La Tribune du Sport


Mondiaux de natation 2011 : il est des bronzes qui valent plus que l’argent

Mélanie Hénique (source : Eurosport.fr)

Pour les deux derniers jours de ces Championnats du monde à Shanghai, la France a glané trois médailles supplémentaires. De prime abord, l’argent pour Camille Lacourt dimanche sur 50m dos paraît plus prestigieux que les bronzes obtenus samedi par Mélanie Hénique sur 50m papillon et par Alain Bernard sur 50m NL. En réalité, ces deux dernières breloques ont été bien plus difficiles à aller chercher. Analyse. (more…)

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Mondiaux de natation 2011 : la fulgurance argentée du relais 4x200m masculin !

Le relais français exulte (source : Sports.fr)

Pour cette 6ème journée des Mondiaux de Shanghai, la France a obtenu sa 7ème médaille et celle-ci est d’argent. Elle a été décrochée par le relais 4x200m NL (Agnel, Mallet, Stravius, Gillot) au terme d’une course épique finalement remportée par les Américains ! Par ailleurs, trois Français seront en finale samedi. (more…)

Mondiaux de natation 2011 : la vague William Meynard en bronze !

Source : LeJDD.fr

Cette 5ème journée des Mondiaux de natation à Shangaï aura permis à la France de glaner sa sixième médaille. Ceci grâce à William Meynard qui a décroché le bronze lors de l’épreuve reine du 100m nage libre. Par ailleurs, 4ème place pour le relais féminin 4x200m NL. (more…)

Mondiaux de natation 2011 : le bronze pour Muffat sur 200m nage libre !

Posted in Natation par Roland Richard sur 27 juillet 2011
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Source : Europe1.fr

Les Français disputaient deux finales mercredi pour la 4ème journée des championnats du monde de natation à Shangaï. Camille Muffat a obtenu le bronze sur 200m nage libre tandis que Sébastien Rouault a terminé à une 8ème place logique lors de la finale du 800m n.l. Par ailleurs, William Meynard et Fabien Gilot sont en finale du 100m n.l. (more…)

Mondiaux de natation 2011 : c’est ainsi que s’écrivent les légendes

Source : LeFigaro.fr

Les Français ont enfin obtenu leur premier titre mondial masculin en natation grâce à Camille Lacourt et Jérémy Stravius à l’issue d’un scénario invraisemblable puisque les deux nageurs ont obtenu le même chrono. D’autre part, Agnel termine 5ème en finale du 200m n.l., une épreuve où Camille Muffat s’est quant à elle qualifiée pour la finale féminine. Enfin, Sébastien Rouault est en finale du 800m. (more…)

Mondiaux de natation 2011 : pas de titre pour la France mais beaucoup d’émotion !

Source : L'Express.fr

Alors que la France a déjà disputé quatre finales en natation sportive et espérait une médaille d’or en relais 4×100 masculin, elle n’a glané que deux médailles et aucune dans le plus précieux des métaux. Retour sur les journées de dimanche et lundi à Shangaï. (more…)

Ch. d’Eur de Budapest : une fin en apothéose pour la France

Posted in Natation par Roland Richard sur 16 août 2010
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Les médaillés français de Budapest (source : LeMonde.fr)

La victoire de Bousquet consacre la domination française sur le sprint masculin européen

Source : Eurosport.fr

Ca n’aura duré que 21 secondes et 49 centièmes. Si dimanche, Frédérick Bousquet n’a pas réédité sa performance des demi-finales en 21’’36, il a néanmoins étrillé la concurrence puisque ni le Suédois Stefan Nystrand, deuxième (21’’69), ni l’autre Français Fabien Gilot, troisième (21’’76) n’ont pu résister à la terrible accélération aux vingt-cinq mètres du nageur de Marseille. Au-delà d’un septième titre européen pour la France, Bousquet a battu pour la seconde fois en deux jours la meilleure performance de l’année (21’’55) du champion olympique et champion du monde de la distance, César Cielo.

Et pourtant, ça n’avait rien d’évident. Pour le quintuple champion de France de la distance, il manquait un titre international. Quelque chose pour venir confirmer son talent mais aussi faire oublier les affres de la Jaked puis de sa suppression. En grand bassin, le Perpignanais n’avait tout simplement jamais réussi à faire mieux que deuxième sur 50 m nage libre, c’était aux championnats du Monde à Rome, en 2009. Détenteur jusqu’en décembre dernier du record du monde de la discipline (20’’94) en étant, au passage, devenu le premier homme à passer sous la barre des 21’’00, Frédérick Bousquet avait tout à prouver lors de ces championnats d’Europe.

En l’absence d’Amaury Leveaux, vice-champion olympique à Pékin, et d’Alain Bernard, médaille de bronze à ces mêmes J.O., tous deux éliminés dès les séries, Bousquet et Gilot devaient s’illustrer. Ils devaient également montrer à César Cielo que sa meilleure performance de l’année effectuée en juin en France n’était pas insurmontable. Que le Brésilien n’était pas seul au monde.

Finalement, ce titre sur 50 m vient consacrer la suprématie française sur le sprint continental masculin en particulier, et sur la nage libre en général, avec le titre sur 50 m (Bousquet), sur 100 m (Bernard), sur 400 m (Agnel), sur 800 m (Rouault) et sur 1 500 m (Rouault). Il ne manque que le succès sur 200 m n. l. où l’on regrettera peut-être longtemps que Yannick Agnel n’ait pas réalisé les minimas aux championnats de France en avril car il aurait peut-être pu effectuer un second exploit en s’imposant à nouveau face à Paul Biedermann. Cette chance de remporter les six titres européens en n.l. ne se représentera probablement pas. Mais ne boudons pas notre plaisir, nous avons vu à l’œuvre quatre grands bonhommes de la natation européenne qui peuvent légitimement nourrir des espoirs de titres mondiaux et c’est une bonne chose pour la France.

La victoire d’un relais 4×100 m 4 nages est symbolique

Source : Leparisien.fr

Au-delà de la victoire des Tricolores qui apporte une médaille d’or de plus au compteur de la France, c’est un symbole très fort que de remporter un relais 4×100 m 4 nages. Ce que les sprinteurs masculins de toutes les nages ont fait signifie donc beaucoup.

C’était la dernière épreuve, la dernière finale. Et l’histoire de ces quatrièmes championnats d’Europe à Budapest, les trentièmes en tout, s’est refermée. Le temps d’un songe, de pas mal d’éclaboussures mais aussi de vibrations profondes. On a beaucoup dit que les athlètes et leurs dix-huit médailles aux championnats d’Europe de Barcelone fin juillet avaient raccommodé le lien qui unit le public français et ses représentants sportifs nationaux. Après le fiasco des footballeurs à la Coupe du Monde sud-africaine, les nageurs ont eux aussi montré du cœur à l’ouvrage. Ils ont participé à la reconstitution de cet amour très fort que les Français(e)s peuvent donner à leurs sportif(ve)s. Et désormais, la natation comme l’athlétisme, considérés dans les années 1960 comme les « sports de base », ont trouvé une seconde jeunesse médiatique.

Il n’y a plus seulement Alain Bernard, Laure Manaudou, Marie-José Perec et Jean Galfione. Non. La France est redevenue une nation majeure de l’athlétisme et de la natation, pas seulement sur le plan sportif mais aussi sur le plan médiatique.

