La Tribune du Sport


Pays de Galles – Irlande (22-10): les Dragons s’envolent

Source: L'Express

Pour le premier quart de finale de cette Coupe du monde de rugby 2011, les Diables rouges gallois ont vaincu à Wellington l’Irlande sur le score confortable de 22-10. L’expérience irlandaise n’a pas été suffisante face à la fougueuse équipe galloise qui a inscrit trois essais et rencontrera le XV tricolore pour une place en finale.

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France – Tonga (14-19): l’indigne naufrage

Source: Sport.msn.co.nz

Par le score de 19-14, les Iles Tonga obtiennent leur seconde victoire dans la poule A contre une très faible équipe de France qui se qualifie de justesse pour les quarts de finale grâce au point du bonus défensif.

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Australie – Irlande (6-15): verts de courage !

La joie des Irlandais (Source : LaDépêche.fr)

Dans le mythique Eden Park d’Auckland samedi, les Irlandais sont venus à bout d’une équipe d’Australie déboussolée et sans repère. Équilibré à la mi-temps (6-6), le match a tourné en faveur des verts en seconde période (15-6). C’est la première grosse surprise de la Coupe du monde puisque les partenaires de Quade Cooper sont repartis sans bonus offensif et les têtes pleines de doutes. (more…)

Angleterre – Argentine: la guerre du ruck (13-9)

(Source: TF1.fr)

Samedi, l’équipe d’Angleterre a remporté un succès étriqué face une Argentine accrocheuse dans le groupe B. La rencontre, conclue sur le score de 13 à 9, a fait la joie des amateurs de rugby rugueux où les avants sont plus sollicités que les trois-quarts et où la bataille des rucks est décisive. (more…)

Coupe du monde féminine : les Bleues n’ont fait qu’ébranler le colosse américain…

Source : LeFigaro.fr

Pour la première fois de leur histoire, les joueuses de l’équipe de France de football disputaient mercredi, en Allemagne, une demi-finale de Coupe du monde. Elles se sont inclinées 3-1 face aux Etats-Unis, troisièmes lors de la Coupe du monde 2007. Analyse tactique. (more…)

La face sombre d’Alberto Contador (15ème étape)

Posted in Tour de France par Jean Giraud sur 20 juillet 2010

La 15ème étape de ce Tour de France 2010 a vu la belle victoire de Thomas Voeckler . Le saut de chaine du luxembourgeois Andy Schleck a permis à Alberto Contador, tel un renard, de conquérir le maillot de leader. Avait il moralement le droit de revêtir la tunique jaune dans ces conditions ?

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Autant de peurs que de maux (3ème étape)

Posted in Tour de France par Jean Giraud sur 7 juillet 2010

Les pavés font peur au peloton

Cette étape a été marquée d’une pierre blanche par de nombreux directeurs sportifs à l’annonce du parcours du Tour. En effet, il est exceptionnel (2ème fois lors des 20 dernières années) d’inscrire des pavés dans la grande boucle du fait de la dangerosité de ce terrain. Les courses avec des pavés sont rares car circonscrites à la Belgique, à la France et aux mois de mars-avril. Peu s’y risquent et les coureurs qui osent faire Paris-Roubaix ou le Tour des Flandres font partie d’une caste à part, celle des « flandriens ».

Source :ASO

Rouler sur des pavés demande à la fois une grande agilité pour ne pas perdre son équilibre mais aussi un gabarit imposant pour être puissant sur un terrain plat. Les pavés sont un problème à la fois pour les petits gabarits de grimpeur, car ils encaissent tout le relief du pavé et peinent à avancer en comparaison des grandes carcasses, mais aussi pour les coureurs un peu maladroits et peureux, notamment ceux qui ne se sont jamais frottés à du pavé de leur carrière. La majorité des grands favoris avaient beaucoup à perdre aujourd’hui en étant décrochés par les meilleurs voire en chutant gravement.

