mais il ne joue plus et boude dans son coin alors que son équipe perd contre le Mexique. A Téléfoot, il laisse Ribery s’inviter à la table alors qu’on ne l’attendait pas pour pleurer Nico et l’équipe de France. Il ne s’exprime plus et ne se sent peut-être plus concerné tout simplement…mais pourquoi est-il là alors ? Son droit à la parole, il pourrait le récupérer de par son envergure et sa réputation. S’il ne le fait pas, il y a une raison.

Peut-on encore espérer que l’équipe de France se qualifie ?

La question que je pose en conclusion n’a rien à voir avec le classement et cette infime chance qui subsiste. Non ! La question est : en tant que citoyen français, acceptez-vous de cautionner une équipe comme celle-ci ? Acceptez-vous de prendre part à la honte de la France et espérer que cela continue jusqu’en finale ? Pouvez-vous un seul instant penser qu’une victoire réhabiliterait cette équipe ? Posez-vous ces questions et demandez-vous si vous êtes supporter ou tout simplement aveugle et dangereux ?

Groupe F : groupe facile et manque de style

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 20 juin 2010

Source :lequipe.fr

Le Paraguay confirme face à des infirmes

Les rouges et blancs avaient bien démarré la compétition face à des Italiens sans réussite ni panache en concédant le nul. Face à des Slovaques qui n’étaient pas parvenus à battre la Nouvelle-Zélande, il leur fallait cette fois-ci gagner.

Dès le début du match, on sent ces Slovaques dans le coma, incapables de bouger sur le terrain. D’ailleurs, ils se procureront leur véritable première occasion dans les arrêts de jeu de la seconde période par Vittek. Eux aussi devaient gagner mais ils ne semblaient pas aussi motivés que leurs adversaires, à moins qu’ils n’aient espéré endormir le match et gagner sur un but quelconque.

Mais ils se sont vite trouver dépassés par le collectif paraguayen qui semblait évoluer dans un entraînement avec onze piquets. Logiquement dans cette première période, sur une perte de balle slovaque, Barrios servait Vera qui trompait Mucha d’un bel extérieur du pied (27ème).

Durant tout le reste du match, les Slovaques vont montrer tout l’art de conserver un bon score…sauf qu’ils perdent. Les Paraguayens, qui doivent marquer le plus possible pour s’assurer la première place, ne se pressent pas non plus.

Cela donne un match arrêté, sans relief, et finalement un deuxième but logique de Riveros favorisé par une défense très statique (86ème).Victoire 2-0 du Paraguay sur la Slovaquie.

Ou veut en venir Marcelo Lippi ?

Le technicien italien a presque tout tenté durant ces deux matchs. Que ce soit le 4-2-3-1, le 4-4-2 ou le 4-2-4 de la fin de ce match, rien n’a pour l’instant vraiment fonctionné chez les Champions du Monde en titre.

Source :lequipe.fr

Visiblement, l’incertitude qui règne sur le terrain commence à se faire sentir. Premièrement, le fait de placer Marchisio (l’équivalent de Toulalan) tantôt meneur de jeu, tantôt ailier gauche, voire ailier droit commence à montrer ses limites. Concrètement, l’envie que montre Lippi de vouloir installer Marchisio à tout prix fait désordre.

Pareillement, les performances de Iaquinta, indéboulonnable attaquant du système Lippi, exaspère les spectateurs. On peut logiquement se dire que le penalty avait pour but de redorer son blason mais force est de constater qu’au fil du match, il a perdu toute crédibilité.

Les rentrées de Camoranesi et de Di Natale ont apportés de la rapidité au jeu italien mais sans amener de précision dans les combinaisons. On peut d’ailleurs se demander pourquoi Pepe, l’un des meilleurs sur le terrain en première période, est sorti.

Au final, on se dit que Lippi n’en fait qu’à sa tête, niant toute logique. L’autre possibilité serait de dire qu’il est perdu, ce que l’on ne peut croire de ce si grand entraîneur.