Ainsi, assister à cette finale victorieuse du 4×100 m 4 nages symbolise l’union d’une France sportive retrouvée. Camille Lacourt (au centre à g., photo du bas) entendait en tout premier lieu prouver que sa victoire face à Liam Tancock n’était pas le fruit du hasard. Opposé au Britannique lors du premier relais, il n’en a fait qu’une bouchée. A l’instar du Russe, deuxième mais à 1’’73 ou du Néerlandais, troisième à 2’’02, le champion d’Europe du 50 m et du 100 m dos a fait honneur à son statut. Seul nageur de toute la compétition à battre un record d’Europe (n.d.l.r. c’était sur 100 m dos en 52’’11) et à s’approcher d’un record du monde (24’’07 sur 50 m dos tandis que le record du monde est à 24’’04), il a contribué très largement à la victoire française.

Source : Lequipe.fr

Hugues Duboscq (à d.) a ensuite pris le relais à la brasse. Le nageur du CN Havrais a d’ailleurs enfin décroché sa première médaille d’or –de toute sa carrière – en grand bassin. Accentuant l’avance française en la portant à 2’’03 d’avance sur les Russes et 3’’12 sur les Italiens, il a permis à Frédérick Bousquet (au centre à d.) de nager plus sereinement le 100 m papillon face au champion d’Europe russe, Korotyshkin. Conservant ainsi 1’’46 sur les Russes et 2’’70 sur les Néerlandais à nouveau troisièmes à l’issue du « pap’ », le relais français a construit sa victoire en faisant la course devant tout le long des 3’31’’32 qu’il a fallu pour faire les quatre allers-retours.

La surprise du relais, Fabien Gilot (à g.), venait en effet conclure un travail bien commencé en réalisant tout simplement le meilleur temps sur 100 m nage libre de toute la compétition. Claquant un temps galactique de 47’’35 (lancé), il a tout simplement réalisé la meilleure course sur 100 m n.l. de ces championnats d’Europe. Comme déjà expliqué, un départ lancé permet de gagner quelques dixièmes (huit environ) sur le temps réaction habituellement nécessaire lorsqu’on plonge au bruit de klaxon du départ. Si vous ajoutez ces huit dixièmes, qui représentent une moyenne de temps de réaction, vous obtenez un temps de 48’’15. Ce n’est évidemment qu’une estimation. Mais jusqu’ici, le meilleur chrono de la compétition était l’œuvre du Russe Lagunov en 48’’23 lors du premier relais du 4×100 m nage libre de lundi. Fabien Gilot pourrait donc bien réfléchir à participer désormais au 100 m nage libre en individuelle tant sa performance en relais 4×100 4 nages a été époustouflante.

En effet, le Russe Lagunov, également finisseur du relais 4×100 4 nages russe, a été battu par Gillot puisque l’écart était finalement, entre la France et la Russie, de 1’’57. Mais il faut rappeler que Lagunov, avec son chrono de 48’’23, avait tout simplement réalisé la deuxième meilleure performance de tous les temps en maillot de bain. Le meilleur temps étant encore la propriété d’Alexander Popov (48’’21 en 1994 à Monaco).

Mais au-delà des performances individuelles, toutes exceptionnelles, il faut donc noter la force du sprint français masculin qui a récolté la médaille la plus prestigieuse en relais, celle qui confine à l’excellence de toute une nation. Car détenir quatre grands nageurs dans les quatre nages de la natation sportive, c’est une denrée rare et recherchée. La France l’a. A Shangaï pour les championnats du Monde l’an prochain comme à Londres pour les Jeux Olympiques en 2012, il ne sera pas stupide d’espérer un titre olympique supplémentaire après ceux tout autant possibles de Camille Lacourt sur 100 m dos, de Frédérick Bousquet sur 50 m nage libre et d’Alain Bernard ou de Fabien Gilot sur 100 m n. l. N’oublions pas non plus le relais 4×100 m nage libre que les Bleus finiront bien par gagner un jour ainsi que la progression de Yannick Agnel qui sera sans doute importante d’ici les prochains Jeux.

Ophélie-Cyrielle Etienne cache la forêt des désillusions

Source : rmc.fr

En revanche, en deux jours, les trois piliers de la nage féminine tricolore ont déçu tout le monde, à commencer par elles-mêmes.

Tout a débuté samedi à 17h31 lorsque Camille Muffat (photo) et Coralie Balmy se sont avancées, confiantes, pour disputer la finale du 200 m nage libre. Déjà très désappointée de sa contre-performance lors du 200 m 4 nages jeudi où elle avait fini quatrième, Muffat avait les dents qui rayaient le parquet, ou plutôt le bord du bassin. Qualifiée avec le troisième chrono des demi-finales, elle pouvait espérer ajouter à sa médaille d’argent du relais 4×200 m, une breloque individuelle. Mais s’il n’y avait probablement rien à faire face à la championne du monde Federica Pellegrini (1’55’’45), les deux autres jeunes femmes montées sur le podium étaient davantage à sa portée.

Cependant, il fallait être forte dans sa tête. Or avec un temps de 1’57’’58, Camille Muffat a à peine amélioré le temps produit pour se hisser en finale (1’57’’97). A l’inverse, la juvénile Allemande de 18 ans, Silke Lippok n’a pas fait dans le détail (1’56’’98). Prenant en main la course dès le départ, elle n’a été reprise que dans les cinquante derniers mètres par l’Italienne. La nageuse d’outre-Rhin n’en est d’ailleurs pas à son galop d’essai puisqu’elle était membre du relais victorieux sur 4×100 m n.l. ainsi que de l’autre relais, 4×100 4 nages, décrochant le bronze. En revanche, Agnes Mutina, troisième de ce 200 m nage libre était plus que prenable (1’57’’12). Muffat échoue donc pour la deuxième fois de ces championnats à la pire des positions tandis que Coralie Balmy termine à une huitième place inutile, après avoir pourtant été troisième au virage des cent mètres (1’58’’78).

Source : Sport24.com

Et le naufrage des taulières ne s’est pas arrêté là. Dimanche, 17h21, Aurore Mongel se présente sur les starting-blocks pour participer à la finale 200 m papillon où elle est tenante du titre. Qualifiée la veille avec le septième temps des demi-finales (2’09’’23), elle n’est pas passée loin de la porte de sortie puisque la neuvième a réalisé un temps de 2’09’’26…

Motivée, souriante mais tendue, la nageuse de Mulhouse s’est élancée avec toute sa hargne. Mais comme pour Camille Muffat sur 200 m 4 nages, la Hongroise Katinka Hosszu fut sans pitié et remportait la finale en 2’06’’71, loin devant Mongel, cinquième en 2’08’’87, à plus d’une seconde du podium.

Vingt minutes plus tard, le 400 m n.l. pouvait permettre à Coralie Balmy (photo) d’espérer quelque chose de ces championnats continentaux en individuel. Médaillée d’argent à Eindhoven il y a deux ans, elle était l’une des outsiders en l’absence de la championne du Monde, Federica Pellegrini, forfait pour cause de fièvre. Mais arrivée en finale avec un chrono piteux de 4’10’’50 (septième temps des séries), elle n’avait visiblement pas le niveau pour venir perturber la marche en avant de Rebecca Adlington, médaillée d’or (4’04’’55), de la Danoise Lotte Friis, troisième (en 4’07’’10 et déjà titrée sur 800 et 1 500 m nage libre) ou bien de la Roumaine entraînée par Philippe Lucas, Camelia Potec, quatrième (4’07’’81). Achevant sa course à la sixième place (4’09’’72), Coralie Balmy a terminé la compétition sur une fausse note dont on espère qu’elle ne sera pas préjudiciable pour la suite de sa carrière.

