La Tribune du Sport


France – Australie, la continuité de la nullité

Posted in Tests matchs par Frédérick Bridonneau sur 28 novembre 2010
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Source : ESPN Scrum

Avant match

La sélection australienne est classique, dans la continuité du Tri-Nations et de sa magnifique victoire contre les Blacks à Hong-Kong à la fin du mois d’octobre emmenée notamment par la très prometteuse charnière Genia – Cooper. Il faudra suivre de près le jeune joueur d’origine zimbabwéenne très prometteur, David Pocock (photo), en 3e ligne qui a éclipsé le monstre George Smith. La moyenne d’âge des Wallabies est de 24 ans.

Du côté français enfin de la continuité ! Un seul changement notable avec la titularisation de Porical à l’arrière qui fait glisser Palisson à l’aile. A quelques heures du coup d’envoi, Nallet a déclaré forfait cédant sa place à Thion et à Millo-Chlusky qui est de retour dans le groupe mais sur le banc. En revanche, toujours pas d’ouvreur dans les 22, on continue de tester Damien Traille… La moyenne d’âge est de 28 ans côté français.

Le temps est frais en Ile de France, il a un peu neigé, la pelouse devrait donc être un peu glissante. La clé du match sera la capacité des Français à animer le jeu convenablement, surtout sur l’axe Traille – Jauzion – Rougerie.

Et du côté australien, la mêlée sera fondamentale car si elle arrive à contenir le pack français sans prendre l’eau, la victoire devrait tendre les bras aux Wallabies.

Le match


Source : L'Express

0 – 30ème, Sans dominer, les Bleus tiennent le score !

En ce début de match, les deux équipes essayent de proposer du jeu.

Mais sur une première prise de balle en touche où le contre français est absent, les Australiens perforent dans le zone du 10. Au relai, Ashley Cooper (photo) finit le travail. O’Connor transforme ! (0-7, 6e). Quel essai magnifique en première intention qui aura pris de cours les Français pas tout à fait dans le match !

Ne se laissant pas faire, les Bleus essayent de revenir immédiatement dans le match et lancent le jeu. Mais un en-avant tue l’action. Sur la mêlée qui suit, les Wallabies se mettent à la faute. Le pilier droit a plongé au contact. Parra transforme (3-7, 9e). Belle réaction du XV de France qui revient dans le match tout de suite.

Sur le renvoi, l’Australie construit le contre et récupère le ballon. Dans le ruck qui suit, les Bleus se mettent à la faute, O’Connor rate heureusement la cible (3-7 toujours, 12e).

Nouvelle pénalité contre les Bleus, Chabal fait du Chabal, c’est-à-dire du grand n’importe quoi ! En courant latéralement dans ses 22, il laisse le temps à la défense de s’organiser et sur un nouveau ruck, nouvelle faute de la bande à Dusautoir. Et O’Connor ne manque pas l’occasion de concrétiser la domination australienne (3-10, 14e).

Les Français repartent immédiatement et sur un placage, l’arbitre accorde une faute très sévère à la France : l’arbitre considère que le plaqueur n’a pas relâché son adversaire. Parra rate, l’Australie relance immédiatement de ses 22 et ramène le jeu dans les 40 mètres français (3-10, 19e).

Décidément, mauvais passage pour l’Australie. Nouvelle faute très sévère contre les joueurs de Robbie Deans, le soutien parfaitement sur ses appuis arrache le ballon mais pénalité pour la France ! Parra transforme (6-10, 21e).

Première attaque d’envergure au large des joueurs au Coq. Mais, comme contre l’Argentine, l’Australie n’a qu’à pousser les Bleus en touche en glissant parfaitement leur défense.

Les Wallabies remettent la main sur le ballon et enchainent parfaitement derrière leurs touches.

Dès que le jeu est lancé, l’Australie est redoutable. Et une nouvelle fois, une faute du XV de France est commise dans un ruck, O’Connor transforme (6-13, 25e).

Sur un mauvais renvoi, les Bleus arrivent à progresser, la bande à Genia fait faute à 5m et les Bleus prennent la mêlée, de manière enfin intelligente et donc en progrès par rapport à l’Argentine. Sur la première mêlée, les Bleus prennent l’avantage sur l’Australie, nouvelle faute. Et nouvelle mêlée. L’essai de pénalité est dans toutes les têtes.

Et nouvelle faute en mêlée, attention ca chauffe ! Essai de pénalité ! Les Bleus reviennent dans le match et double peine pour les Wallabies avec le carton jaune pour le pilier droit Alexander (13-13, 31e).

Source : Rugby365

30ème – 40ème, l’inefficacité française

Sur le renvoi, l’Australie monopolise le ballon et joue au raz. Très mauvaise nouvelle pour le XV de France, William Servat (photo en bleu) sort sur blessure et cède sa place à Guirado, auteur d’une mauvaise prestation la semaine passée mais en retrouvant son compère de club, Nicolas Mas, peut être sera-t-il meilleur.

L’Australie retrouve des couleurs à 14 et son volume de jeu augmente de plus en plus. Mitchell est à 2 deux doigts de conclure. Heureusement pour les Bleus, un en-avant fait avorter cette belle action d’essai.

Genia distribue parfaitement le jeu et permet à l’Australie de rester dans le camp français. Le carton n’aura finalement pas profité aux Bleus.

Sur un jeu au pied parfait de Quad Cooper, Porical est sous pression et s’en sort miraculeusement.

A la mi temps, les deux équipes se quittent sur un score de parité (13-13).

La France n’a rien montré dans le jeu. Seule sa mêlée lui permet de rester au score. Le drame australien est à l’inverse en mêlée… En dominant le jeu courant et la touche, les Wallabies peuvent regretter leur faiblesse dans le jeu statique.

