La Tribune du Sport


Il s’appelait Jorge Martinez Boero

Jorge Martinez Boero (RTL.fr)

On nous beurre la raie depuis deux jours avec l’arrivée au Qatar des joueurs du PSG et de leur nouvel entraîneur bien portant, Carlo Ancelotti. Alors que pendant ce temps-là, à l’autre bout du monde en Argentine, le Dakar voyait son histoire une nouvelle fois endeuillée d’une disparition, celle du motard amateur Jorge Martinez Boero. 38 ans. (more…)

Le Brésil pleure la disparition d’un génie

Posted in Foot' International,Médias par Roland Richard sur 5 décembre 2011
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(Source : ConnectionIvoirienne.net)

Après le décès prématuré de Garrincha en 1983, un autre joueur ayant marqué la Seleçao s’est éteint bien trop tôt, dans la nuit de samedi à dimanche. Socrates, ancien capitaine auriverde, a ainsi laissé le monde du football orphelin de son talent et de son sourire. Hommage. (more…)

Geoffroy Garétier : le foot français n’est « pas une puissance majeure en Europe »

Geoffroy Garétier (Source : sport24.com)

Sur son blog, Geoffroy Garétier livre son expertise sur le football. Vendredi, il a fait part de son inquiétude quant au déclin des clubs français sur la scène continentale. Un bilan sans fioriture. (more…)

Lionel Messi, pas un ballon, une mine d’or !

Posted in Médias par Roland Richard sur 16 janvier 2011
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Source : Sportvox.fr

C’est fait. Depuis une semaine et pour la première édition conjointe du bihebdomadaire France Football et de la FIFA, le Ballon d’Or 2010 a été attribué à l’Argentin Lionel Messi (photo sportvox.fr). C’est enfin le véritable meilleur joueur du monde qui a reçu le trophée une année de Coupe du monde. Pourtant, l’idée passe mal. Analyse. (more…)

Le sport et le shonen japonais : analyse de quelques oeuvres

Posted in Médias par Frédérick Bridonneau sur 25 mars 2010

Bien évidemment, le sport n’échappe pas à la règle. Le jeune Tsubasa (Olivier Atton dans Olive et Tom en Français) est le plus bel exemple du Shonen sportif en France.

Source :Pop

Slam Dunk est un classique. Il met en scène le jeune Hanamichi Sakuragi, terrible voyou impopulaire, qui, par amour pour Haruko Akagi, va jouer au basket. En apprenant le jeu, ses passions et ses règles, ce jeune homme va tomber amoureux de ce ballon orange et va chercher avec son « 5 majeur » (Takenori Akagi, Kaede Rukawa, Ryota Miyagi, Hisashi Mitsui et donc notre héros) vont tout tenter pour décrocher le titre national. Complètement déjanté, on reste à jamais marqués par le mythique « Gorilla Dunk ». A voir pour tous les amoureux de basket et pour ceux qui veulent découvrir ce magnifique sport qu’est le basket !

 

 

http://www.youtube.com/v/XELdo_U9GS8&hl=fr_FR&fs=1&

 

Source :Uriel

Hikaru No Go (pas de traduction du titre français, littéralement, on dirait Le Go d’Hikaru) en est un autre Shonen orienté « jeu ». Il nous présente un jeune garçon nommé Hikaru qui touche dans le grenier de son grand père un Goban. L’âme d’un professeur de Go du Japon médiéval lui apparaît, Sai Fujirawa. « Coincé » avec le jeune Hikaru, il va lui communiquer sa passion de ce jeu millénaire et lui offrir un rival en la personne d’Akira Toya, jeune fils d’un professionnel d’exception, Toya Meijin, l’homme le plus proche du coup de Dieu, le coup ultime du Go. Ce manga nous transmet un amour profond du Go et nous entraîne dans le monde professionnel du Go japonais avec ses relations, ses tournois et les nations majeures du Go moderne, la Chine et la Corée. Un chef-d’œuvre du Shonen. A lire à tout prix.