Source : RMC.fr

En revanche, la bonne surprise est venue, lors de cette course, de la seconde place arrachée par Ophélie Cyrielle-Etienne (photo) ! Après avoir déjà été sacrée vice-championne d’Europe sur 800 m nage libre derrière Friis puis médaillée d’argent en prenant part au relais 4×200 m, l’Alsacienne a encore bousculé la hiérarchie en se hissant à une place improbable de médaillée d’argent sur 400 m nage libre (4’05’’40), faisant ainsi presqu’aussi bien que Yannick Agnel. Et pratiquement au même âge (19 ans). Si la triple championne du Monde junior 2006 (200 m n.l., 4×100 m n.l. et 4×200 m) n’est pas une révélation pour le petit monde de la natation, elle en est une pour le grand public. Sans parler du fait qu’une concrétisation si jeune ne s’observe pas tous les jours.

Malheureusement, les quatre médailles françaises féminines auront toutes été obtenues avec de très jeunes nageuses : Mélanie Hénique (17 ans) médaillée de bronze sur 50 m papillon, Ophélie-Cyrielle Etienne (19 ans) vice-championne d’Europe du 400 m n.l. et du 800 m ainsi que membre du relais victorieux 4×200 m n.l. Un relais qui était composé de Coralie Balmy, Camille Muffat, Ophélie-Cyrielle Etienne mais aussi de Margaux Farell, pas plus vieille (19 ans). C’est donc la jeune génération qui a prouvé qu’elle pouvait faire des merveilles, à l’instar de Lara Grangeon (18 ans), sixième lors de la finale du 200 m 4 nages.

Symbolique de cette déroute de la natation française sans Laure Manaudou, sans Esther Baron et sans Maria Metella, toutes retraitées, la finale du 4×100 m 4 nages disputée par les Françaises ne leur a permis de décrocher que la septième place. Navrant.

Enfin, les bonnes surprises de Benjamin Stasiulis et du relais 4×200 m n.l.

Source : Lefigaro.fr

Malgré ce blason dur à redorer du côté des femmes, les messieurs ont assuré deux médailles supplémentaires samedi. C’est tout d’abord Benjamin Stasiulis (photo) qui a remporté le bronze sur 200 m dos (1’57’’37), tout proche du Russe Stanislav Donets, en or (1’57’’18) et de l’Autrichien Markus Rogan, en argent (1’57’’31). Dans l’ombre de Camille Lacourt (25 ans) et désormais de Jérémy Stravius (22 ans), Benjamin Stasiulis (24 ans) a enfin remporté une médaille au plus haut niveau. Dans son interview, le nageur du Team Lagardère semblait à la fois soulagé mais toujours déçu de toutes ces années de disette. Espérons que ce ne soit que le début d’une longue série pour lui.

Après cette belle surprise, le 4×200 m masculin est parvenu à dérocher une médaille de bronze (7’09’’70) derrière les Russes des Izotov et Lobintsev, déjà titrés sur 4×100 m n.l. (7’06’’71), et également derrière les Allemands emmenés par Paul Biedermann (7’08’’13). C’est d’ailleurs le duel des premiers relayeurs opposant Yannick Agnel et Paul Biedermann qui fut particulièrement intéressant dans cette finale. Remportée par l’Allemand, l’opposition a été remarquable d’intensité puisqu’Agnel a explosé le record de France (1’45’’83) tandis que Biedermann a nagé plus vite qu’en finale individuelle sur la même distance (1’45’’47). Attendant cette confrontation avec impatience depuis sa défaite face au Français lors de la finale du 400 m, il est venu le saluer à l’issue de la course.

Vingt-et-une médailles dont huit en or

 

Source : Google.com

L’heure n’est pas encore au bilan car le recul manque peut-être encore peu pour mesurer l’ampleur de ce nouveau record de médailles glanées par la France –le précédent record était de quinze dont six titres, en 2006, déjà à Budapest.

Mais deux tendances se dégagent malgré tout. La première c’est que la France dispose d’un foyer absolument phénoménal désormais dans toutes les nages masculines, y compris le papillon où Bousquet a remporté la médaille d’argent sur 50 m. Les Rouault, Duboscq, Lacourt, Bernard et autre Gilot ont prouvé leur excellence et leur maîtrise au plus haut niveau. Seule ombre au tableau, ce titre du 4x100m n.l. qui échappe encore et toujours aux Bleus

La seconde, c’est que la natation féminine est en déperdition. Comme dit plus haut, les ténors que devraient être Camille Muffat, Coralie Balmy et Aurore Mongel ont tous déçu. Et lourdement. Aucun titre en individuel et une seule médaille en relais avec le 4×200 m. La France féminine de la natation a une fois de plus montré ses béances. Malgré cela, une jeunesse ambitieuse et bien préparée montre le bout de son nez. En tête, Ophélie-Cyrielle Etienne, trois fois médaillée d’argent lors de ses championnats. Mais aussi Mélanie Hénique, en bronze sur 50 m papillon. On retiendra aussi les excellentes prestations de Lara Grangeon et de Margaux Farell. Mais il y a du travail à accomplir d’ici les championnats du Monde l’année prochaine, à Shangaï…

Ch. d’Eur de Budapest : Alain Bernard sur le toit de l’Europe !

Posted in Natation par Roland Richard sur 14 août 2010

Alain Bernard, chercheur d’or !

Source : Lefigaro.fr

Et l’expression n’est pas ici le fruit de l’imagination en panne d’un journaliste. Alain Bernard (photo) attendait ce nouveau titre international depuis deux ans et sa quête n’a cette fois-ci pas été déçue. Alors qu’une grande majorité des fans de natation ainsi que des spécialistes commençait à douter de la capacité du champion olympique à retrouver la confiance indispensable pour construire ce genre de succès, le nageur d’Antibes a finalement déjoué tous les pronostics pessimistes.

En finale, il avait pourtant fort à faire car il y avait face à lui des adversaires redoutables. A mon sens, le plus dangereux était Evgneiy Lagunov, deuxième meilleur performeur de tous les temps en maillot de bain avec un chrono de 48’’23 lundi lors des premiers 100 mètres du relais 4×100. Mais cette finale enregistrait également les présences d’Andrey Grechin, un autre Russe très puissant, de William Meynard, la nouvelle fusée du sprint français, mais aussi de Filippo Magnini. Car l’Italien est une véritable légende du sprint pré-combinaison. Champion du monde du 100 m libre en 2005 (Montréal) et en 2007 (Melbourne), il fut aussi champion d’Europe sur la distance à Madrid en 2004 et à Budapest en 2006.

Une nouvelle preuve a d’ailleurs été faite de sa capacité à sortir le grand jeu en l’absence des combinaisons tout-polyuréthane. Absent du podium de la distance à Pékin (2008) et absent tout court à Rome (2009), le Transalpin a pris une belle revanche en terminant à la quatrième place, devant Grechin et devant le Hollandais Verschuren.