40ème – 80ème, la démonstration wallaby

Reprise du match et sur la première possession, les Bleus mettent à la faute les Australiens. Parra transforme (16-13, 42e). Les Bleus sont en tête pour la première fois dans ce match.

Mais l’Australie ne l’entend pas de cette oreille et enchaîne les temps de jeu. Pocock, énorme depuis le coup d’envoi, perfore plusieurs fois le rideau français successivement. Mêlée à 5 pour les Wallabies.

Sur la mêlée chahutée par les joueurs de Robbie Deans (!), les Wallabies poursuivent sur ce rythme et alternent entre jeu au raz et jeu au large. Sur un énième temps de jeu au raz, les Australiens emportent Ouedraogo et concluent leur mouvement ! O’Connor transforme (16-20, 50e).

Source : Rugby365

Et nouvelle démonstration du jeu australien ! Perforation de Ashley Cooper dans la zone du 10, à 5m de la ligne, arrêté par un Bleu, Genia fait la bordure et plante un nouvel essai. O’Connor transforme (16-27,54e). Les Français sont au fond du trou (photo).

Sortie de Yannick Jauzion remplacé par Estebanez. Pourtant, en défense, autour du 10, Jauzion est bien le seul à réussir à gêner l’Australie.

Sursaut d’orgueil des Bleus ?, Après une relance hasardeuse, Huget va au sol sans soutien, ne libère pas son ballon et rend le ballon aux Wallabies. Sur la pénalité, nouvelle superbe construction des Australiens, Quad Cooper tape au raz, l’ailier a bien suivi et propulse Andreu en touche à 10m de la ligne française !

Rien ne va chez les Bleus… Nouvelle faute dans un ruck, O’Connor creuse un écart enfin conséquent pour les Wallabies (16-30,61e ). Il va falloir réagir pour au moins sauver l’honneur, cela serait un bon indicateur du mental français…

Le jeu repart de plus belle du côté australien. Heureusement, une faute australienne permet aux Bleus de respirer. Mais sur la touche, le lancer n’est pas bien géré… L’Australie joue vite et le jeu rebondit de partout ! En bout de ligne, Mitchell prend le ballon, efface très facilement son vis à vis et aplatit. Ça tourne à la correction ! O’Connor transforme ! (16-37, 66e)

Sur le renvoi, les Bleus jouent et tentent un peu. Mais après une longue possession de balle française, le constat est terrible. Les Bleus ont été incapables de sortir de leur 40m et se mettent à la faute. O’Connor transforme la pénalité ! (16-40, 71e).

Sur le renvoi, l’attaque se déploie. Après avoir remonté une grande partie du terrain, les Wallabies enchaînent, Quad Cooper dépose un magnifique coup de pied rasant qui retrouve Mitchell et celui-ci signe un doublé ! O’Connor (photo) transforme (16-47, 74e).

Rien ne va décidément pour les Bleus. Nouvelle pénalité contre les Français pour un en avant des Bleus repris devant… Quelques temps plus tard, Quad Cooper hérite du ballon, transmet parfaitement au pied. Le ballon est récupéré par un Australien qui transmet à Elsom qui plante l’essai de l’agonie ! O’Connor transforme une nouvelle fois (16-54, 78e).

Nouveau ballon rendu par Porical sur un nouveau coup de pied approximatif ! L’Australie en profite et remet les Bleus à la faute. L’avantage profite bien à l’Australie qui avance de 40m. Et pour finir le spectacle, un essai d’O’Connor qui crucifie la défense en effaçant tous les Bleus sur son chemin. Seule la transformation est ratée ! L’arbitre siffle la fin du match sur le score sans appel de 16 à 59 !

Source : Images Planet Rugby

Les Bleus ont totalement sombré en 2e mi temps, ne proposant rien et ne mettant même pas en place la base du rugby : l’engagement. On est rassuré sur la force mentale des Bleus : elle est restée au niveau du 2e sous sol du Stade de France… Du côté australien, la défaite contre l’Angleterre est effacée, Robbie Deans peut repartir avec certaines certitudes !

Les anecdotes, les chiffres, le jeu et les joueurs


Au coup d’envoi, Philippe Sella récemment élu dans le XV de légende français venait donner le coup d’envoi fictif. Et on espérait que sa présence serait prémonitoire de la qualité du jeu produit !

Et ce fut le cas ! Les Australiens ont délivré une 2e mi temps parfaite dans tous les secteurs : touche, jeu courant et chose inhabituelle, ils ont pris le pas en mêlée sur le pack français !

Quand une équipe joue ainsi, c’est tout simplement magnifique !

On notera les magnifique performance des deux Cooper, Quad et Ashley qui ont parfaitement joué ainsi que les perforations de Pocock qui ont mis sur le reculoir le XV de France.

Une chose est sûre, en jouant ainsi, l’Australie sera un adversaire très délicat à bouger en 2011. Et avec 24 ans de moyenne d’âge, cette équipe a de l’avenir…

Un champ de ruine. 2010 sera l’année de la ruine. Malgré un grand chelem dans un Tournoi très faible, le XV de France n’aura rien montré de la saison ! Une tournée d’été ponctuée par deux fessées contre les Boks et face aux Pumas, deux victoires minables contre les Fidji et les Pumas lors de cette tournée d’automne tandis que le premier test, qui avait lieu samedi soir, s’est transformé en défaite cinglante.