La solution arrivera peut-être avec le retour du métronome Pirlo, organisateur espéré du jeu italien aux côtés d’un De Rossi toujours aussi mordant et d’un Montolivo décidément très prometteur techniquement. Mais Lippi va devoir faire une croix sur la légion Juventus, à commencer par les fantômes Marchisio et Iaquinta.
Que dire de la performance des rugbymen néo-zélandais qui, mis à part leur but heureux, ont passé leur temps à mettre des coups et à ralentir le jeu ? Rien si ce n’est qu’ils ont eu de la réussite et de la combativité.

Bilan du groupe : Le Paraguay a besoin d’une victoire pour finir premier du groupe. En cas de match nul, voire de défaite, il s’exposerait au retour des Italiens. La Nouvelle-Zélande peut espérer se qualifier en battant le Paraguay, un nul les mettant en difficulté. L’Italie doit gagner face à une Slovaquie qui joue encore sa qualification sur une victoire. Les Azzurri peuvent également faire match nul mais ils se retrouveraient à la merci du résultat entre la Nouvelle-Zélande et le Paraguay. Tout reste possible.

Le groupe F

Le lundi 14 juin 2010

Italie – Paraguay (1-1) : résumé.

Le mardi 15 juin 2010

Slovaquie – Nouvelle-Zélande : résumé.

Le dimanche 20 juin 2010

Slovaquie – Paraguay (0-2)

Italie – Nouvelle-Zélande (1-1)

Le classement

1 – Paraguay, 4 pts (+2)

2 – Italie, 2 pts (0)

2 – Nouvelle-Zélande, 2 pts (0)

4 – Slovaquie, 1 pt (-2)

On achève bien les Lions

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 20 juin 2010

Une conférence sous pression.

Après le premier match perdu 1-0 contre le Japon, Paul Le Guen sait qu’il ne sera pas épargné lors du

Source :lions4life.info

point presse. Il connaît par avance les reproches que vont lui faire les journalistes car il a vu lui-même ce qui clochait sur le terrain : Eto’o est mal placé, le milieu de terrain n’a pas de mordant, la défense est trop frêle.

Les journalistes le bombardent de questions, le somment de s’expliquer, et l’ancien entraîneur de Lyon et du PSG s’explique…avec émotion. On sent qu’il prend conscience de certains reproches et qu’il ne se sent pas encore prêt à les digérer.

Je passe sur les reproches faits à l’encontre du sélectionneur à propos de ses éventuelles exigences financières pour en venir à son comportement exemplaire. Non seulement Le Guen va reconnaître ses erreurs par la suite, mais il va promettre du changement à l’approche de ce match. Les joueurs et le sélectionneur en ont également discuté et visiblement, ce qui s’est passé doit servir d’exemple à l’équipe de France et à notre ancien sélectionneur.

Il faut noter au passage que les deux équipes n’avaient pas le droit à l’erreur dans ce match : le perdant faisait ses valises.

Le réveil des Indomptables

A l’arrivée sur le terrain, les Lions Indomptables affichent une unité et se réunissent même avant le coup d’envoi pour invoquer l’esprit du groupe.

Au milieu de terrain sont arrivés les solides Emana et Alex Song, ce qui permet d’exiler les deux tortues allemandes Matip et Choupo ainsi qu’un Jean II Makoun qui, décidément, montre au fil du temps sa faible tension au milieu de terrain. Eto’o a été recentré dans l’axe de l’attaque en compagnie de Webo, et Geremi est arrivé en renfort pour apporter tant son expérience que sa précision sur les coups de pieds arrêtés.

Honnêtement, on peut dire que Paul le Guen a tiré profit de ses erreurs pour nous servir la meilleure équipe possible… à l’exception près qu’il s’obstine à mettre Mbia latéral droit et N’Koulou dans l’axe. La solution Rigobert Song n’a donc pas été retenue.