Pour constituer l’ordre de la triplette victorieuse, les trois nageurs que sont Bernard, Lagunov et Meynard ont bataillé ferme. Le premier cinquante mètres est souvent favorable au champion olympique qui a l’habitude de se lancer très fort grâce à la puissance de son plongeon. Au virage, il est donc en tête avec dix centièmes d’avance sur Lagunov et dix-huit sur Grechin. Embarqué dans un duel épique contre ceux qui l’ont privé d’un titre sur 4×100 m, il va donner un coup de rein terrible au début des seconds cinquante mètres. Une tactique qui lâche Grechin et permet à Meynard de revenir dans la course. A vingt-cinq mètres du bord, Bernard semble dominer son sujet mais une fois encore, il doute. Ses bras se crispent. La peur de perdre le saisit tout à coup dans la tempête d’éclaboussures qui secouent les lignes du grand bassin hongrois. Mais malgré cette tension qui le gagne, il persiste. Lagunov est dans sa vague, juste derrière. Et c’est finalement la touche qui fait la différence. Alors qu’on pensait que Lagunov l’avait emporté, le Russe est finalement vaincu par le bras de Bernard, lancé de manière désespérée.

Source : Lexpress.fr

Avec un chrono de 48’’49, le Français n’a pas été tout à fait convaincant mais il a eu raison de le préciser : « Même si le chrono n’est pas là, une finale se joue sur l’adversité. » Et il est effectivement allé plus vite que les deux minots qui disputaient leur première grande finale internationale. Lagunov a terminé en 48’’52 et Meynard (à g.) en 48’’56.

Jean de la Fontaine avait beau dire : « Ni l’or ni la grandeur ne nous rendent heureux. », au vu de son sourire étincelant et de ses larmes mal cachées par les gouttes d’eau chlorée, Alain Bernard (à d.) était aux anges. Car les critiques n’ont pas épargné l’Antibois ces derniers mois. Pire, elles ont sans doute effrité sa confiance et blessé son amour-propre. Mais au lieu de se laisser enfoncer, le champion olympique et vice-champion du monde du 100 m a tenu son rang et conservé son titre continental acquis en 2008 à Eindhoven. Ces derniers jours, Denis Auguin, son entraîneur, s’évertuait à relativiser le parcours sans titre de Bernard ces deux dernières années en soulignant la place de vice-champion du monde à Rome, cependant il devait savoir qu’un champion n’aime pas les secondes places et que son public non plus.

Pour conclure sur cette histoire, il faut sans doute mesurer à quel point les combinaisons ont été préjudiciables pour les nageurs de crawl. Qu’il s’agisse de Paul Biedermann ou bien d’Alain Bernard, on a constaté que les grands champions au physique impressionnant de muscles, souffraient particulièrement de nager en maillot de bain. Leur masse était peut-être, et c’est une hypothèse que je vous soumets, mieux portée par l’exceptionnelle flottabilité du matériau des combinaisons Jaked et consorts. Des bonhommes de 85-90 kilos ressentent sans doute plus durement que les autres nageurs la disparition de ces tenues qui leur permettaient de gagner indéniablement en vitesse.

Comment pourrait-il en être autrement ? Paul Biedermann a été dominé par Agnel sur 400 m nage libre avec près de six secondes de retard sur son propre record du monde réalisé un an plus tôt. L’Allemand n’a d’ailleurs pas fait beaucoup mieux sur 200 m nage libre où il a réalisé un temps de 1’46’’06, soit à plus de quatre secondes de son record du monde romain (1’42’’00). Enfin, Alain Bernard est venu conclure cette démonstration anti-combinaison avec un meilleur temps cette saison de 48’’49 sur 100 m alors que son propre record est de 47’’12 (n.d.l.r. record d’Europe).

La finale du 100 m nage libre en vidéo (commentaire italien)

http://www.youtube.com/v/KSQfgTGvwQc?fs=1&hl=fr_FR

Le « Rouault compresseur » (surnom trouvé par les supporters présents à Budapest)

Source : RMC.fr

Une demi-heure avant, aux alentours de 17h, Sébastien Rouault a signé le second doublé continental de la délégation française après celui de Camille Lacourt jeudi. Déjà victorieux sur 1 500 m nage libre mercredi après-midi, le « petit » nageur (1m82) de Mulhouse a signé un nouvel exploit sur 800 m (photo). A seulement vingt-quatre ans, il a remporté la finale devant l’Allemand de deux ans son cadet, Christian Kubush. Son chrono est exceptionnel, en 7’48’’28 (record de France et des championnats d’Europe), il a littéralement roulé sur l’eau et sur ses opposants du jour. Kubush a fini à près d’une seconde en 7’49’’12. Et l’Italien Pizzetti, troisième, à près de deux en 7’49’’94.

Et pourtant, la course n’a pas été si facile. Aux abords des cinquante derniers mètres, les deux jeunes nageurs allaient se disputer un véritable sprint. Confiant dans sa vitesse et son finish, le natif du Chesnay a accéléré sans paraître véritablement éprouvé et c’est dans les deux ultimes longueurs qu’il s’est imposé face à Kubush.

Désormais détenteur des records de France sur 800 m et sur 1 500 m, tout en ayant été le premier Français à descendre sous les quinze minutes sur 1 500 m, le Français a désormais écrit ses initiales au palmarès des championnats d’Europe. Et ceci quatre ans après avoir échoué à la seconde place sur 1 500 m dans ce même grand bassin de Budapest lors des championnats d’Europe 2006.

Malgré le caractère tardif de sa confirmation à l’échelle continentale, Sébastien Rouault compte déjà dix titres de champion de France à son actif. A dix-neuf ans, à Nancy (2005), il signait l’exploit de faire le doublé (déjà) 800 m – 1 500 m nage libre. Deux ans plus tard, à Saint-Raphaël (2007), il glanait quatre médailles : 400 m n. l., 800 m n.l., 1 500 m n.l. et 400 m 4 nages. A Dunkerque en 2008, il obtenait à nouveau le titre sur 1 500 m avant, en 2010, de gagner encore trois médailles d’or : sur 400 m, sur 1 500 m et sur 400 m 4 nages.

Rouault est désormais entré dans une cour supérieure. Néanmoins, il lui faudra désormais se confronter aux meilleurs mondiaux à Shangaï l’an prochain lors des championnats du monde. Car c’est là que se jouera sa réputation internationale. Le Tunisien Oussama Mellouli (photo, ch. du Monde et ch. olympique du 1 500 m), le Canadien Ryan Cochrane (vice-champion du monde du 1 500 m et médaillé de bronze aux J.O.) ainsi que les Chinois Zhang Lin (ch. du Monde sur 800 m) et Sun Yang (médaillé de bronze aux ch. du Monde sur 1 500 m) l’attendent de pied ferme car il faudra descendre encore fréquemment sous les 7’50’’00, si ce n’est sous les 7’45’’00 pour accrocher un podium mondial. Mais nous verrons déjà ce que font tous les noms précités sans combinaison…

La France compte désormais dix-sept médailles, dont quinze en natation sportive avec notamment six titres : le doublé de Camille Lacourt (50 m et 100 m dos), le doublé de Sébastien Rouault (800 m et 1 500 m nage libre), l’exploit de Yannick Agnel (400 m n. l.) et le succès d’Alain Bernard (100 m n. l.).