Le XV de France n’a pas su rehausser son niveau. En encaissant un 46 – 0 en 36 minutes, les Bleus ont du souci à se faire. Lors de ses trois défaites, la bande à Lièvremont a encaissé la bagatelle de 142 points…

A l’image d’un Traille nullissime pendant toute la tournée d’automne. Le Biarrot a multiplié samedi soir les mauvais choix et effectué une très mauvaise prestation en défense. A l’image aussi d’un Chabal qui n’aura rien apporté dans le jeu et qui n’aura jamais pris l’ascendant physique sur son vis-à-vis. Ou encore d’un Ouedraogo totalement transparent hier soir. D’un Jérôme Thion, poutre en mêlée mais inutile dans le jeu. D’un Porical qui aura enchaîné les mauvais choix et relances, les mauvaises positions dans le replacement. Enfin d’un Schuster transparent et d’un Guirado navrant de match en match. Bref, il va falloir se réveiller et construire enfin un groupe stable de 25-27 joueurs en vue du mondial !

Et en mêlée, que dire ? Sans Servat, le pack a arrêté de dominer son adversaire. Meilleur 5 du monde ? Oui avec le titulaire et son remplaçant de haut niveau, Szarzewsky…

Oui de cette Tournée, nous sortons avec un enseignement : nous avons été nuls. Et la seule certitude que nous avons est que samedi soir, le système de Marc Lièvremont (photo) a été mis à mort, sa politique de tests à tout va sans conserver sa colonne vertébrale marque la fin de trois ans d’errance dans le jeu français. Jouer le maintien (Huget, Palisson, Estebanez) ou le milieu de tableau (Porical, Schuster, Guirado) n’est pas suffisant pour le niveau international ! De la stabilité, il va en falloir pour se relever d’une telle claque… 1997, le Parc des Princes et les Boks sont dans toutes les têtes…

Hier soir, les vainqueurs s’appelaient Clerc, Fritz, Poitrenaud, Poux, Szarzswesky, Papé, Picamoles, Bastareaud, Marconnet, Harinordoquy, Nyanga, Lapandry, Malzieu, Floch, Médard….

France-Argentine, le casting contre la famille

Posted in Tests matchs par Frédérick Bridonneau sur 20 novembre 2010

Avant match:

L’Argentine arrive avec une équipe très proche de celle qui nous avait ridiculisés au mois de juin (13-41). Mais l’équipe semble en souffrance. En atteste sa difficile victoire face à l’Italie il y a une semaine (16-22).

Du côté français, le grand ménage continue avec pas moins de quatorze changements dans le XV de départ, seul Traille est encore là ! Les cadres sont de retour, à l’image de Jauzion et de Parra derrière ainsi que de la première ligne du Grand Chelem de l’an passé (Domingo – Servat – Mas).

Par ailleurs, on observera la 13ème charnière de l’ère Liévremont, Parra – Traille, et la paire de centres, Jauzion-Rougerie (photo au milieu).

Le match :

Source : Rugby365

0-20e, un faux rythme

Malgré un terrain glissant, le match s’annonce sous les meilleurs auspices, avec une volonté de jeu de chaque côté. Les Argentins réussissent à porter le ballon et à l’inverse, Damien Traille (à gauche sur la photo) abuse du jeu au pied dans ces 5 premières minutes.

Petit a petit, le jeu se referme et se concentre autour des zones de rucks.

Sur une touche parfaitement négociée, la France arrive à lancer enfin une action d’envergure où le jeu se déploie au large. Sur un ruck, l’Argentine commet une faute que Parra se fait un plaisir de transformer (3-0,12e).

L’Argentine tente de dynamiser le jeu mais n’y arrive pas. C’est la France qui met la main sur le ballon. Mais sur un lancement, un en-avant français, repris par un coéquipier devant, offre une pénalité à Contepomi (à droite sur la photo) qui ne manque pas l’occasion de revenir au score. (3-3, 17e).

20-32 un temps fort français

Les Français ont décidé de jouer davantage et le jeu s’emballe un peu, ce qui provoque beaucoup de turn-over des deux côtés et rend le match plutôt chaotique. A ce petit jeu, le XV de France offre une pénalité que rate Rodriguez (23e).

Réaction immédiate du XV de France qui repart à l’assaut. Dans leur 22 mètres sur le ruck, les Pumas se mettent à la faute et offrent 3 points à Parra (6-3, 26e).

L’Argentine enchaîne les fautes à ce moment. Toujours dans un ruck, cela permet à Traille de trouver une belle touche à 5m de la ligne de l’Albiceleste. Sur la touche, le groupé pénétrant s’écroule dans l’en-but mais Vergallo se couche et empêche Bonnaire d’aplatir. Mêlée à 5m pour les Bleus.

C’est alors que la mêlée française prend l’ascendant sur son adversaire et emporte le pack argentin. Malgré cela, le XV de France joue petit bras dans ce temps fort en mêlée et choisit les 3 points. Parra passe la pénalité (9-3, 32e).

32e-40e, retour d’un jeu mou

L’Argentine a souffert mais a bien contenu les Français en ne leur offrant aucune action d’essai réelle, contiennent maintenant les Bleus et le match retombe dans un jeu mou. La mi-temps s’achève sur ce faux rythme (9-3).

Toujours est-il que le match est peu emballant et offre un jeu terne, déprimant, à l’image des nuages au dessus de la Mo(u)sson.

Satisfaction, la France a pris le pas en mêlée. A l’inverse, la charnière est complètement hors-sujet et n’apporte rien. Du côté argentin, il va falloir se réveiller et jouer en évitant les fautes bêtes. Mais, tout reste à faire en deuxième période.

Source : Sports.fr

40e-61e, le summum du jeu

Après la pause, le jeu est plus libéré et offre enfin un peu d’air. Toujours en difficulté dans les rucks, l’Argentine est à nouveau pénalisée sur une action anodine du XV de France, mais Parra rate la cible (45e).

L’Argentine se réveille et lance une première offensive d’envergure dans cette mi-temps que le XV de France ne peut suivre et se met à la faute. Contepomi en profite (9-6, 48e).

Sur le renvoi et suite à une belle prise d’intervalle de Huget, le jeu rebondit et Traille claque un drop (12-6, 50e) qui permet à la France de reprendre un léger avantage.