Les Saxo Bank à l’offensive

L’échappée matinale était composée de sept téméraires : Steven Cummings (Sky), Ryder Hesjedal (Garmin-Transitions), Pavel Brutt (Katusha), Robert Kluge (Milram), Pierre Rolland (Bbox Bouygues Telecom), Imanol Erviti (Caisse d’Epargne) et Stéphane Augé (Cofidis). Hormis le départ de ces hommes il ne s’est rien passé avant le 1er secteur pavé situé à 45 kilomètres de la flamme rouge et la prise en main du peloton par l’équipe Saxo Bank. Elle possède dans ses rangs plusieurs grands spécialistes de ce terrain à même de viser l’étape (Fabian Cancellara) et d’accompagner efficacement les frêles frères Schleck. Bjarne Riis (le manager des Saxo Bank) préfère passer à l’offensive pour piéger les autres favoris. La conséquence est vite visible, le fort vent de face et le train d’enfer conduit par l’allemand Jens Voigt étire le peloton afin de faire craquer les plus faibles.

Source :ASO

Les Danois seront aidés dans leur entreprise de démolition par les Cervelo de Thor Husvod et les Radioshak de Lance Armstrong qui comptent bien profiter de l’étape pour conforter un maillot vert et mettre à profit les difficulté d’Alberto Contador (Astana) sur les pavés pour lui reprendre du temps.

Des chutes et des cassures

Au 35ème kilomètre et second secteur pavé, l’écart du peloton vis-à-vis des hommes de tête est de 35 secondes. Le rythme imprimé est diabolique sur les pavés : le peloton perd continuellement des éléments.

Source :L’equipe

Au 4ème secteur pavé, long de 2 kilomètres, le suisse Fabian Cancellara accélère avec dans sa roue Thor Husvod , ils plantent sur place la majorité des coureurs restants. Ne sont capables de suivre l’allure qu’Andy Schleck (Saxo Bank), Cadel Evans (BMC Racing), Geraint Thomas et Steve Cummings (Team Sky).

C’est dans ce même secteur que se produira le tournant de la course avec la chute violente de Franck Schleck qui retardera Lance Armstrong. Le Luxembourgeois a abandonné et fut conduit à l’hôpital. Au sortir de ce passage-clé de la course c’est l’hécatombe : Sanchez (Euskatel), Kreuziger (Liquigas), Basso (Liquigas), Contador (Astana), Menchov (Rabobank), Sastre (Cervelo) jouent leur Tour de France. S’ils concèdent trop de temps, ils ne pourront pas revenir dans la montagne et lors des étapes de contre-la-montre.

A 6 kilomètres de l’arrivée, le dernier survivant de l’échappé matinale, le Canadien Ryder Hesjedal est rejoint par le groupe Cancellara. C’est une grande performance de résister jusqu’au bout au retour des poursuivants qui sont motivés par la victoire d’étape pour Husvod et Thomas ; par la reconquête de son maillot jaune pour Fabian Cancellara ; et par distancer ses concurrents au général pour Andy Schleck et Cadel Evans.

La victoire de Thor Husvod

Le groupe des sept ira au bout et le sprint sera gagné avec facilité par le Norvégien. Bravo à lui qui conforte sa première place au classement par points récompensant le meilleur sprinteur. Fabian Cancellara aura été le seul capable de renverser la vapeur et porter une attaque tranchante contre Husvod mais il a donné l’apparence constante de vouloir gagner sans abandonner son jeune leader : hausser le rythme mais ne pas pousser Andy Schleck à son point de rupture. Il n’est pas parvenu à résoudre son dilemme et s’incline alors qu’il avait visiblement des jambes de feu à défaut d’un vélo-électrique.

Source :ASO

Souvent dans ce genre de combat, la chance prend une importance forte. Entre celui qui perce et celui qui est épargné par le destin, cela peut faire une différence cruciale à l’arrivée. Lance Armstrong était devant Alberto Contador avant qu’il ne soit victime d’une fatale crevaison et il finit à une minute de l’Espagnol. Contador perd dans les trente secondes sur une erreur mécanique à la flamme rouge. Franck Schleck est connu pour être un athlète maladroit sur sa machine mais il chute tout seul et se fracture la clavicule. Et que penser de l’infortune cruelle de la double crevaison de Sylvain Chavanel et de sa chute ? Il y perd le maillot jaune pour une minute.