Enfin, Aurore Mongel n’a pas pu exister sur 100 m papillon face à Sarah Sjöström

Source : Kentucky.com

Il était un peu plus de dix-huit heures quand la doyenne de la natation française féminine, Aurore Mongel (28 ans, photo) est arrivée au bord de l’eau. Souriante mais un peu tendue, la collègue de Sébastien Rouault à Mulhouse n’a pas su s’inspirer de l’exploit de son copain d’entraînement. Mais la concurrence était autrement plus relevée, il faut bien le dire.

Dans les deux couloirs centraux, les deux bombes suédoises Sarah Sjöström et Therese Alshammar (déjà victorieuse sur 50 m papillon mardi) ne laissaient pas espérer beaucoup sinon la médaille de bronze. Mais voilà qu’en plus, il y avait la nageuse britannique Francesca Halsall, vainqueur du 100 m nage libre mercredi qui pointait le bout de sa jolie frimousse ambitieuse. De plus, Jeanette Ottesen, médaillée d’argent sur 50 m papillon, était également dans les starting-blocks.

Au final, c’est la plus jeune des Scandinaves, Sarah Sjöström (16 ans !), qui s’est imposée (57’’32) devant Francesca Halsall (57’’40), Therese Alshammar (57’’80) et Jeanette Ottesen (58’’21). Mais attention, Sarah Sjöström (photo) n’en est pas à son premier exploit ! A quinze ans, à Rome, elle remportait déjà le titre mondial sur la distance avec un chrono de 56’’06 (record du monde). Certes, c’était probablement en combinaison étant donné l’écart de temps avec son chrono de vendredi mais tout de même ! A seulement seize ans, la native de Handen est déjà championne du Monde et championne d’Europe du 100 m papillon. Pour l’anecdote, Mélanie Hénique avait battu Sjöström sur 50 m papillon mardi.

De son côté, Aurore Mongel, pourtant médaillée de bronze des derniers championnats d’Europe, n’a pu faire mieux qu’un temps de 58’’79 et terminer à une décevante sixième place. Pour sourire, il lui reste le 200 m papillon où elle est tenante du titre et dont elle disputera les demi-finales samedi après-midi.

Les finales ou demi-finales du jour pour les Français(e)s

Source : RMC.fr

Tout commencera à 17h31 lorsque les Françaises Camille Muffat et Coralie Balmy (photo) participeront à la finale du 200 m nage libre. Si Federica Pellegrini sera probablement intouchable puisqu’elle a réalisé de loin le meilleur temps des demi-finales (1’56’’53), les Françaises peuvent espérer le doublé sur les deux autres marches du podium. Avec un chrono de 1’57’’97 (3ème temps des demis), Muffat pourrait ainsi oublier la désillusion individuelle qu’a représentée le 200 m 4 nages jeudi où elle avait terminé quatrième. De son côté, Balmy ne se présentera pas dans les meilleures dispositions puisqu’elle s’est hissée en finale avec le huitième temps (1’58’’58). Mais la médaille d’argent obtenue lors du relais 4×200 m jeudi soir pourrait bien la libérer.

A 18h13, vous pourrez assister aux demi-finales du 200 m papillon féminin où Aurore Mongel (6ème temps des séries samedi matin) et Lara Grangeon (11ème) tenteront de se qualifier pour la finale qui aura lieu dimanche.

Et enfin, à 18h48, le relais masculin du 4×200 m disputera la finale pour laquelle Jérémy Stravius, Clément Lefert, Antton Haramboure et Yannick Agnel se sont qualifiés samedi matin avec le deuxième temps des demi-finales (7’15’’87), pas très loin des Russes premiers (7’15’’52).

Ch. d’Eur de Budapest : en attendant Bernard, Lacourt a encore épaté le monde de la natation !

Posted in Natation par Roland Richard sur 13 août 2010

Lacourt, meilleur nageur de dos de tous les temps ? (18h20)

Source : Letemps.ch

Il est 18h20 jeudi lorsque la finale du 50 m dos va débuter. Déjà sacré roi du 100 m dos deux jours plus tôt avec le deuxième meilleur chrono de tous les temps, et le meilleur sans combinaison tout-polyuréthane, Camille Lacourt et sa gueule d’ange se présentent devant le starter. Détendu, les deux doigts de la victoire proposés à la caméra, le nageur de Marseille semble serein. Béni des dieux, il sait que contrairement au relais, ils ne le trahiront pas.

Au couloir juste à côté, le champion du monde et recordman du monde en 24’’04 (en combinaison), Liam Tancock semble beaucoup plus crispé. Et il y a de quoi, l’Apollon Français lui a pris sept dixièmes pour se qualifier en finale (24’’30 pour Lacourt contre 25’’00 pour Tancock). Jérémy Stravius, déjà deuxième du 100 m dos quelques jours plus tôt, est également une source d’inquiétude pour Tancock puisqu’il s’est qualifié avec seulement deux centièmes de plus que le Britannique (25’’02).

Les nageurs rentrent dans l’eau du grand bassin de Budapest. Ils se mettent en place. Le départ est extrêmement important. Ils le savent tous. Le bip résonne et la foule s’embrase ! Les nageurs sont partis et au sortir de la coulée, Camille Lacourt (photo ci-dessus)) a déjà une longueur d’avance. Moulinant des bras à une vitesse phénoménale, il enlève rapidement tout espoir à ses concurrents de le rattraper. Mais à dix mètres l’arrivée, ce n’est pas seulement le titre qui semble se jouer mais aussi le record du monde ! La météorite Lacourt accélère, s’arrache et touche en… 24’’07 pour une seconde meilleure performance de tous les temps, à nouveau ! Meilleure performance jamais réalisée en maillot de bain, encore. Tancock (à g.) est deuxième (24 »70) et l’Israëlien Barnea (à d.) est troisième (25 »04).

Source : Lequipe.fr

L’ancien protégé de Philippe Lucas ne semble même pas tellement surpris à l’arrivée. Il était là pour ça, pour marquer l’Histoire. Il est le meilleur nageur de tous les temps sans combinaison tout polyuréthane sur 50 m dos et sur 100 m dos. En deux jours, il a envoyé un message fort à ses concurrents prestigieux qui s’appellent Liam Tancock (champion du monde du 50 m dos), Junya Koga (champion du monde du 100 m dos) et Aaron Peirsol (recordman du monde sur 100 m dos) puisqu’aucun d’entre eux n’a jamais réalisé de telles performances sans combinaison –or elles sont interdites depuis le début de l’année 2010. En deux jours, ce jeune homme de 25 ans s’est propulsé au rang de favori pour le titre olympique sur 100 m dos aux Jeux de Londres en 2012 (n.d.l.r. le 50 m dos n’est pas une discipline olympique).

Avant cette échéance que tout le petit monde de la natation française attend avec impatience, savourons déjà les succès de celui qui a rapporté deux des quatre médailles d’or françaises récoltées à Budapest. De son côté, Jérémy Stravius a quelque peu craqué en réalisant un moins bon temps que lors des demi-finales (25’’32) et en finissant cinquième.