En réponse, l’Argentine enchaîne les temps de jeu mais n’arrive pas à trouver la faille dans la défense des Bleus. Dans ce match, le constat se confirme : aucune des deux équipes n’arrive à être réellement dangereuse à proximité de la ligne d’essai adverse, ni à produire plusieurs temps de jeu derrière.

A la suite d’un en-avant français, les Argentins prennent l’eau en mêlée et se font littéralement enfoncer. Ils donnent ainsi une bonne pénalité à Parra qui se fait un plaisir de transformer (15-6, 60e).

Sur le renvoi, les Français se gênent et, ne gérant pas de la bonne manière, offrent 3 points à Contepomi (15-9,61e).

61-80e, l’Argentine pousse, pouse….

Le match s’est endormi et les Argentins ont pris le jeu à leur compte. Mais la France reste à portée de tir des Pumas. Un essai transformé et les Pumas priveraient le XV de France d’une deuxième victoire consécutive.

Sur une pénaltouche, les Argentins chipent un deuxième ballon sur un second lancé raté de Guirado et en profitent pour lancer une contre-attaque, contre-attaque qui échouera malheureusement en touche.

La bande à Vergallo se fait menaçante dans les 22 français mais sur un nouveau ruck, les Bleus se dégagent, amenant le danger dans le camp argentin, notamment par Palisson qui a bien suivi.

Les Pumas tentent le tout pour le tout mais les lacunes en mêlée et dans les rucks sont rédhibitoires. Ils rendent le ballon aux Tricolores à l’entrée des 22. Sur la dernière mêlée, les Français expulsent le ballon en touche. La France s’impose face à l’Argentine 15-9.

Les anecdotes, les chiffres, le jeu et les joueurs

Source :La dépêche

Omar Hassan (photo) a chanté l’hymne argentin. Le ténor et ancien joueur des Pumas et de Toulouse a offert à son pays et à Ledesma un grand moment d’émotion en début de match. Mais le talonneur clermontois n’est pas le seul à faire le plein d’émotion à l’image de ce petit bout accompagné de Fabien Pelous pour le coup d’envoi fictif du match qui repart avec des étoiles plein les yeux.

Du côté argentin, les avants n’ont pas été à la fête en mêlée et dans les rucks. Concédant beaucoup de fautes et se faisant emporter en mêlées, les déficiences du pack des Pumas n’ont pu être compensées par des arrières bien fébriles, à l’image de Rodriguez bien terne dans ce match. Juin est loin et la grande famille va devoir se reconcentrer pour aborder sereinement la Coupe du Monde et retrouver quelques certitudes.

Chez les Bleus, Rougerie a livré une prestation très propre au centre et a certainement marqué de très précieux points en vue des 30 pour la Nouvelle Zélande. A l’inverse, on réclamera à corps et à cris le retour d’un à la place de cet ersatz qu’est Damien Traille à ce poste !

On notera que sur ce match, nous avons vu la 13ème (Parra-Traille) et la 14ème (Yachvili-Estebanez) charnières de l’ère Liévremont ! Un record quand on voit la stabilité des grandes nations du rugby, on ne peut que s’interroger sur ce mal français….

Analyse tactique du test-match France – Nouvelle Zélande

Posted in Tests matchs par Frédérick Bridonneau sur 2 décembre 2009


Source :Rugbyrama

Lire la première partie…

Analyse tactique du jeu du XV de France

Comme face au Springboks, le XV de France avait mis en place une stratégie basée avant tout sur le défi physique en mêlée fermée et dans les rucks. Mais le constat est implacable : les All Blacks ont un génie tactique et technique que les joueurs sud-africains n’ont pas. Alors qu’il aurait fallu alterner à la perfection tout en recherchant l’intervalle de manière systématique, nous nous sommes contentés de les défier sur le physique…

Analyse tactique du jeu du XV Black

Les Blacks nous ont rappelé que le rugby ne se jouait pas uniquement sur un combat physique. En variant à la perfection, en recherchant l’espace systématiquement, leurs joueurs de génie nous ont montré que sur un temps de jeu construit, un essai peut être imparable. Après une année médiocre, les Blacks ont de loin livré leur match le plus abouti en revenant à leur force du début du siècle : alternance, jeu debout, sorties rapides et relances de folie.

Les joueurs français sortant du lot

William Servat apparaît comme le grand vainqueur de ce test match. Excellent en mêlée fermée et en touche, présent dans le soutien, sa force de perforation et ses relais, comme sur l’attaque de Jauzion en première mi temps, en ont fait le meilleur joueur français sur la pelouse…

Une fois n’est pas coutume, je vais féliciter Sébastien Chabal pour son abattage dans le jeu perforant et au soutien dans le jeu profond. Bien entendu, son apport est certainement une des raisons de la moins bonne performance des Français dans les rucks…

Et comment, ne pas penser au revenant Yannick Jauzion qui livra une magnifique prestation en attaque notamment sur deux percées, où il passait les bras après contacts, qui auraient dû aller au bout. Le platane est bien de retour !

Dans un autre registre, la prestation du centre biarrot, Damien Traille, à l’arrière est à oublier malgré les belles déclarations de « Madrange » Laporte sur le sujet. Complètement transparent face aux Boks, deux des essais inscrits samedi lui sont imputables. Mauvais dans son replacement, dans son jeu au pied et absent dans le rôle d’arrière, le Biarrot doit joueur à son poste : centre !

Carter, Wilkinson, Steyn et … Trinh D’uc

Chercher l’intrus. Trois sont parmi les meilleurs joueurs à leur poste et ce n’est pas le récital de génie d’hier soir qui nous fera comprendre qu’un 10 immense est la clé pour être au sommet du rugby mondial !