Les étapes pavées ont cette délicieuse incertitude que nous retrouvons dans certains matchs de football quand la chance fait basculer un match et écrit la légende. Aujourd’hui, certains coureurs ont été bons mais il leur a manqué une bonne étoile.

Comme un parfum d’Avril (2ème étape)

Posted in Tour de France par Jean Giraud sur 6 juillet 2010

La troisième étape de la grande boucle qui s’est couru entre Bruxelles et Spa irradiait un doux parfum d’avril avec un parcours empruntant les célèbres côtes de la classique belge Liège-Bastogne-Liège. Ce clin d’œil à ce monument du cyclisme annonçait une course nerveuse sur un terrain accidenté. Les pourcentages des côtes d’Aisomont, de Stockeu et du Rosier laissaient espérer des surprises et pourquoi pas une action d’éclat d’un favori à même de mettre en danger Alberto Contador.

La bagarre pour le maillot à pois

L’échappée matinale était composée de l’Estonien Rein Taaramae (Cofidis), de l’Australien Matthew Lloyd (Omega Pharma Lotto), du Belge Jürgen Roelandts (Omega Pharma Lotto), de l’Italien Francesco Gavazzi (Lampre), de l’Allemand Marcus Burghart (BMC), et des Français Jérôme Pineau (Quick Step), Sébastien Turgot (Bbox) et Sylvain Chavanel (Quick Step). Partis pour montrer le maillot et se disputer les points du classement de la montagne, ils ont été les héros de cette étape s’achevant sur une mauvaise note avec un peloton apeuré qui a terminé la course au ralenti.

Source :ASO

L’étape d’aujourd’hui proposait les premiers points de la montagne et c’était l’objectif affiché de Taarame, Pineau et Lloyd. Chaque côte a été le théâtre d’un affrontement acharné pour quelques misérables points (4 points pour le vainqueur des 2 côtes de catégorie 3, et 3 points pour les côtes de catégorie 2). Porter le maillot à pois est un honneur et offre une visibilité énorme, même si ce n’est seulement que pour cinq jours, c’est-à-dire jusqu’à l’étape de Morzine. C’est le vainqueur 2010 d’une étape du Giro, Jérôme Pineau qui a été le plus rapide, devant son principal coéquipier, Sylvain Chavanel qui l’a mis dans des conditions optimales afin de revêtir la tunique à pois.

Après avoir fait sa part de travail dans la conquête du maillot de son coéquipier, Sylvain Chavanel a progressivement accéléré le rythme de l’échappée durant les 40 derniers kilomètres dans la perspective de jouer la victoire d’étape. Même face à un peloton qui revenait vite, le Français a cru en ses chances.

Un peloton qui abandonne la poursuite

Sylvain Chavanel, bien que très rapide aujourd’hui, ne serait pas allé au bout si les circonstances de courses ne l’avaient pas avantagé. En effet, alors même que la Belgique n’avait pas connu la pluie depuis près d’une semaine, la météo s’est invitée sur le Tour en détrempant la route empruntée par les coureurs (certains comme Jésus Hernandez sur Twitter ont même parlé d’huile ou de gazoil). La descente du col de Stockeu situé à 30 kilomètres de l’arrivée a été le théâtre de chutes massives d’une cinquantaine d’athlètes. Cela a provoqué de multiples ralentissements et un chaos généralisé : personne ne savait précisément à quoi s’en tenir. On relèvera notamment les chutes d’Alberto Contador, de Lance Armstrong et des frères Schleck.

Source :ASO

Le peloton a décidé de ne pas se disputer la fin de la course et de laisser rentrer les attardés afin que le podium du Tour ne se joue pas sur une chute mais à la pédale dans la montagne. Seul trois prétendants au podium ont dit adieu à leur chances de bien figurer à Paris, Damiano Cunego (8 minutes de retard), Christian Vande Velde (9 minutes de tard) et Robert Gesink (fracture du cubitus). Le peloton n’a pas disputé le sprint afin de limiter les risques de chutes et est arrivé avec un retard de 3 minutes et 56 secondes.