La finale du 100 m dos en vidéo (commentaire en italien)

http://www.youtube.com/v/qSUK2uKn31c?fs=1&hl=fr_FR

La déception (17h13) puis la joie (18h39) pour Camille Muffat

Source : Lequipe.fr

Cette victoire de Lacourt venait consoler le clan français de l’immense déception éprouvée par Camille Muffat et largement partagée par l’équipe de France. Ultra favorite du 200 m 4 nages, la nageuse du club de Nice s’était qualifiée en finale avec le meilleur temps des demi-finales mercredi, soit 2’10’’92. Elle avait ainsi pris ses marques face aux deux Hongroises, Katinka Hosszu (2’11’’84) et Evelin Verraszto (2’11’’86), respectivement deuxième et troisième de ces demi-finales. Mais aussi de la Britannique, Hannah Miley, quatrième (2’11’’90).

Malheureusement, Muffat (photo) a perdu cette course et finit à une piteuse quatrième place, sans même que l’amertume de cette déconvenue soit adoucie par une médaille. Partie très fort sur les cinquante premiers mètres alors que le papillon est son point faible, elle virait en tête à la surprise générale pour entamer le dos. C’est dans ces cinquante seconds mètres que la Niçoise, au couloir n°4, a été rattrapée par Verraszto au couloir n°3. Sur la brasse, elle n’a pas réussi à se maintenir devant et Hosszu ainsi que Miley ont progressivement gagné du terrain. En nage libre, lors des cinquante derniers mètres, la Française s’est tout simplement écroulée. Probablement épuisée de son départ-canon, elle a donc pêché tactiquement puisqu’elle a forcé dans sa nage la plus faible, dès le départ, s’usant ainsi de manière prématurée.

Sans doute inquiète à l’idée de devoir partir de derrière au début du dos alors qu’elle aurait sans doute pu rattraper sans trop de difficultés ses trois concurrentes les plus sérieuses, elle a gâché sa chance et terminé avec un chrono indigne de son statut en 2’12’’04. Il faut malgré cela souligner l’extraordinaire performance des nageuses hongroises puisque Hosszu, médaillée de bronze aux derniers championnats du monde, s’est imposée en 2’10’’09. Verraszto ayant quant à elle été toute proche de sa compatriote en touchant en 2’10’’10 ! Elles ont évidemment réalisé un doublé remarquable en battant le record des championnats d’Europe. Des performances remarquables. Cependant, le doute persiste car on imagine sans peine que Muffat avait les moyens de disputer la première place à des Hongroises il est vrai, déchaînées devant leur public.

Source : Lexpress.fr

De son côté, Lara Grangeon (18 ans) qui disputait aussi cette finale est parvenue à tenir son rang. Qualifiée avec le sixième temps, elle a terminé à la sixième place.

Une heure après la déception du 200 m 4 nages, Camille Muffat (au centre à g.) devait réenfiler le costume de l’équipe de France lors de la finale du relais 4×200 m n.l. Au côté de Coralie Balmy (au c. à d.) et d’une certaine Ophélie-Cyrielle Etienne (à g.) –dont on parlera juste après–, Camille a pu retrouver le sourire d’une médaille, en argent (photo). Frôlant même de peu le titre continental, l’équipe de France également composée de la toute jeune Margaux Farell (19 ans, à d.) a claqué un temps très intéressant de 7’52’’69, seulement deux dixièmes derrière l’équipe hongroise (7’52’’49).

La surprise est venue du relais russe, cinquième (7’59’’11), soit à près d’une minute (!) du record de Russie établi lors des championnats du monde à Rome l’an dernier (6’59’’15) ! Les Russes, vice-championnes du monde, ont donc une nouvelle fois fait briller l’importance des combinaisons tout-polyuréthane avec une minute d’écart au plus haut niveau alors qu’une année seulement, s’est écoulée…

La surprise Ophélie-Cyrielle Etienne sur 800 m nage libre ! (17h02)

Source : Sports.fr

Au tout début de la séance de l’après-midi, Ophélie-Cyrielle Etienne avait quant à elle fait vibrer la France. C’était d’ailleurs tellement une surprise que dans les chances féminines de médailles françaises détaillées dans mon article de jeudi, j’avais même omis de la mentionner ! A 19 ans, l’Alsacienne du club de Toulouse a réalisé un miracle en décrochant une médaille d’argent spectaculaire (photo) alors qu’elle s’était qualifiée avec le septième temps. Après l’exploit de Mélanie Hénique sur 50 m papillon mardi, c’est à nouveau la jeune génération qui redore le blason de la nage féminine tricolore. La jeune femme n’est pas n’importe qui puisqu’elle fut triple-championne du monde junior en 2006 sur 200 m n.l. et dans les relais 4×100 m n.l. et 4×200 m n.l.

Sur 800 m nage libre, la Française (8’24’’00) s’est même offert le luxe de brûler la politesse à l’immense championne italienne, Federica Pellegrini, troisième (8’24’’99). Certes, la médaillée olympique de Pékin sur 200 m nage libre et double-championne du monde à Rome (200 m et 400 m n. l. où elle détient les records du monde en combinaison) participait pour la première fois au 800 m à ce niveau de compétition. Mais elle demeure malgré tout une icône de la natation mondiale.

Dans le rang des battues, on retrouve également la jeune irlandaise, Grainne Murphy récemment auréolée aux championnats d’Europe juniors des titres sur 200 m et 400 m quatre nages. Quatrième lors de cette finale chez les seniors (8’25’’04), la jeune pousse était pourtant l’adversaire la plus redoutable aux yeux de la championne d’Europe, la Danoise Lotte Friis (8’23’’27). A la cinquième place, on retrouvait la Roumaine entraînée par Philippe Lucas, Camelia Potec, championne olympique du 200 m n.l. à Athènes en 2004. C’est dire si la finale rassemblait donc du beau monde ! De quoi mettre en perspective le prodige réalisé par Melle Etienne.

Hugues Duboscq bronzé (17h41) et Alain Bernard en finale !

Source : AFP

Ce sont les deux dernières informations majeures de la journée de jeudi. Hugues Duboscq s’est arraché pour monter une nouvelle fois sur le podium. Le bronze sur 200 m brasse (2’11’’03) est une belle récompense pour le nageur du CN Havrais. Il confiera après la course sur le site d’Eurosport que « celle-là, il fallait aller la chercher ». En effet, le champion du monde hongrois, Daniel Gyurta était intouchable (2’08’’95) et le Norvégien Alexaner Dale Oen, sacré sur 100 m, nageait lui aussi trop vite (2’09’’68). Mais c’est grâce à son finish exceptionnel que le Français a su résister aux retours du Russe Falko (2’11’’70) et du Luxembourgeois Carnol (2’11’’93).

Une très belle course en somme qui lui permet de glaner sa douzième médaille internationale, mais toujours sans convaincre parfaitement. Encore une fois, aux Jeux Olympiques de 2008, Hugues Duboscq nageait pratiquement dans les mêmes temps que le Japonais double champion olympique (100 m et 200 m), Kosuke Kitajima. Il avait certes fini les deux fois en bronze mais on le sentait plus proche du sommet mondial. A vingt-neuf ans, le nageur du Havres aime-t-il vraiment gagner ? Rien n’est moins sûr… L’an passé, aux championnats du monde, il terminait sa finale du 100 brasse à 6 malheureux dixièmes de Brenton Richards, champion du monde. Comment expliquer alors cet incroyable recul dans ses performances cette année et cette inéluctable malchance qui le confine à mettre sur son étagère une cinquième médaille d’argent et une septième de bronze à l’issue de ces championnats ? Tout cela sans jamais avoir remporté un titre international…

La France compte donc désormais quatorze médailles : quatre en or, sept en argent et trois en bronze. Mais comme vous pouvez le constater, le site d’Eurosport a retiré du classement les titres glanés par la France en nage en eau libre mais aussi ceux gagnés par les autres nations en natation synchronisée pour ne se focaliser que sur la natation sportive.