Pour ne citer qu’un Black, citons donc le génie Carter qui nous montre que tous nos 10 français sont loin de ce top niveau mondial !

Analyse du test-match France – Nouvelle Zélande

Posted in Tests matchs par Frédérick Bridonneau sur 2 décembre 2009

Source : Stuff.co.nz

Tout avait si bien commencé…

L’entame de match tournait plutôt à l’avantage de nos coqs en ce samedi soir. Premier renvoi, faute de Trinh Duc, mêlée à suivre. Les avants français mettaient alors la pression sur la première ligne adverse. Pénalité réussie par Dupuy… (3e minute)

Avant de revoir les trois-quarts néo-zélandais

De la même façon, la première attaque en première main néo-zélandaise aboutissait à un essai de Siviviatu après une inspiration du génial Dan Carter (8e). Cette première attaque allait symboliser à elle seule la physionomie du match : les trois-quarts « white » allaient être diablement efficaces pendant le match, là où approximation et mauvaises passes allaient faire avorter toutes les actions françaises.

Le jeu semblait pourtant s’équilibrer et les Français revenaient dans les 22 des Blacks. Mais ce temps fort échouait à cause d’une passe dans les chaussettes de Dupuy. Résultat, seulement une tentative de drop avortée de l’ouvreur Montpelliérain…(12e)

Deux pénalités plus tard pour le XV de France, les Blacks manquaient d’un rien le deuxième essai après un ballon contré sur un dégagement dans les 22 (20e)… Mais, ce n’était que partie remise… Après un temps fort français et un bon petit coup de pied par-dessus de Vincent Clerc, Carter relançait la machine de guerre des joueurs à la fougère. Passe de Carter pour Smith qui alertait Siviviatu. Ce dernier grillait la politesse à notre second centre et transmettait à Muliania qui s’en allait en terre promise… (23e).

Avant de voir les Français sombrer sur leurs points forts

Mêlée à 5m de la ligne française suite à un en avant des Whites, la pression était cette fois sur la première ligne française qui subissait la poussée black et la mêlée tournait. Kaino s’avérait alors être le plus malin, il extirpait le ballon de la mêlée et plongeait dans l’en-but (cf. photo ci-contre, 32e).

Source : Stuff.co.nz

Le coup de poignard était terrible. Dans LE secteur fort des français, les Blacks nous punissaient…

A la mi-temps, les Néo-Zélandais menaient 12 -22 .

Le tournant du match

Dès le début de la deuxième mi-temps, nos joueurs repartaient à l’assaut de la ligne black. Dès l’entame une belle combinaison du revenant Jauzion avait failli envoyer à dame Maxime Médard. L’action se concluait par une mêlée à cinq mètres de l’en-but adverse. (46e)

Sur cette mêlée, les Français mettaient à la faute les Whites. A ce moment-là, la France menait en mêlée et obtenait une pénalité. Au lieu d’enfoncer le clou pour montrer que l’équipe était là, décision de tenter la pénalité était prise et cette dernière était ratée. (48e)

L’équipe de France avait choisi de joueur petit bras une pénalité en coin contre le vent alors qu’une nouvelle mêlée pouvait nous remettre dans le match et montrer aux Blacks que les joueurs n’avaient pas oublié la première mi-temps…

They are all backs

La suite fut un long calvaire pour notre XV de France. Dominé dans le jeu, dans les rucks, avec un rééquilibrage total en mêlée fermée, le XV de France s’était éteint avec les sorties des meilleurs avants du match Servat et Chabal. Comment ne pas se rappeler cette petite merveille de jeu au pied par-dessus fait par… un 2e ligne nous ramenant au gouffre technique existant entre cette équipe légendaire et notre formation par poste (65e)… Les deux essais sur des actions de relance restaient anecdotiques, nous renvoyant à notre bon vieux syndrome : nous sommes incapables d’enchaîner deux performances de haut niveau…

Lire la deuxième partie…

Le rugby français est ridicule !

Posted in Tests matchs par Frédérick Bridonneau sur 28 novembre 2009

Source : Rugby-Guyane

Les résultats des deux derbys chocs sont-ils vraiment révélateurs ?

Cette 13ème journée de Top 14 qui devait être riche en chocs a vu se dérouler des matchs peu intéressants et quelques grosses surprises…

Avec les défaites des deux Stades et de Perpignan, le Top 14 a accouché d’une journée au rabais tant au niveau de jeu qu’en termes de suspens. Que ce soit au Racing, à Castres ou à Albi, l’absence de nombreux joueurs internationaux a pénalisé le spectacle (rien que du côté toulousain et parisien, il manquait vingt-deux joueurs partis dans les diverses sélections, sans parler des blessés). Ainsi, quelle valeur attribuer aux résultats des deux derbys se déroulant ce week-end, celui de la région parisienne et celui de la Garonne ?

Bien entendu, les victoires des Castrais et des Racingmens respectivement face aux Toulousains et aux Parisiens ne souffrent d’aucune contestation aujourd’hui mais le résultat aurait-il été le même avec les effectifs au complet ?

« L’intérêt national » au détriment des clubs…

Peu importe la réponse mais le problème devient l’équipe de France. Pourquoi les clubs devraient-ils toujours payer les pots cassés d’un calendrier incohérent entre Nord et Sud ? Depuis 2003 et les pleurs du sélectionneur et du président de la Fédération, les clubs sont systématiquement mis en porte à faux au nom de « l’intérêt national »…

Voici un petit rappel des sacrifices consentis par les clubs. L’année emblématique fut très certainement 2006-2007. Pour préparer la Coupe du Monde qui se déroulait en France, les clubs acceptèrent de ne pas jouer pendant l’intégralité du Tournoi des VI Nations, soit deux mois de coupures. Avec un Tournoi qui fut loin d’être une réussite, marqué par une défaite contre l’Angleterre, les clubs durent jouer plusieurs matchs en semaine avec les conséquences que l’on connaît surtout pour les petits clubs. Ainsi, les formations historiques de Narbonne et d’Agen furent reléguées en Pro D2 où elles végètent depuis.