Dans ce dispositif plus offensif et dynamique, il faut aux camerounais cinquante secondes pour montrer à quel point ils se sentent prêts à relever le défi. Placés très haut sur le terrain, ils investissent l’espace avec percussion, se trouvent collectivement et se procurent leur première occasion par l’infatigable Assou-Ekotto.

Il s’en suit une attaque-défense acceptée par des Danois encore une fois bons élèves mais qui, cette fois, encaissent logiquement un but. A la 10ème minute, suite à cette permanente mise sous pression des Lions, Poulsen (« encore lui ? » non, c’est l’autre) fait une mauvaise passe qui arrive directement sur Webo côté gauche. Le bienheureux centre en direction du capitaine Eto’o qui marque tranquillement son premier but dans la compétition.

Etais-ce trop tôt ? On peut se le demander car cette équipe, si elle excellait dans l’art d’attaquer, conservait ses doutes en défense.

En tout cas, jusqu’à la première demi-heure de jeu, les Camerounais continuent leur montée en puissance mais ne parviennent pas à marquer ce deuxième but malgré notamment une belle envolée d’Emana à la 28ème.

Et le coup de fouet en défense

Source :lequipe.fr

Quatre minutes plus tard, l’armée danoise pénètre dans les trente derniers mètres camerounais pour leur première véritable attaque. Le poison Rommedahl est lancé côté droit. Très bien inspiré, il centre à ras de terre devant le but vers l’albatros Bendtner. L’attaquant d’Arsenal se jette et marque d’un extérieur du droit à bout portant.

Sur ce but, la défense du Cameroun montre toute sa capacité à rester statique. La charnière Bassong – N’Koulou est inquiétante et Franck Leboeuf dirait qu’elle aurait tout intérêt à en parler à son médecin.

La mission du Cameroun est maintenant de marquer ce deuxième but puisqu’elle sait ne pas pouvoir tenir ce score. Ils continuent donc d’attaquer sans relâche mais avec une construction de plus en plus hâtive et brouillonne.

A la 42ème, Eto’o rate le doublé sur une frappe du gauche des seize mètres, la balle venant ricocher sur le poteau droit de Sörensen.
Dans la foulée, Emana frappe après une nouvelle envolée lyrique mais sans résultat.

Pendant ce temps-là, au royaume du Danemark

A la mi-temps, notre ami Bilbo Olsen a toutes les cartes en main. Il sait que le Cameroun possède une défense en carton et qu’ils vont donc se ruer à l’attaque encore un bon moment. De fait, il ne va pas varier sa stratégie : attendez l’ennemi et jouez le contre. Face aux Pays-Bas, le sélectionneur danois pouvait

Source :laprovence.com

craindre les assauts néerlandais et demandait donc à ses joueurs de se placer en ligne dans les buts, ce qui lui a valu de prendre un CSC.

Face à cette équipe, la situation est différente car Eto’o et Emana mis à part, personne ne semble vraiment efficace face aux buts. De plus, la titularisation de Tomasson et de Gronkjaer amène plus d’impact offensif, ce qui permet aux Vikings de sortir plus vite.
Alors, les Danois vont attendre l’opportunité sereinement. Au retour des vestiaires toutefois, Mbia aurait pu libérer les siens sur une tête suite à un corner mais celle-ci est déviée par Souleymanou sur la barre.

Ensuite, les Camerounais se précipitent, perdent toute notion de milieu de terrain et créent un fossé entre attaque et défense qui va s’avérer fatal. Sur une belle récupération, ce diable de Rommedahl est lancé côté droit par Bendtner. Il élimine très facilement Makoun (dont on se demande encore pourquoi il est rentré à la place d’Enoh), repique et enroule du gauche.