Aujourd’hui, certains des grands favoris ont perdu le Tour dans leur dérapage. Voir au sol Contador, Amstrong et les Schleck n’est jamais anodin et des traumatismes physiques et psychologiques apparaîtront probablement dans les prochains jours. Les examens médicaux de la soirée devraient livrer un angoissant verdict. Qui ne sera pas sur la ligne de départ demain matin ?

Un victoire de Chavanel acquise avec panache

Il a beaucoup été reproché à Sylvain Chavanel de partir de trop loin et de refuser de participer à la bagarre tardive que se livrent les favoris, mais aujourd’hui il a prouvé encore une fois combien il avait du panache. Tenter sa chance de loin ne peut pas marcher à tous les coups mais parfois cela paye d’une belle façon. De plus, il a conquis le maillot jaune et il est capable, avec près de trois minutes d’avance, de le garder une petite semaine. Voir un Français en tête du classement général va donner du baume au cœur à un pays en manque de réussite sportive en cet été 2010.

Source :ASO

Il y a cinq mois, lors de l’arrivée de la doyenne des classiques, le Français avait été renversé par la voiture d’un directeur sportif. Ses graves blessures (fracture du crane et pommette enfoncée) ont fait craindre pour sa participation à la Grande Boucle. Revenir sur les terres de ses déboires, gagner la course et endosser le maillot de leader a rendu cette étape inoubliable pour le coureur de la Quick Step. Le vélo a besoin de belles histoires telles que celle là.

Et demain ?

La troisème étape se déroulera entre Wanze et Arenberg –Porte du Hanaut où les coureurs auront à gérer plusieurs secteurs pavés en fin d’étape. Ces treize kilomètres de pavés font très peur au peloton car beaucoup de coureurs ne s’aventurent jamais sur les classiques flandriennes et notamment les grimpeurs de poches comme les Schleck ou bien la plupart des Espagnols. Au contraire, certains favoris sont à l’aise sur les pavés (Armstrong et Wiggins) et seront peut être tenté d’y gagner du temps. Il faut garder un œil sur Fabian Cancellera qui risque de vouloir restaurer son honneur perdu depuis la polémique du vélo-électrique en remportant en champion l’étape par une attaque supersonique sur les pavés. Si le peloton arrive au sprint, je miserais sur le norvégien Thor Husvod qui a semblé aujourd’hui particulièrement en forme.

Source :Véloclub

Un Ghana appliqué se hisse en quarts de finale

Posted in Coupe du Monde 2010 par Jean Giraud sur 27 juin 2010

Source :News Abidjan

L’affiche était alléchante, deux outsiders (Etats Unis et Ghana) se rencontraient dans une partie de tableau sans favoris pour une place en quarts de finale contre un autre petit poucet, l’Uruguay qualifié plus tôt face à la Corée du Sud. C’est dire combien ces deux équipes pouvaient s’estimer chanceuses d’avoir la possibilité d’accéder aux demi-finales sans avoir à gérer un match contre un cador du football mondial.
Le Ghana portait les espoirs de tout un continent fou de foot, privé de l’ensemble de ses autres représentants en phase de poule. Une Coupe du Monde en Afrique sans pays africain qui irait loin serait décevante. Cette sélection du Ghana a semblé moins flamboyante que ses sœurs africaines, mais tellement plus saine et rigoureuse.

De l’autre coté, l’équipe des Etats Unis d’Amérique n’est jamais très loin d’effectuer une grande performance en Coupe du Monde depuis plusieurs éditions et a démontré, depuis le début de la compétition, une générosité et une abnégation qui a séduit une partie de sa population. Celle-ci commence à s’intéresser au "soccer".

Des dispositifs non symétriques.

Les Ghanéens évoluèrent dans un 4-1-4-1 composé de quatre défenseurs, d’un milieu récupérateur (Annan), d’une ligne de quatre milieux polyvalents chargé à la fois d’exercer un pressing fort mais aussi de trouver la faille. Enfin en pointe, un attaquant pivot (Gyan). Il n’y a pas dans cette formation un 9 et demi chargé d’épauler le pivot mais quatre gaillards alternativement récupérateurs et créateurs de danger.