Nous ne reviendrons pas sur la Coupe du Monde où le XV de France connut 3 défaites (Argentine par deux fois et Angleterre) mais il faut tout de même souligner l’écart entre les concessions effectuées par les clubs et la qualité des résultats de la sélection nationale.

Non seulement ces doublons sont un scandale mais ils forcent les clubs à jouer une course à l’armement, surtout dans le haut du tableau, soulignant le caractère de plus en plus « professionnel » du rugby.

Nos dirigeants se plaignent sans arrêt du nombre d’étrangers dans le championnat mais comment faire autrement avec une équipe de France phagocyteuse de temps pour nos clubs ? Comment construire avec des internationaux absents neuf journées de championnat par an ? Sans compter la perte des automatismes…

Les clubs plutôt que l’équipe de France ?

Il est évident que la sélection nuit à l’intérêt des clubs et des performances françaises en H Cup. Or en France, la H Cup et le championnat ont une valeur importante, indépendamment du Tournoi des VI Nations. Au contraire des Celtes qui, quant à eux, jouent moins en club pour préserver la prédominance des différentes sélections nationales (Pays de Galle, Irlande, etc.). Ainsi, la H Cup ne leur sert qu’à préparer les échéances internationales (Tournoi ou Coupe du Monde). Mais de son côté, la France n’a jamais donné historiquement la préférence à son équipe nationale. Car l’Hexagone ovale est avant tout une terre de clubs et, même si l’équipe de France demeure très prestigieuse, elle n’est envisagée que dans un second temps, comme un honneur fait aux meilleurs joueurs du championnat.

Alors oui, redonnons le pouvoir à nos clubs, ne serait-ce qu’une saison pour montrer que le rugby français a un beau championnat et peut exister sur la scène européenne. L’équipe de France a eu sa chance en 2007 et l’a gâché. Sans parler du relent d’un passé nationaliste que les clubs ont rendu caduque avec un métissage mondial !

Analyse de la liste des 30 de Lièvremont

Posted in Tests matchs par Frédérick Bridonneau sur 7 novembre 2009

Source :Rugby365

En première ligne :

La première incohérence tient à la présence de cinq piliers (Barcella (BO), Domingo (Clermont), Marconnet (SF), Mas (USAP), Ducalcon (CO)) dont un des plus contestés du moment et en opposition totale avec la politique jeuniste du staff. Incohérence doublée par la sélection de seulement deux talonneurs (Servat (ST), Szarzewski (SF)).

La présence du très expérimenté Marconnet est étonnante. Peu convaincant lors des rencontres face au Stade Toulousain et à Perpignan, Sylvain Marconnet semblait devoir céder sa place à un Jean Baptiste Poux (ST) tout aussi polyvalent et qui l’avait copieusement dominé au Stadium le mois dernier….

L’absence d’un troisième talonneur constitue donc la deuxième incohérence de cette première ligne et risque de peser lourd dans l’enchaînement des match de haut niveau. Le Catalan Guirado, excellent depuis le début de saison, est le grand absent de cette liste ainsi que Benoit Lecouls (ST) qui est persona non gratta

En deuxième ligne :

Nous retrouvons avec un grand plaisir la paire la plus prometteuse observée sous l’ère Lièvremont Papé (SF) – Millo Chlusky (ST). Mais que viennent faire Nallet et Chabal (RM 92) complètement transparents à ce poste en ce début de saison ?

Guillaume Vilaceca qui fut très bon avec l’USAP peut regretter son absence de barbe….

En troisième ligne :

La continuité est de bon augure surtout que la troisième ligne Harinordoquy – Picamoles – Dusautoir paraît extrêmement solide…

En revanche, les sélections de Burban (SF) mais surtout Lapandry (Clermont) interrogent…

Tout comme Jean Bouilhou (ST), Jean Pierre Perez, pièce maitresse des Champions en titre perpignanais, semble payer son « âge » et le fait de n’être pas passé par la classe biberon de Lièvremont….

A la charnière :

L’absence du lutin toulousain Elissalde demeure une énigme. Considéré par l’ensemble des spécialistes comme le meilleur 9/10 français, il a été encore écarté de la liste au profit du chouchou Morgan Parra, transparent à l’ASM. Cela questionne tout autant….

Le retour de Michalak est une preuve des nouvelles incohérences de notre coach national. Sélectionnable il y a un an comme demi de mêlée et uniquement en tant que tel, son retour prématuré au poste d’ouvreur à tout d’un cadeau empoisonné… Depuis le début de son mandat, le sélectionneur du XV de France a toujours donné l’impression de vouloir s’en débarrasser…

Quant à Julien Dupuy et François Trinh Duc qui sont confirmés dans leur poste, cela ne peut ni choquer ni paraître incongru.

Source :RBS 6 Nation

Au centre :

La sélection de la paire catalane (Marty et Mermoz) est logique et n’inquiète pas le moins du monde.

Au contraire des sélections de Jauzion et David (ST) qui s’ajoutent aux nombreuses fantaisies de cette liste. Yannick Jauzion retrouve à peine son niveau et Yann David, s’il commence à s’acclimater au moule toulousain, reste un peu trop « coffre à ballon » pour mériter sa place en Bleu.

Ensuite, le cas Bastareaud ne manque pas de susciter quelques inquiétudes chez les spécialistes : que faut-il faire pour 2011 ? Doit-on miser sur lui ? Je pense que non. Notre grand ami Murdoch se ferait un malin plaisir de ressortir cette histoire, de l’envenimer et de mettre un surplus de pression tant sur l’équipe que sur le joueur.