La fin du match se décline déjà tant Eto’o se remet à vouloir jouer les Zorro. Le Guen montre son banc : un Idrissou aux allures de Samassa et un Vincent Aboubacar très prometteur qui mettra Simon Kjaer au tapis suite à une balle de but en pleine figure. Rien n’y fait et le Danemark tient tranquillement le score.

Trop tard donc…

Source :lequipe.fr

Paul Le Guen peut s’en vouloir de ne pas avoir été suffisamment lucide dès le premier match. Cette deuxième chance semblait promise à un bel avenir mais face à un Danemark toujours très bien organisé, l’immature indomptable a échoué et rentre au pays. Paul Le Guen, pour sa part, rentrera sans doute chez lui avec un goût amer dans la bouche : celui du regret. En effet, s’il avait recentré Mbia ou fait confiance à Rigobert Song au lieu de laisser sa défense à l’abandon, toute cette histoire aurait peut-être pris une autre tournure.

Voici une nouvelle preuve qu’un sélectionneur a souvent des idées arrêtées, difficiles à remettre en question.

Le groupe E

Dans l’autre rencontre qui avait lieu à 13h samedi, les Pays-Bas et le Japon ont fait match nul dans le match des leaders du groupe E. Suite à une impossibilité des chroniqueurs, ce match n’a pu être commenté sur notre site. Croyez bien que nous sommes désolés.

Le lundi 14 juin 2010

Pays-Bas – Danemark (2-0) : résumé.

Japon – Cameroun (1-0) : résumé.

Le samedi 19 juin 2010

Pays-Bas – Japon (1-0)

Cameroun – Danemark (1-2)

Le classement

1 – Pays-Bas, 6 pts (+3)

2 – Japon, 3 pts (0)

3 – Danemark, 3 pts (-1)

4 – Cameroun, 0pt (-2)

Ecris le présent !

Posted in Coupe du Monde 2010 par Steven Ayache sur 19 juin 2010

Source :football365.fr

On dirait le sud…

Le constat ne peut admettre de contestations : les grandes équipes ne veulent surtout pas perdre. L’exemple de l’Espagne a du conforter Fabio Capello dans son choix de faire jouer l’Angleterre comme une Italie de boulodrome. Face aux USA, ils avaient fait l’erreur de jouer trop bas, et il semble que la formation mise en place face à l’Algérie aille sur la même pente. Quand on regarde cette équipe de près, sur le papier, on se demande comment elle peut s’organiser avec Gerrard sur une aile et Rooney en 9 et demi derrière un Heskey trop lourd. Seul Lennon peut apporter de la vitesse au secteur offensif anglais qui ressemble surtout à un bloc physique, à l’image du bloc suisse. Une autre question demeure encore : qui organise le jeu ?

Je suis toujours aussi surpris également de l’organisation algérienne, équipe faite pour jouer le contre à juste titre, mais qui s’appuie quand même sur une défense qui va de 3 à 7. Même si Kadir est un joueur assez offensif côté droit, tous les autres joueurs à l’exception du trio offensif Ziani-Boudebouz-Matmour ont une vocation défensive. Autant dire que, sans cette faute de main de Chaouchi lors du premier match, les Algériens pouvaient s’en sortir les buts inviolés. Dans une fourchette allant de 7-1-2 à 3-5-2, les Fennecs ont également l’occasion d’aller vers les buts adverses. Cependant, les joueurs doivent se trouver et aussi être efficaces devant le but, ce qui est périlleux au vu du premier match.

La crème anglaise était trop lourde

Je ne le dirais jamais assez : j’ai vraiment l’impression de faire toujours les mêmes commentaires sur les matchs.

Alors une fois n’est pas coutume, on se retrouve avec deux équipes qui, malgré leur obligation de gagner pour se mettre en bonne position dans ce groupe, éprouvent les pires difficultés à produire du jeu.

L’Algérie a toutes les excuses du monde car le nul leur permet de jouer leur qualification sur leur dernier match contre les USA.