 

 

http://www.dailymotion.com/swf/video/xb5hu

 

Source :Enfant blog

Captain Tsubasa (Olive et Tom) doit-il être encore présenté ? Animé parmi les classiques français avec Dragon Ball et Saint Seyia (Les Chevaliers du Zodiaque), ce récit nous présente le parcours initiatique de Tsubasa Ozora (Olivier Atton) au sein de sa nouvelle équipe Nankatsu (Newteam), mais aussi de ses deux principaux rivaux, Genzo Wakabayashi (Thomas Price) et Kojiro Hyuga (Marc Landers). Ce manga a été inspiré par la belle performance de l’équipe nationale japonaise aux J.O. de Mexico en 1968, ponctuée par une médaille de bronze. L’histoire est incroyablement rythmée et voit être présentées des tactiques toutes plus loufoques les unes que les autres. Comment ne pas penser aux jumeaux Tachibana (Derrick) et leur mythique catapulte infernale ou bien les terrains qui épousent la rotondité de la Terre ? Malgré tout, ce Shonen est une référence du genre !

 

 

http://www.youtube.com/v/sXHClIcIZko&hl=fr_FR&fs=1&

 

Source :Anime Kun

Attacker You ! (Jeanne et Serge) est aussi une référence dans le genre. Très fidèle aux tactiques et techniques du volley, ce manga fait suite « Aux attaquantes » (1969), un des pionniers du manga sur le volley. Nous suivons You Hazuki (Jeanne) dans son parcours de jeune volleyeuse voulant atteindre la sélection nationale. Série qui entraîna d’immenses vocations dans le volley au point de concurrencer son cousin du sport collectif, le football, pourtant extrêmement médiatisé ! Laissons place aux filles qui se qualifieront pour les J.O. de Séoul en 1988 où elles finiront quatrièmes !

 

http://www.youtube.com/v/Yi5h0Uwu6yc&hl=fr_FR&fs=1&

 

Source :An Sky

Bamboo Blade est une série de 2004, toujours en cours dans le magazine Seinen Young Gangan, qui présente un jeune professeur toujours fauché, Toraji Ishida. Ce dernier va devoir monter une équipe de Kendo suite à un pari avec un vieux professeur. Ce sage lui offrirait un an de sushi gratuit dans un restaurant s’il arrive à battre l’équipe dirigée par le parieur, une référence du kendo féminin. Le kendo est un art martial traditionnel du Japon, surtout connu pour sa philosophie et sa vision du monde. Pour tous les amoureux du Japon traditionnel en somme !

 

 

http://www.dailymotion.com/swf/video/x9cq4q

 

Comme, nous le voyons, le Shonen est aussi large que diversifié dans le domaine sportif. Genre traditionnel au Japon, ce qui marque, c’est l’amour dégagé par chaque auteur de son sport (et vous remarquerez et j’ai volontairement oublié le base/soft ball qui comporte des ouvrages à la pelle). A vos lectures, retours et suggestions sur le sujet !

 

En bonus, le premier épisode de slam dunk en VOSTA ou à télécharger ici en VOSTF:

http://www.youtube.com/v/Rzrjt0EgZgw&hl=fr_FR&fs=1&

 

« I am the master of my fate : I am the captain of my soul » ou la réconciliation d’un peuple

Posted in Médias par Frédérick Bridonneau sur 5 février 2010

Source : 20minutes.fr

Le sport dépasse parfois le cadre du terrain et rentre dans le domaine politique

Au cours de l’Histoire du XXe siècle, le sport n’a rarement été qu’une simple affaire de performance et de dépassement de soi. Bien souvent, le cadre politique est devenu prédominant et le sportif n’est devenu qu’un symbole d’une lutte, à l’image de Jesse Owen aux Jeux Olympiques de Berlin de 1936. Invictus retrace l’un des nombreux exemples de ce siècle, abordant la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud.

Le film débute avec la libération de Nelson Mandela (cf. photo ci-contre, à gauche) en 1990 et démarre pleinement avec son élection en 1994, succédant ainsi à Frederik de Klerk. En arrière-plan, on assiste à la réintégration des Springboks dans l’International Rugby Board (IRB) et ceci après de longues années d’exclusion liées précisément à l’Apartheid. Cette absence prolongée fut marquée par des défaites lourdes à répétition. Le rugby est le sport roi des blancs et le football, le sport majeur du peuple noir. Nelson Mandela (interprété par Morgan Freeman) voit dans l’organisation de la Coupe du Monde de Rugby 1995 une excellente occasion d’unir tout un peuple et de le réconcilier.