Source :RMC

Les Etats-Unis se sont présentés au coup d’envoi dans un 4-4-2 carré, c’est-à-dire avec une défense à plat composé de quatre joueurs, un entrejeu de 2 milieux axiaux plutôt voués aux taches défensives et une animation offensive avec deux ailiers et deux attaquants axiaux. C’est une organisation classique et équilibrée où les rôles sont plus figés que du coté africain.

La dissymétrie des deux formations était très importante et a été sans nul doute un sujet de réflexion intense pour les deux coachs avant le match. En effet, quand deux équipes ne sont pas organisées de la même manière, ils y a des zones du terrain mieux remplies par l’une que l’autre. De plus, les taches défensives et le marquage se complexifient naturellement. Ainsi, la présence d’un Ghanéen de plus au milieu et d’un Étasunien de plus en attaque allait être déterminante dans le déroulement du match. Les oppositions où les dispositifs ne sont pas symétriques sont souvent les plus passionnantes.

Une première mi-temps remportée par le Ghana.

Les Africains ouvrent le score assez vite (5ème minute) par une récupération du milieu Kevin Boateng qui chipe le ballon et profite des appels de ses coéquipiers aspirant la défense américaine pour aller marquer seul.

Source :Le Figaro

Ce but illustre bien l’entame du match des Black Stars : une récupération très haute qui empêche l’adversaire de développer son jeu. La ligne des quatre milieux ghanéens fait beaucoup d’efforts pour entraver la construction américaine. La ligne de défense du Ghana est très haute et les USA ne parviennent pas à construire, s’en remettant à des longs ballons aériens vers les joueurs offensifs.

La récupération efficace des Blacks Stars va leur permettre de se porter vers l’avant très rapidement et de chercher leurs joueurs de couloir. Ils ne construisent pas mais s’appuient sur la vitesse des milieux démarqués voire de l’attaquant central (Gyan). Cette stratégie de ne pas faire tourner la balle a été systématique sur tout la rencontre.

Les Étasuniens ont été perturbé par la hargne ghanéenne mais sont entrés progressivement dans la partie en pratiquant, à l’inverse de leur adversaire, un football patient et construit. C’était le match de l’expérience et de la confiance américaines contre la fougue et la vitesse ghanéennes. Le sélectionneur américain fera un changement tactique à la 31ème minute en remplaçant poste pour poste le numéro 13 Clark par son alter ego Edu, probablement plus à même d’endurer la forte présence ghanéenne au milieu du terrain.

Chaque équipe aura une grosse occasion de marquer dans cette première mi-temps. Les USA se procureront une balle d’égalisation par Finley suite à un cafouillage dans la défense des joueurs du serbe Rajevac. Tandis que le Ghana sera prêt de doubler la marque à la 36ème minute grâce à une relance du gardien Kingson sur le milieu offensif central Asamoah qui perdait son duel face au gardien américain.

Les distributions rapides en profondeur ont semblé régulièrement plus dangereuses que la construction patiente des hommes du nouveau monde. La première mi-temps s’achève sur un sentiment de justice, les Ghanéens mènent devant une pale équipe américaine et méritent de se qualifier.

Une seconde mi-temps à l’avantage des USA…. Puis une prolongation sur le même ton.

Ce qui m’a surpris c’est la justesse du placement des Ghanéens qui au lieu de broyer physiquement l’oncle Sam ont plutôt démontré une application dans le positionnement. A chaque remontée de balle américaine, un Africain venait au pressing très rapidement, quel que soit l’endroit du terrain.

Le sélectionneur Bob Bradley va cependant trouver la solution pour remettre son équipe dans le sens de la marche : il va tout simplement demander à ses joueurs de lutter au centre du terrain pour casser la récupération africaine. Ainsi, il va passer d’un 4-4-2 à un 4-2-3-1 pour muscler son entrejeu.

Comme par magie cela va inverser totalement la rencontre : dans les cinq premières minutes de la seconde mi-temps ils vont se créer plus d’occasions dangereuses que durant les quarante-cinq première minutes. La défense ghanéenne devient fébrile et manque de prendre l’eau une demi douzaine de fois. Les Blacks Stars enchaînent alors les mauvais contrôles et les duels perdus, ne restant dangereux que par intermittence lors de contre-attaques. Un seul homme tient la maison et c’est le gardien Kingson, véritable muraille dans la défense.