Source : Eurosport.fr

Enfin, Alain Bernard (photo) a un petit peu rassuré son monde en claquant le deuxième temps des demi-finales du 100 m nage libre jeudi en fin d’après-midi avec un chrono de 48’’71. Mais il a semblé à des années lumières du Russe, Evgneiy Lagunov, détenteur de la deuxième meilleure performance mondiale en maillot de bain, réalisée lors du relais lundi (48’’23). Avec 48’’38, le leader du relais 4×100 m russe victorieux a impressionné par son aisance dans l’eau.

De plus, Bernard n’a pas su faire le trou avec ses poursuivants qui se nomment : Andrey Grechin, également membre du relais russe (48’’72) ; Sebastiaan Verschuren (48’’72) et William Meynard, le Français (48’’82). La finale a lieu ce soir à 17h43 alors soyez au rendez-vous car Alain Bernard n’a plus remporté aucun titre depuis 2008. En effet, il avait signé l’exploit de remporter les deux titres européens du 50 m et du 100 m à Eindhoven puis le titre olympique sur 100 m à Pékin. Mais après, plus rien ! Le nageur d’Antibes a collectionné les seconds rôles : médaille de bronze sur 4×100 m n.l. et médaille d’argent sur 100 m n.l. à Rome (2009) ; médaillé d’argent sur 50 m et sur 100 m aux championnats de France 2009 ; médaillé de bronze sur 50 m et médaillé d’argent sur 100 m et au relais 4×100 aux championnats de France 2010 ; il a enfin récolté une nouvelle médaille d’argent au relais 4×100 m à Budapest lundi.

Les finales et les espoirs de médaille vendredi soir

A 17h02, la finale du 800 m nage libre pourrait bien voir Sébastien Rouault gagner une nouvelle médaille après l’or obtenu sur 1 500 m mercredi. Avec le deuxième temps des séries (7’54’’30), il n’est pas si loin du jeune allemand, favori, Christian Kubusch (7’53’’93).

A 17h43, Alain Bernard et William Meynard disputeront donc la finale du 100 m.

Et enfin, à 18h11, Aurore Mongel tentera de bien figurer lors de la finale du 100 m papillon pour laquelle elle s’est qualifiée avec le septième chrono. Mais, on l’a vu avec Ophélie-Cyrielle Etienne, ou même avec Laure Manaudou par le passé, ça ne veut pas forcément dire grand-chose !

Ch. d’Eur de Budapest : une équipe de France sans carence ?

Posted in Natation par Roland Richard sur 12 août 2010

Un relais 4x100m masculin éternellement décevant ?

Source : Sports.fr

Lundi, le relais du 4x100m nage libre correspondait à l’une des plus sérieuses chances de titre européen pour l’équipe de France. Néanmoins, après s’être inclinés pour huit centièmes aux Jeux Olympiques face aux Américains emmenés par Michael Phelps en 2008, les sprinteurs français semblent abonnés aux places d’honneur sur le podium.

Comme si quelque chose s’était brisé. L’envie de gagner est pourtant là et la cohésion d’équipe paraît meilleure à Budapest grâce notamment aux jeunes pousses comme Agnel et Meynard. Alors ? C’est comme si l’envie de vaincre était annulée par la peur du signe indien. La pression mise autour du relais est énorme, particulièrement sur les épaules de son ténor, Alain Bernard.

Tout avait pourtant bien commencé lorsqu’en séries le matin, Amaury Leveaux, Boris Steimetz, William Meynard et Fabien Gilot s’étaient dépassés pour battre le précédent record réalisé lors des championnats d’Europe avec un chrono de 3 min, 13 sec et 12 centièmes. L’équipe de France venait, au passage, d’affirmer sa domination sur les vice-champions du monde russes qui ne faisaient mieux que 3’13’’96.

Mais patatra ! L’après-midi, en finale, les seigneurs de l’eau ont à nouveau frappé par leur incapacité à concrétiser ce qui leur était promis. Les Russes ne devaient être que les faire-valoir d’une équipe tricolore aérienne et écrasante. La France devait simplement confirmer que les autres nations n’avaient pas à rougir d’être ses vassaux dans le relais-roi. Mais comme à Pékin, on reparlera longtemps de ce finish improbable d’Alain Bernard qui non seulement n’est pas parvenu à descendre sous la barre des 48’’ lancé mais qui, de plus, s’est écroulé en 48’’70… Cette déconvenue individuelle effaçait tous les efforts consentis par les trois coéquipiers du gendarme pour un total de 3’13’’29, soit un moins bon temps que le matin avec l’équipe « B ».

Source : Leparisien.fr

Fabien Gillot avait pourtant démarré le relais sur des bases honnêtes. Avec un temps de 48’’47 au départ (ce qui correspond à peu près à 47’’67 lancé, soit huit dixièmes de moins en moyenne), il n’effectuait certes pas une performance au-dessus de celle produite le matin en séries mais il avait le mérite d’être dans le même tempo. Yannick Agnel prenait ensuite les commandes avec un temps (48’’23 lancé) qui fera jaser sur les absences du relais d’un Frédérick Bousquet qui paraissait en forme mais qui ne s’en ressentait pas après sa demi du 50 m papillon, ou bien d’un Amaury Leveaux qui avait annoncé, très tôt il est vrai, qu’il ne souhaitait pas concourir le soir en finale. Comprendre qu’il ne voulait pas s’impliquer dans un projet collectif… William Meynard accélérait son temps des séries de deux dixièmes en troisième position dans le relais (47’’89). Mais c’était peine perdue. Insuffisant mais également dommage. Et dommageable à la fois, pour une équipe de France qui s’est appuyée sur un Alain Bernard passé complètement à travers et désolé après sa course décevante (photo ci-contre, en haut)…

Bien sûr, et on ne peut pas ne pas le mentionner, les Russes ont fait très fort en finale. Lorsqu’Izotov a touché le bord, la montre rendait un verdict implacable : le train russe avait fait tomber le record des championnats d’Europe des Français avec un flash à 3’12’’46… Au passage, le premier relayeur russe Lagunov s’était pratiquement hissé au niveau du Tsar Alexander Popov. En claquant un temps exceptionnel de 48’’23, il ne s’en est fallu d’un souffle qu’il ne réconcilie la Russie avec le 100 m nage libre. Popov, toujours recordman sur la distance en maillot de bain avait signé en 1994, au Mare Nostrum de Monaco, un chrono de 48’’21.

La France peut donc nourrir des regrets bien légitimes. Si Bernard avait claqué un temps normal (47’’70 lancé) sans même aller chercher l’exploit, la France serait championne d’Europe du 4×100. Et sur le podium argenté des Bleus, le masque des brisquards (photo à g.) trois fois déçus Gilot et Bernard (J.O., ch. du Monde, ch. d’Eur.) traduisait bien cette déception nationale d’une natation française frustrée. Si ce n’est désespérée de ne pas avoir su rafler un titre qu’elle aurait dû conquérir depuis longtemps déjà.