L’union de tout un pays

Entre les difficultés inhérentes à sa prise de pouvoir, un chômage massif et une insécurité galopante si loin de nos petits problèmes français, l’Afrique du Sud va mal. Mandela va tenter de rassembler son pays. Pour ce faire, il va, avec l’aide du capitaine des Springboks, François Pienaar (cf. photo ci-dessus, à droite, joué dans le film par Matt Damon), tenter de réunir tout un pays avec le sport des blancs. L’histoire du rugby sud-africain restera à jamais marquée par la haine que voue le peuple noir à cette équipe, perçue comme le symbole de l’Apartheid. Entre les cages où furent placés les « supporters » noirs, comme le relate notamment Denis Lalanne dans sa chronique sur la Tournée de 1958 « Le grand combat du quinze de France », et le soutien systématique de la population noire à l’adversaire, on comprend que réconcilier le pays via ce sport fut extrêmement ardu. Mais l’envoi de l’équipe dans les bidonvilles du pays va permettre de rapprocher ces géants blancs d’une réalité qu’ils ont trop souvent ignorée ou fuie…

Le premier pavé est posé, il reste à gagner la Webb Ellis Cup, autrement dit la Coupe du Monde ! S’en suit alors le parcours de ce tournoi planétaire et du match inaugural jusqu’à la finale contre la Nouvelle-Zélande qui vit le sacre d’une équipe springbok. Un succès qui devait permettre de tourner la page de cinquante ans d’histoire ténébreuse d’un pays magnifique !

Ce film est tout simplement sublime et nous emmène tout autant dans l’histoire d’un sport que dans celle d’un pays. Mené par deux acteurs impériaux, le film que nous livre Clint Eastwood est d’une intensité incroyable. On s’attache à ces personnages riches humainement, aussi bien envers François Pienaar qu’envers Nelson Mandela. Tout simplement un chef d’œuvre à recommander à tous !

Un apaisement pour le rugby français

Et bien sûr, comment ne pas finir, avec notre histoire rugbalistique de 1995 ? L’arbitrage de Derek Bevan lors de la demi-finale cette année-là nous a toujours laissé un immense arrière gout d’inachevé et d’injustice. Entre les essais litigieux et les fautes non sifflées, les supporters français ont assisté à l’un des plus gros vols du rugby professionnel, que ce soit en demi contre les Bleus ou en finale avec une équipe black en quasi-totalité malade… Mais Invictus nous montre la réalité d’un pays qui avait besoin de plus qu’un objet sportif, qu’un match ou qu’un trophée !

Après quinze ans, je me sens enfin en paix avec ce passage-là de l’histoire moderne de notre rugby. L’Afrique du Sud en avait réellement besoin ! J’espère que le même sentiment habite le pays du long nuage blanc.

Et pour finir, citons ce magnifique poème de l’écrivain britannique du XIXe siècle William Ernest Henley, poème d’où Mandela tire sa force : Invictus.

Invictus

Out of the night that covers me,

The Pit from pole to pole,

I thank whatever gods may be

For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance

I have not winced nor cried aloud.

Under the bludgeonings of chance

My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears

Looms but the Horror of the shade,

And yet the menace of the years

Finds, and shall find, me unafraid.

It matters not how strait the gate,

How charged with punishments the scroll.

I am the master of my fate:

I am the captain of my soul.

William Ernest Henley

Dimanche, il fallait avoir Canal + !

Posted in Médias par Roland Richard sur 31 janvier 2010

Un Open d’Australie exceptionnellement bien couvert ?

A posteriori, la première levée du Grand Chelem du tennis a été un événement médiatique réussi pour Canal + en termes techniques. Une très belle retransmission. Des ralentis en plus grand nombre. Une parfaite synchronisation du son et de l’image et une bonne qualité d’ensemble.