L’égalisation surviendra à la 62ème minute d’un petit pont de Dempsey qui se sera stoppé irrégulièrement par un défenseur. Cette faute provoquera un pénalty transformé par Donovan.

A ce moment du match, on se dit qu’il serait injuste que les USA ne se qualifient pas tant ils ont fait déjouer une équipe Ghanéenne si dominatrice en première mi-temps. En effet, les Étasuniens pratiquent un football séduisant et varié, en se créant des occasions de but par des passes sautées, des centres, des appels, etc. Face à la variété offensive américaine, les coéquipiers de Mensah ne parviennent à rester dans la partie que par la fulgurance des contres de Ayew et de Gyan.

Au coup de sifflet final, le score est de un but partout et l’engagement des deux équipes a perdu en intensité. Elles reprendront toutes deux sur le registre qu’elles ont montré durant la deuxième période.

Les USA construisent plus et mieux mais ne parviennent pas à tromper celui qui sera l’homme du match Kingson. La fatigue des défenseurs américains leur sera fatale quand sur une longue transversale d’Ayew, Gyan va résister au retour viril de deux défenseurs pour inscrire à la 93ème minute le but de la victoire. Les Étasuniens donneront tout ce qu’ils ont pour revenir mais n’y parviendront pas face à l’abnégation des représentants de l’Afrique.

Le Ghana se qualifie donc dans un match accroché pour un quart de finale historique entre l’ancienne terreur du football mondiale (l’Uruguay) et le dernier espoir du continent africain.

La préparation physique est déterminante pour être champion du monde !

Posted in Coupe du Monde 2010 par Jean Giraud sur 17 juin 2010

Une préparation physique réussie est cruciale pour devenir champion du monde

L’organisation tactique qui permet au petit poucet de vaincre les géants, la rigueur défensive d’une équipe qui telle une horloge ou une meute animale se transforme en un collectif, le décryptage par un coach des faiblesses adverses et l’invention d’une réplique adéquate ; c’est ca aussi la magie du football.

Source :France Soir

Si on s’en tenait là, le football ne serait qu’un sport technique et organisé. Mais il manquerait la dimension physique. Les footballeurs sont évidement des athlètes qui courent, sautent, bondissent, taclent, se frottent, se poussent, se fatiguent. Dans le foot on souffre, il y a des crampes, des joueurs cramés, des blessures. C’est aussi un sport d’usure et pas qu’un défilé de danseuses étoiles comme une partie des supporters aimeraient le penser.

Le numéro spécial de l’Equipe magazine sur la Coupe du Monde nous donne une statistique très précieuse : « dans les années 80, les joueurs effectuaient 50 actions explosives dans un match, on prévoit qu’en Afrique du sud on sera proche de 150 ». Les Messi et Cristiano Ronaldo, avant d’être de formidables techniciens, ont un fantastique potentiel physique en endurance et en explosivité. Les meilleurs footballeurs de la planète n’ont rien à envier en capacité pulmonaire au cycliste Alberto Contador ou au biathlète Ole Einar Bjørndalen.

Or c’est bien la préparation physique qui fera la différence et qui aura trouvé la solution au défi athlétique. Le vainqueur de la finale le 11 juillet prochain ne consacrera pas l’équipe la plus dribbleuse mais celle qui sera le mieux parvenue à faire encaisser l’usure des matchs et la fatigue de la compétition à ses joueurs.

A partir du postulat que le football est un sport physique, il convient logiquement de se poser la question de comment les différentes équipes ont résolu cette équation. Quelle est donc la "stratégie physique" des différentes nations ?

C’est un véritable casse-tête car les saisons sont longues (certains jouent jusqu’à 70 matchs), commencées en août dernier et agrémentées d’un minimum de coupures. Il faut ajouter à cela les blessures et les périodes sur le banc qui apportent soit un supplément d’énergie, soit un manque de rythme. Ainsi, la préparation de la Coupe du Monde est moins utilisée pour construire un schéma tactique que mettre au diapason tous les organismes.