Enfin, Florian Fritz a tout l’air du dindon de la farce. Sanctionné pour un oubli de passeport et un retard après une suspension en junior de plusieurs mois pour une troisième mi-temps trop arrosée, il subit une sanction disproportionnée…. Si l’on compare à l’affaire Bastareaud, devenue affaire d’Etat, le meilleur trois-quarts toulousain fait office de victime… De là à y voir un lien avec le scandale de cet été, certains franchiront le pas….

Aux ailes :

Les flèches toulousaines Heymans et Clerc sont là pour encadrer le jeune Benjamin Fall (Bayonne). Mais la présence de Cédric Heymans, poussé sur le banc par Yves Donguy au Stade Toulousain, est vraiment surprenante d’autant que Donguy, encore assez jeune, pourrait être pris dans la perspective jeuniste qui caractérise les entraîneurs du XV de France.

Mais que dire du choix de Fall quand Candelon (USAP) n’est pas retenu pour ces tests de novembre ?

Ce jeunisme exacerbé, et le manque d’expérience qui va avec, nous amènera à rentrer chez nous sans passer les poules en 2011…

A l’arrière :

Maxime Médard (ST) est incontournable en ce moment de par son jeu au pied et ses relances, sans parler de sa complémentarité avec ses coéquipiers rouge et noir, Clerc et Heymans…

Mais que vient faire Damien Traille (BO) à l’arrière ? L’expérience de la demi-finale perdue face aux Anglais à la Coupe du Monde 2007 et son manque d’automatismes à ce poste n’ont vraisemblablement pas suffi.

Lièvremont prévoit-il de tourner une pub Madrange ?

Que retenir de tout cela ?

En conclusion, plusieurs incohérences et le jeunisme exacerbé de Marc Lièvremont risquent de nous coûter cher dans l’optique du mondial 2011. Il reste treize matchs (si certains tests ne sont pas annulés pour cause de Coupe du Monde) et cette absence de constance dans les choix, qui plus est discutables, nous conduisent probablement droit dans le mur…. La France ne sortant pas des poules face aux Tonga ? C’est une hypothèse de plus en plus crédible….

Bilan de la Tournée d’été du XV de France

Posted in Tests matchs par Frédérick Bridonneau sur 15 juillet 2009

Une victoire encourageante

Source :La dépêche

Le premier match de cette tournée a vu les Bleus s’imposer dans un match référence au niveau international. Ils ont battu les Blacks 27-22 sur leur Terre, à Dunedin. De ce match, plusieurs certitudes sont enfin ressorties : nous avons pléthore de demis de mêlée, les « 9 », entre Parra, Dupuy, Elissalde, Tillous Bordes et des poursuivants comme Michalak ou Yachvili, il n’y a pas de carence à ce poste et la variété dans le style est un vrai plus. Nous nous sommes également trouvé une 2ème ligne d’avenir et exceptionnellement prometteuse avec le retour de Pascal Papé et l’éclosion sur la scène internationale de Romain Millo-Chlusky. Ceci nous promet de nombreuses années très réjouissantes, l’après-Pelous semble enfin éclairci. Au poste de talonneur, le remplaçant ou du moins, le principal concurrent de Szarzeswky est tout trouvé. William Servat a enfin pu concrétisé tout ce qu’on attendait de lui au niveau international (on regrettera qu’il fut blessé si longtemps en 2005-06-07…).
Mais tout n’est pas rose. Sur les trois essais inscrits lors de ce match, un seul fut le fruit d’une relance construite. L’essai de Trinh-D’uc résulte d’un exploit individuel et l’interception de Médard d’un bon jeu de défense. Seul l’essai de Servat (et dans quelle mesure…) fut l’œuvre d’une relance et d’un jeu construit. Malgré tout, après une saison marathon, la victoire est très encourageante pour l’avenir et ouvre de vraies perspectives réjouissantes.

 

Une défaite frustrante

 

Source :Rugby 365

Arriva alors le 2ème test match, une semaine plus tard, le 20 juin, cette fois-ci à Wellington. Si le premier test avait permis de faire le parallèle entre l’essai de N’Tamack et celui de Médard sur interception, comme un passage de flambeaux entre les deux joyaux toulousains, la Black Panther et l’Edwards moderne ; le 2ème test allait-il conclure la Tournée de la même manière qu’en 1994 ? Ce match fut la preuve par 3 que les deux derniers sélectionneurs du XV de France sont incapables de s’adapter au contexte météorologique… Comment ne pas comparer la défaite de 2003 contre les Anglais et celle de ce deuxième test contre les Blacks cette année ?
Malheureusement, nous n’avons pas chanté sous la pluie mais assisté à un simulacre de match pratiqué par des joueurs inadaptés à ces conditions… Sans jeter le blâme sur François TrinhD’uc et sur Maxime Mermoz, leurs remplaçants du jour, Beauxis et Bastareaud, étaient à mon sens mieux adaptés à ce contexte, le premier par un jeu au pied exceptionnel, le second par une défense sur l’homme très physique. En venant mourir à 14-10, le XV de France peut s’en vouloir d’avoir laissé passer une chance historique de s’imposer face aux Blacks par deux fois…. Malgré un essai d’Heymans sur un exploit personnel, la pauvreté de ce jeu inadapté fut telle que ce match est à oublier…

Le match de trop…

Le 27 juin, le dernier test contre l’Australie à Sydney fut le match de trop d’une saison bien trop longue… Avec des joueurs usés sur le terrain, qu’en tirer comme conclusion ? Comme pour le 2ème test, le manque d’adaptation stratégique a été fatal aux Bleus. L’axe 9-10-15 composé de joueurs qui jouent au pied provoqua la perte du XV de France. Sur temps sec, le test de Mermoz en demi d’ouverture après la blessure de Beauxis et la sortie de Yachvili auraient certainement permis de dynamiser le jeu… Une nouvelle fois, une erreur de casting…

La France ne sait-elle marquer que sur des exploits personnels ?