Du côté des commentateurs, rien à redire non plus. Sébastien Heulot et Frédéric Viard (cf. photo ci-contre, à gauche) ont confirmé qu’ils étaient les meilleurs commentateurs de tennis, toutes chaînes confondues. Même s’il ne faut pas oublier l’excellent Frédéric Verdier sur Eurosport. Les deux piliers de Canal + allient dynamisme, convivialité, excellente qualité d’analyse (d’autant plus qu’il s’agit de journalistes et non d’anciens tennismen) sans parler de l’endurance dont ils ont su faire montre puisque les matchs sont diffusés d’un bloc, sans publicité.

Concernant les consultants techniques qui les ont accompagnés, une mention spéciale doit être faite pour le remarquable Julien Boutter, certes un peu froid mais vraiment frappant de précision durant toute la première semaine. Enfin, on ne présente plus Guy Forget (cf. photo ci-dessus, à droite), capitaine de Coupe Davis, qui, au côté de Fred Viard, nous a fait vivre les matchs du dernier carré de manière particulièrement agréable, notamment la finale.

Un bémol vient malheureusement ternir ce tableau en tous points brillant : l’absence des femmes. Agathe Roussel est la seule journaliste qui fut intégrée à l’équipe de Canal + visible à l’antenne. Une absence de femmes d’ailleurs tout aussi écrasante dans le jeu puisqu’aucun match de la partie féminine du tournoi n’a été retransmis sur la chaîne payante… A l’inverse, Eurosport a diffusé l’ensemble du tournoi féminin et, en différé, les grands matchs du tournoi masculin.

En soi, les amoureux du tennis féminin ne s’en sont portés que mieux car Eurosport demeure bien moins coûteux que Canal +. En revanche, on ne peut que s’interroger sur le choix franchement surprenant (misogyne ?) de Canal + de n’acheter que la partie masculine du tournoi. Et plus généralement, puisque l’offre suit souvent la demande, du syndrome machiste qui frappe, vraisemblablement, les téléspectateurs de tennis.

Une question sans réponse doit alors être lancée à la volée : le tennis, en dépit du développement considérable du circuit féminin (n.d.l.r. actuellement appelé circuit WTA) depuis le début de son histoire, n’est-il pas, comme les autres, devenu ou resté un sport pour « gentlemen » ?

Quoiqu’il en soit, si vous vouliez assister à la finale masculine de l’Open d’Australie, il fallait vous lever pour 9h30 dimanche et allumer Canal +.

Source : Sportplus.fr

Football anglais ou handball tricolore ?

Après un déjeuner dominical partagé en famille, entre amis ou avec votre conjoint et une sieste bien méritée pour vous récompenser du dur labeur d’avoir travaillé le reste de la semaine, vous pouviez, aux alentours de 17h, rallumer une fois encore, Canal +. Mais se présentait alors à vous un choix cornélien. Deviez-vous assumer votre statut d’amateur de football et regarder le choc de Premier League entre Arsenal et Manchester United ? Ou bien, deviez-vous en tant qu’amoureux du sport en général et, peut-être, du handball en particulier, regarder la France être opposée, en finale du Championnat d’Europe des nations de handball, à la Croatie ?

Canal + diffusant ce dernier match, synonyme en cas de victoire d’un triplé historique pour les « Experts » (Jeux Olympiques 2008, Championnats du Monde 2009, Euro 2010), vous étiez contraint, tâche éprouvante, de zapper jusqu’à Canal + Sport pour voir les protégés d’Arsène Wenger se faire écraser par Rooney et comparses (Arsenal 1-3 Manchester United).

Personnellement, j’ai rapidement pris mon parti : le handball. Et là, j’avoue avoir vibré comme rarement. La rencontre fut âpre. Longue. Indécise. Les Croates étant « truqueurs » et les Français un peu trop « physiques », le match a été ponctué par de violentes chutes mais aussi par de véritables exploits techniques, qu’il s’agisse des buts des Français Nikola Karabatic, Daniel Narcisse, Luc Abalo ou du Croate, Ivano Balic ou bien encore des arrêts des excellents gardiens de but, Thierry Omeyer d’un côté et Mirko Alilovic de l’autre.