Cette perfide Albion, en revanche, doit gagner pour son public, son honneur et aussi pour éviter une déconvenue. Pourtant, Fabio Capello semble bien avoir insufflé un mauvais souffle à cette équipe. Lente dans les transmissions, incapable de se projeter rapidement vers l’avant, l’Angleterre, tel un flamby qui rencontre une coupelle, a fait un flop dans ce match. Il faut dire que, n’ayant déjà pas fait une bonne saison, Gerrard se retrouve dans une position qu’affectionnait Zidane à l’euro 2004, c’est à dire tout près du banc de touche. A l’animation de cette supérette, Lampard et Barry ne se pressent pas pour donner le ballon à Lennon ou Rooney qui, pour leur part, ne montrent guère de motivation pour percuter le gentil géant vert. Heskey ne démérite pas en tant que point de fixation mais a tendance encore une fois à ralentir une circulation déjà bien bouchée.

Source :lequipe.fr

La première occasion anglaise survient donc logiquement à la…29ème minute sur une frappe un peu molle de Gerrard. Globalement, toutes les frappes anglaises ressembleront à la sienne et ne provoqueront aucune faute de main du nouveau gardien Algérien M’Bolhi.

En seconde mi-temps, la chasse aux truffes est ouverte côté anglais : ils regardent par terre, courent (marchent le plus souvent) et évitent scrupuleusement de construire du jeu, attendant de se faire contrer par les Algériens. En deux mots, soit les Anglais se contentent de ce match nul et cela devient grave, soit ils sont cuits physiquement et…cela devient grave aussi.

Les moyens du bled

Parlons donc de ces Fennecs qui font belle figure en tant qu’antichambre de la Ligue 1. Défensivement, ils tiennent toujours autant le choc avec un trio Halliche-Bougherra-Yahia (les deux derniers sont, à mon sens, les piliers de la défense) très bien organisé qui se parle et se comprend. Au milieu de terrain, ils évitent de se livrer mais il n’est pas rare de voir Belhadj et Kadri prendre les espaces sur les côtés, souvent avec un brio personnel. Ziani joue son rôle de relayeur pour les deux attaquants qui ne manquent pas de volonté.

Malheureusement, et disons-le tout de suite, l’Algérie fait avec ce qu’elle a et cela ne pèse pas lourd. Globalement, tous les joueurs ont une technique individuelle assez intéressante mais l’équipe conserve un fond de jeu très brouillon. Même s’ils parviennent à renverser le jeu pour créer des espaces grâce à leurs deux latéraux-ailiers, ils ne parviennent pas à se créer d’occasions franches. Souvent contre l’Angleterre, ils devaient prier pour que David James commette une faute ou bien pour que se produise une mauvaise passe de la défense vers le gardien. Cette formation emmenée par le truculent Saadane (photo) est taillée pour défendre et ce but encaissé face à la Slovénie va leur coûter cher. En effet, face aux Américains qui devront à tout prix gagner, ils devront absolument marquer, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire depuis le début du tournoi.

Just Boo it !

Source :lequipe.fr

Grande illusion de ce Mondial, bien au-delà de son adversaire Ribéry, Wayne Rooney laisse planer son ombre fantomatique sur les terrains et sa barbe pousser à vue d’oeil. Certes, son équipe manque cruellement de construction collective et doit lui donner davantage de solutions et créer des espaces pour lui. Mais on ne peut contester le fait que Rooney soit totalement exténué dans ce tournoi. Il ne se bat pas dans les duels, n’impressionne personne balle au pied et joue en totale girouette à certains moments tant il a faim de ballons. A l’image d’Anelka, Rooney n’est pas à l’aise sur le terrain et cela se sent.

Pour l’attaquant de Manchester comme pour Fabio Capello, et du coup l’ensemble de l’effectif, il s’agirait d’écrire le présent alors que se profile une vie de caravanier.

De leur côté, les Algériens sont heureux mais condamnés à une victoire contre les USA. Tout reste possible.

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