Les équipes font alors des choix. Quelle est leur logique ? Faut-il privilégier les stages en altitude pour faire grimper le taux d’hématocrite (mesure du taux d’oxygénation du sang) ? Ou bien faut-il axer la préparation sur l’endurance (95% des efforts en foot se font dans ce registre) ou l’explosivité (les 5% restants) ? Enfin, vaut-il mieux faire des préparations individualisées ou collectives ?

Un problème se pose aux sélections : il est impossible de garder un niveau de forme équivalent du premier match de poule (mi juin) à la finale (mi juillet). C’est pourquoi elles choisissent un pic de forme, autrement dit une période où l’effectif sera en pleine possession de ses moyens athlétiques.

En fonction de l’objectif, le pic de forme sera plus ou moins reculé. Les équipes faibles le prévoient au début de la compétition afin d’accrocher des résultats encourageants et peut être accéder à un 8ème de finale historique pour elles. Les seconds couteaux tentent d’atteindre leur apogée physique pour les quarts mais ils sont déjà bien en jambe en poule afin de s’extraire du groupe. Les favoris visent quant à eux la pleine possession de leurs moyens pour les demi-finales et la finale.

Les conséquences sont alors évidentes : les gros poissons se mettent en danger en poule et peuvent chuter face à des équipes physiquement prêtes. Ainsi on a pu voir les Italiens, les Anglais et les Argentins souffrir lors de leur premier match mais il est certain qu’ils monteront en puissance, à l’image d’ailleurs des hommes de Diego Maradona jeudi contre la Corée du Sud. Aux Espagnols il a manqué de la chance mais aussi le petit coup de rein pour se créer l’action immanquable.

Le début de la compétition n’augure pas vraiment de la suite sauf si la confiance se désagrège et si les joueurs doutent et se plaignent.

Zoom sur la préparation de la France

Il est admis que les épopées 98 et 2006 de l’équipe de France ont été possible grâce à des joueurs d’exception et des entraîneurs intelligents. Mais aussi voire surtout à l’aide d’une préparation athlétique de haute volée permettant aux Bleus d’entrer progressivement dans la compétition.

Source :Nouvelobs

La France était deux crans physiques au dessus du Brésil en 1998 et pourtant contre le Paraguay elle a souffert.

En 2006, après une phase de poule négociée ric-rac (2 nuls et 1 victoire au dernier match), l’équipe de France a pris subitement son envol. On a raconté qu’un collectif s’est créé à ce moment autour de saint Zidane qui aurait évincé le staff. C’est de la mythologie : une équipe ne se construit jamais (avec réussite) contre les entraîneurs. La réalité est que par la préparation physique de Raymond Domenech et Robert Duverne (préparateur physique de Lyon et de l’équipe de France) les Bleus ont asphyxié et dominé leurs adversaires (Espagnols, Brésiliens, Portugais et Italiens qui ne s’en sont sortis que grâce à leur rigueur tactique).

En 2002, la préparation était la même que celles de 1998 et 2006. Sauf que la France n’est pas parvenue à passer le cap des poules sans cette supériorité physique et cela a transcendé ses adversaires pour passer le premier tour.
Alors qu’en est-il aujourd’hui ?

Laissons la parole aux spécialistes:

Eric Blahic (préparateur physique de Guingamp) : « Il ne faut pas s’attendre à voir les joueurs français survoler le 1er tour. C’est la façon de travailler de Robert ( Ndlr: Duverne). »

Eric Bédouet (préparateur physique de Bordeaux) : « L’histoire prouve que les équipes qui vont loin sont celles qui partent doucement. Faut il encore pouvoir le faire car il y a obligation de passer le premier tour ». Il va plus loin en expliquant que les équipes un peu justes essayent de faire la différence en début de match. « Il y a des équipes qui démarrent fort, pressent haut, ouvrent le score pour après gérer ».

La France a les armes physiques pour aller loin dans la compétition. Cependant, une domination athlétique peut être vaincue par une maîtrise tactique. Raymond parviendra-t-il à décoder l’adversaire comme il l’avait fait en 2006 ?

La Coupe du Monde 2010 ressemblera-elle à celle de 2002 ou bien à celle de 2006 ?

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