Bref, le spectacle fut complet et le précieux titre de champion d’Europe à la clef pour une victoire française 25-21. En somme, avoir choisi le handball n’était pas idiot d’autant plus qu’au vu de la composition d’Arsenal, il était à craindre que les Gunners ne fassent pas le poids face aux Red Devils, dans l’impact physique notamment…

Là encore, il faut souligner la qualité des commentateurs pour cet Euro de Handball. Le journaliste Frédéric Brindelle (cf. photo ci-dessus) et son acolyte, ancien joueur de l’équipe de France, Grégory Anquetil ont été excellents, notamment par le contraste qu’ils produisaient. Des voix très différentes. Beaucoup d’enthousiasme et d’excitation chez Brindelle. Beaucoup d’explications claires, habiles et précises pour Anquetil. On comprenait vraiment pourquoi la Croatie a dominé la première mi-temps avant de voir la France revenir dans le match par cycles foudroyants. En revanche, on déplorera le décalage entre le son et les images, le premier arrivant avant les secondes et faisant ainsi office de « prophéties », notamment sur les arrêts du meilleur joueur du monde, le portier de l’équipe de France, Thierry Omeyer.

Source : Vincevrb.com

Une fin de soirée football !!

Il est 19h lorsque vous éteignez votre téléviseur. Et là, vous n’avez pas beaucoup d’options. Votre journée, vous l’avez passé à regarder du sport à la télé, à manger ou à dormir, ce n’est pas maintenant que vous allez accroître votre culture. Soit vous choisissez de rallumer votre télé une demi-heure plus tard pour regarder le Canal Football Club de Hervé Mathoux, Pierre Ménès (cf. photo ci-contre respectivement à droite et à gauche) et Isabelle Moreau, soit… rien. Une fois le Canal Football Club passé et l’enquête de deux minutes et onze secondes sur les effroyables images d’envahissement de la pelouse du Stade Louis II de Monaco par des supporters niçois stupides, vous pouvez commencer à espérer le choc de la soirée : Lyon – Paris SG.

Le problème des « chocs » de Ligue 1, c’est qu’excepté le spectaculaire OL-OM de la 13ème journée (n.d.l.r. qui s’était achevé sur le score improbable de 5-5), on est plus souvent excité par l’affiche que séduit par le match proprement dit. Eh bien là, non ! Grégoire Margotton est toujours aussi excellent dans ces moments d’enthousiasmes et commente à merveille tandis que Christophe Dugarry ne cesse de progresser. « Paga » nous fait marrer au bord de la pelouse. Bref, on est heureux !

D’autant plus satisfaits qu’on voit enfin le PSG réussir un match et produire du beau jeu. Ca faisait depuis l’ère Le Guen qu’on n’avait plus vu le club de la capitale proposer quelque chose d’aussi alléchant. Ayant une sainte pensée pour l’ex-entraîneur d’un Lyon trois fois champion de France et qui avait frôlé la tête de la Ligue 1 à trois reprises l’an dernier avec Paris, je me console en admirant le retour d’un Hoarau remarquable d’intelligence dans le placement et d’un Erding réaliste à souhait.

A la mi-temps, le PSG mène au score à Gerland (1-0) et je suis vraiment et pleinement satisfait de mon abonnement à Canal +. Le reste du match verra cependant le PSG s’effondrer à cause d’une faute stupide de Sakho sur Gomis (rattraper Gomis ne relève pourtant pas de l’exploit) et de l’expulsion du défenseur central parisien. Lyon pousse et Lyon marque deux fois pour l’emporter (2-1), renvoyant ainsi le PSG a ses problèmes défensifs et à ses sautes de concentration.

A 23h, j’éteins enfin ma télévision ! Il y a L’Equipe du Dimanche de Nathalie Ianetta mais je suis farci. Je verrai les deux buts de Benzema avec le Real Madrid lundi matin sur Infosport.

Source : Telesphere.fr

Alors que retenir de cette journée ?