Mais on le sait, pour cela la meilleure équipe de France possible doit être alignée or Bousquet comme Leveaux ont fait preuve d’un certain égoïsme en privilégiant leur palmarès individuel. Malheureusement, Pékin traine encore dans les mémoires. Le fait que Bernard ne parvienne pas à conclure le relais français aux Jeux Olympiques pèse lourd puisque depuis, les quatre (Bousquet, Leaveaux, Gilot et Bernard) n’ont jamais nagé tous ensemble. Le constat est cruel : la France, malgré la densité exceptionnelle de son sprint ces dernières années, n’a toujours pas remporté de titre international.

Les confirmations argentées s’appellent Duboscq et Bousquet

Source : Ladepeche.fr

Le lendemain, mardi, la France glanait malgré tout cinq médailles aux championnats d’Europe le même jour pour la première fois de son histoire. On a déjà parlé de Camille Lacourt, titré sur 100 m dos. Place maintenant aux deux nageurs issus de la génération 1981.

Car ces « anciens » se sont également illustrés. En premier lieu, on ne peut que louer l’argent obtenu par Hugues Duboscq (photo) sur 100 m brasse (1’00’’15) derrière le Norvégien, vice-champion olympique, Alexaner Dale Oen (59’’20). Une onzième médaille internationale pour le nageur le plus régulier de la planète. En effet, son palmarès international a connu sa première lueur avec une médaille de bronze sur 100 m brasse aux championnats d’Europe de Berlin en 2002, soit il y a huit ans.

Source : Ladepeche.fr

La seule ombre au tableau, malgré trois bronzes aux Jeux Olympiques et deux médailles mondiales, c’est l’absence de titre. Sur onze récompenses, Duboscq en a connu six en bronze et cinq en argent. Vous me reprocherez peut-être de « cracher dans la soupe » mais je reste convaincu que l’athlète du CN Havrais pouvait faire mieux. Espérons que les championnats du monde, l’an prochain, lui soient enfin propices. Car il l’a déjà fait, il peut descendre sous la minute. Il disputera jeudi, à 17h41, la finale du 200 m brasse où il s’est qualifié avec le sixième temps en demi-finales mercredi soir.

Quelques instants plus tard, Frédérick Bousquet (photo), le compagnon de Laure Manaudou, y allait aussi de sa médaille d’argent sur le 50 m papillon (23’’41). Mais de la même manière, en l’absence du champion du monde serbe, Milorad Cavic, on s’était laissé aller à penser qu’il pouvait chatouiller le médaillé de bronze des championnats du monde romains de l’an passé, Rafael Munoz. Mais Bousquet semblait satisfait de son résultat dans une discipline qui, c’est vrai, n’a pas sa préférence puisqu’il est évidemment le grand attendu sur 50 m nage libre.

Jérémy Stravius aux portes de la gloire

Source : Lefigaro.fr

Tapis dans l’ombre de Camille Lacourt guette un jeune champion de trois ans son cadet : Jérémy Stravius (22 ans). Il a d’ailleurs déjà réussi à se faire un nom aux championnats de France. Troisième sur 50 m dos en 2009, il a été champion de France sur 100 m dos cette année-là –Lacourt ne courrait certes que le 50 m. En avril, aux championnats de France à Saint-Raphaël, il a terminé deux fois deuxième sur 50 m et sur 100 m, deux fois derrière Lacourt.

Mais le jeune homme a du cran (à d.). A l’échelon continental, il est parvenu à offrir un remarquable doublé à la France sur 100 m dos en obtenant le chrono de 53’’44, derrière l’intouchable Lacourt (52’’11, à g.). Loin derrière son compatriote mais il a tout de même devancé la référence européenne du dos, le Britannique Liam Tancock. Mieux ! Mercredi, il s’est qualifié pour la finale du 50 m dos (qui aura lieu jeudi à 18h19) en claquant un temps de 25’’02, soit seulement deux centièmes derrière Tancock (25’’00). Tancock qui détient tout de même le record du monde (24’’04) ainsi que le titre de champion du monde, tous deux acquis à Rome en combinaison tout-polyuréthane en 2009.

Le jeune nageur d’Amiens a toutes les raisons d’espérer jouer les premiers rôles au côté de Camille Lacourt. Michel Chrétien confiait même, sur France Info mercredi, que son nageur pouvait également se montrer redoutable au crawl autant qu’au papillon. De quoi espérer faire fureur en quatre nages ? Pas encore mais son entraîneur le juge très prometteur. Par ailleurs, le bonhomme sera également engagé, avec Yannick Agnel, dans le 4×200 m nage libre samedi…

La natation féminine française profitera-t-elle de la révélation Hénique ?

Source : Ladepeche.fr

L’avant-dernière des dix médailles françaises raflées (celle de Sébastien Rouault mercredi étant la dernière) fut l’œuvre de Mélanie Hénique… dix-sept ans (photo). On le sait, les retraites de la géniale Manaudou ainsi que de la rassurante Metella pèsent aujourd’hui lourd sur la natation féminine française qui n’a obtenu aucune médaille mondiale l’année dernière à Rome. Aurore Mongel (28 ans) et Coralie Balmy (23 ans) font désormais figures de leaders pour encadrer la jeune génération incarnée par Camille Muffat (20 ans), Lara Grangeon (18 ans) et Mélanie Hénique. Mais c’est bien Hénique qui s’est distinguée en apportant la première breloque à la partie féminine de l’équipe de France.

Le bronze sur 50 m papillon avait d’ailleurs un parfum particulier. Vice-championne du monde junior sur la distance en 2008, la Française a fait son trou (26’’09) derrière la légende suédoise et championne du monde en 2007, Therese Alshammar (25’’63) ; mais aussi derrière la jeune Danoise Jeannette Ottesen (25’’69), neuvième des derniers championnats du monde à Rome. Pour celle qui va découvrir la Terminale S en septembre prochain, c’est un premier pas dans la cour des grandes. On ne peut que la féliciter et surtout l’encourager à ne rien lâcher sans se mettre trop de pression. Pas encore majeure, l’amie de Jérémy Stravius, doit absolument être protégée. Amiens, où elle s’entraîne, paraît être le meilleur des endroits pour cela.

Mais la délégation tricolore doit aussi prendre ses responsabilités. Gagner des titres, c’est aussi protéger sa plus jeune représentante. Pour cela, Lara Grangeon (18 ans), pas beaucoup plus vieille que Mélanie, aura fort à faire en finale du 200 m 4 nages à 17h13 jeudi où elle s’est qualifiée avec le sixième temps (2’12’’23). Mais la grande favorite de cette finale sera malgré tout française. Car Camille Muffat (photo) s’y est brillamment hissée avec le meilleur chrono des demi-finales (2’10’’92).

De son côté, Aurore Mongel aura la tâche bien plus difficile puisqu’elle s’est qualifiée pour les demi-finales du 100 m papillon qui auront lieu en fin d’après-midi jeudi avec le huitième chrono des séries (59’’17), loin derrière Therese Alshammar (57’’89)… On attend évidemment beaucoup de Coralie Balmy sur 400 m nage libre dont les séries auront lieu dimanche matin et la finale dimanche soir. La nageuse de Toulouse est en effet vice-championne d’Europe en titre (Eindhoven, 2008).

Premier article : trois titres en trois jours.

Second article : Venturi et Hedel, champions de nage libre.

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