Si on se fie à cette tournée, la réponse tend vers le oui… Seul un essai fut un essai construit… Quelles en sont les causes ?
Le premier motif de cet état de fait : il n’y a pas de patron à l’ouverture en équipe de France… Le Montpelliérain (François Trinh-Duc) et le Parisien (Lionel Beauxis) ont tous deux monté leur limite lors de cette tournée.
Le premier n’a pas un jeu au pied de qualité, que ce soit en attaque ou en défense et le 2e par une absence longue d’un mois et des soucis récurrents en défense et dans son jeu au pied (sur ce match et par une méforme complète). Sa défense fut une véritable passoire et l’essai australien est malheureusement et de sa responsabilité. On peut également souligner son manque d’alternance dans le jeu. Une nouvelle fois, la question reste posée : quel ouvreur pour le XV de France ? Si Michalak revient bien, ses qualités feraient de lui une excellente alternative pour le jeu français. On pourrait également espérer l’éclosion de Matthieu Bélie ou celle du jeune ouvreur du Racing, Jonathan Wisniewski, pour venir remuer l’équipe et apporter de nouvelles solutions.

Le bilan de cette tournée restera mitigé. Après un premier match plein de promesses, les deux derniers tests se sont avérés moins séduisants et plus qu’une équipe, c’est un sélectionneur qui est remis en cause par sa capacité d’adaptation à un contexte donné. Cependant, Marc Lièvremont a sauvé sa tête lors de cette tournée. Qu’en sera-t-il au mois de novembre ? La question reste entière…

Soutien à Matthieu Bastareaud

Posted in Tests matchs par Frédérick Bridonneau sur 22 juin 2009

Source :Rugbyrama

Je désire envoyer à Matthieu Bastareaud un message de soutien et nous lui souhaitons un prompt et rapide rétablissement.
Ce genre de comportement, malheureusement plus si rare dans le rugby (du Top 14 à la Fédérale 3), doit être condamné à tous les niveaux. Cette attitude est inacceptable pour tout amoureux de l’ovalie et ne doit plus jamais se reproduire.
En souhaitant un rétablissement très rapide, j’espère qu’il aura l’occasion de prouver en novembre prochain sa qualité sur le terrain et clore définitivement le caquet de ces pseudos supporters. A 2 ans de la Coupe du Monde, tous les événements de cette tournée suscitent de graves inquiétudes quand à l’accueil réservé aux supporters des différentes nations….

Bilan du XV français à l’issue de cette tournée d’automne

Posted in Tests matchs par Frédérick Bridonneau sur 25 novembre 2008

Rappel des trois matchs

Le premier match se déroule contre l’Argentine, une équipe contre laquelle nous avons perdu 6 des 7 dernières rencontres. Le bilan de Laporte est désastreux. Le XV de France dans un match gâché par des conditions de jeux difficiles réussit à s’imposer sur le score de 12 à 6. Sur ce match, l’équipe ne brille pas par son fond de jeu mais réussit à s’imposer : c’est bon pour la confiance.

Le deuxième match ne présente aucun intérêt : très vite, Ellissalde est blessé et Nalaga est expulsé.

Enfin le test contre l’Australie s’achève par une défaite et par la défaillance du buteur du jour, Skréla. La France, sur ce match fait jeu égal avec l’Australie.

 

Qui a marqué des points ?

Incontestablement, Tillous Bordes a gagné ses jalons de remplaçant au côté de Jean Baptiste Ellissalde. Il a montré d’incroyables qualités physiques mais semble un peu tendre sur son jeu au pied et sur ses sorties de mêlée. Médard m’a convaincu en 15, il a su, sans être brillant, assurer les fondamentaux, mais comme les Toulousains (au moins ceux de la ligne de 3/4), il semble en retrait sur sa force créative. Novès semble régler l’adaptation et la stratégie en ce moment. Faure est le joueur de la mêlée à avoir vraiment su tirer son épingle du jeu. En 2ème ligne Millo et Chabal semblent être les grands vainqueurs à ce petit jeu, comment ne pas les imaginer en titulaires lors du prochain tournoi ? En 3ème ligne, Harinordoqui a retrouvé un excellent niveau et les deux Montpelliérains ont confirmé leur potentiel.

 

Qui en a perdu ?

Skréla semble voué à quitter l’EDF après son match contre l’Australie… Dommage, ses progrès sont grands depuis son arrivée à Toulouse dans l’animation offensive. Nallet est passé au travers…

 

Quel bilan du fond de jeu ?

Entre le jeu à tout va et certaines prestations de cette tournée, on ne peut tirer aucun enseignement. Il va falloir attendre le tournoi et voir une possible évolution dans le jeu avec une continuité et une alternance qui doit savoir s’imposer entre jeu au pied et jeu de mouvement.

 

Les points noirs de la tournée

Comment ne pas citer la défaite contre l’Australie ? La défaite des buteurs. Pour moi Skréla ne peut être tenu responsable, c’est aux entraineurs d’exiger un autre buteur ou à Traille de prendre ses responsabilités. Il est facile de dire après coup "j’étais prêt" mais de ne pas aller voir David pour lui dire qu’il prend le relais. Ce manque de charisme, de leadership est inquiétant. Heureusement, Traille est à mon avis, le 4e choix au centre derrière Jauzion, Baby, Fritz et David.

En conclusion, l’équipe de France se cherche. Le niveau doit s’élever pendant le prochain tournoi, il va falloir dégager une cohérence dans le jeu et savoir s’imposer et scorer pendant les temps fort.