Trop regarder la télévision, ce n’est pas bon. Une fois qu’on a sorti un tel lieu commun, on peut s’attacher à interroger ce rapport consanguin du sport aux hommes. Dans la journée, si l’on compte, je n’aurais vu qu’Agathe Roussel (journaliste tennis), Isabelle Moreau (journaliste football) et un peu Nathalie Ianetta (journaliste football) (cf. photo ci-contre). En revanche, j’aurais aperçu et écouté une bonne dizaine de journalistes masculins. Et observé, exclusivement, des sportifs masculins…

Une journée de macho pour un macho ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que l’égalité dans le sport n’est pas pour demain. J’ai également le sentiment que malgré le fait que Mesdames Roussel, Moreau et Ianetta sont toutes d’excellentes journalistes, on les cantonne à un sous-rôle, au moins pour les deux premières. Et ça, j’en suis déçu.

C’est une idée à creuser mais je me souviens de la place que tenait une certaine Bénédicte Mathieu dans l’émission Langues de Sport sur Europe 1 Sport il y a un an. C’était le rôle d’une experte du sport et de ses coulisses, interrogée comme telle par Bruno-Roger Petit. Mais cette émission a disparu et il est rare d’entendre depuis (et déjà avant) l’avis d’une femme en tant que spécialiste en sport.

Je repense tout à coup à Maryse Ewanje-Epée dans le Moscato Show sur RMC ou à Sarah Pitkowski dans Sportisimon le samedi matin. Mais toutes deux furent des sportives professionnelles ou de haut niveau, respectivement athlète et joueuse de tennis. Une journaliste sportive de haut vol, ça existe forcément, Madame Mathieu est là pour le démontrer, mais il semblerait qu’on les cache… Alors messieurs, on aurait peur d’affronter ces dames sur le terrain sportif ?

Le sportif est bien un exemple !

Posted in Médias par Roland Richard sur 27 novembre 2009

Lire l’analyse du traitement médiatique de l’affaire Henry à l’étranger.

Lire l’analyse du traitement médiatique de l’affaire Henry en France.

Le sportif, exemple et parfois héros des XXe et XXIe siècles

Nous avions évoqué dans l’émission du 14 novembre la question de l’exemplarité du sportif. Comme vous l’avez entendu, cette notion de « modèle » faisait débat. A l’image de Vikash Dhorasoo lundi soir sur le plateau de Mots Croisés (France 2, à partir de 1h14 d’émission), certains d’entre nous défendaient l’idée que les sportifs ne sont pas des exemples ou qu’ils ne doivent pas l’être. Personnellement, j’ai la conviction profonde que le sportif est devenu un exemple par un processus long et complexe. Plusieurs étapes ont jalonné cette progressive montée en puissance de l’exemple. Tout d’abord l’explosion médiatique de la télévision depuis les années 1970 et encore plus depuis Internet et les années 2000. Notre société est alors devenue un « tout-image ». Ensuite, il est évident qu’une certaine identification s’est mise en place entre le public et certains joueurs (Platini, Cruyff, etc.) de par cette émergence du tout-image. Nous connaissons parfaitement les visages et quelques fois même, les silhouettes des joueurs. Et c’est la dernière étape qui est sans doute la plus remarquable, celle de la récupération par le politique de ces modèles.

Sans vouloir l’accabler, les prises de parole de Madame le Secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, qui participait au débat de l’émission sur France 2, étaient de manière paroxystique représentatives de cette position de l’Etat français vis-à-vis du sport. Défendant la préservation du « modèle » que doit représenter l’athlète de haut niveau, elle a rappelé que dans un sport qui n’échappait pas aux problèmes de notre société (argent « fou », violences, dopage), il fallait tout de même raison garder et continuer de promouvoir les valeurs du sport telles que l’esprit d’équipe, la solidarité, l’émulation par la compétition, le respect de l’autre, etc.

Source : Lexpress.fr

Zidane, héros malgré le coup de tête de 2006

C’est dans cette négation-même d’un sport tout-spectacle que la France du sport trouve sa plus belle contradiction. Car le héros, une fois pleinement consacré, ne peut qu’être difficilement renversé, même s’il commet l’irréparable. Le cas de Zinedine Zidane en est le symbole le plus criant.

Emblème d’une France réconciliée avec ses citoyens issus des anciennes colonies, Zidane incarnait, par son génie du jeu, la réussite du modèle d’intégration à la Française. Sanctifié par une Coupe du Monde gagnée en 1998 où il marque deux buts en finale, le meneur des Bleus d’origine algérienne avait tout bonnement pris le pouvoir d’une France « Black, Blanc, Beurre ». Facteur positif augmentant son aura de joueur intouchable, il n’a jamais défendu Domenech. On le sait aujourd’hui, leur relation fut même assez orageuse.

Et lorsqu’Eugène Sakomano, également là dans l’émission d’Yves Calvi, s’est révolté de l’absolution présidentielle effectuée par Jacques Chirac au lendemain du coup de tête de Saint Zidane en finale de la Coupe du Monde 2006, on a gentiment éludé la question. L’hagiographie, une fois écrite, ne peut plus être remise en question et comme disait Sylvain dans notre dernière émission, « on pardonne tout à Zidane et on lui pardonnera toujours », quoiqu’il fasse.

Henry, non car il n’a pas le niveau de jeu, critère indispensable à l’émergence d’une aura de héros. L’étoffe ne se construit pas, elle est innée tout comme le don de l’athlète. Pour qu’un héros émerge, il faut une conjonction de tous ces éléments : niveau de jeu, personnalité charismatique, récupération politique appropriée et prises de position qui vont dans le sens de la voix populaire. Et pourtant, un coup de tête fait perdre la Coupe du Monde tandis qu’une main nous y envoie…

http://www.youtube.com/v/Z_wj3w6MOm8&hl=fr_FR&fs=1&

Le traitement médiatique de l’« affaire » Thierry Henry en France…

Posted in Médias par Roland Richard sur 27 novembre 2009

Source : Lepost.fr

Lire l’analyse du traitement médiatique à l’étranger.

Thierry Henry, un capitaine des Bleus légitime

La deuxième question que nous posions au départ concernait la réaction uniforme des Français et de nos journalistes. S’il est surprenant de voir l’ampleur mondiale qu’a pris cette main, il est inquiétant qu’elle ait tant choqué en France.

Il convient en premier lieu de rappeler qui est Thierry Henry. L’actuel joueur du FC Barcelone est tout bonnement le joueur français le plus titré en activité. Son palmarès est époustouflant. Entre autres, on relève un titre de champion national dans trois pays différents (avec Monaco en France, avec Arsenal en Angleterre et avec Barcelone en Espagne) et une Ligue des Champions en mai dernier. Sa carrière en sélection est tout aussi remplie que celle en club avec une victoire en Coupe du Monde (1998), un Euro (2000) et une autre finale de Coupe du Monde, perdue celle-ci (2006). Sans parler de ses cinquante-et-un buts en sélection, record à battre.

De plus, il est aussi celui qui tient les rênes de l’équipe de France depuis les blessures répétées et la méforme constante de Patrick Vieira. Alors que s’est-il passé pour que les Français se retournent contre leur propre emblème ?

Thierry Henry, étranger en son pays…

Les critiques à l’égard de Thierry Henry ne sont pas récentes. Accusé à de nombreuses reprises d’être un joueur particulièrement individualiste, on lui a aussi régulièrement prêté une certaine arrogance. En ce sens, les sifflets du Stade de France, lorsqu’il sortait à la 76ème minute lors de sa 100ème sélection avec le maillot bleu, avaient marqué les esprits (cf. photo ci-dessus de ce France-Colombie, le 3 juin 2008). Comme le rappelait très justement Raymond Domenech lundi sur France Bleu dans Stade Bleu, ce genre de manifestations n’était jamais arrivé dans aucun pays, une 100ème sélection étant normalement couronnée par une standing-ovation du public ainsi qu’une petite plaque commémorative ou une gerbe de fleurs.

Sa promotion au rang de capitaine des Bleus n’a cependant surpris personne et c’est avec beaucoup d’affection que ces dernières semaines bon nombre de consultants techniques pour la télévision (entraîneurs et anciens joueurs) ont insisté pour qu’il prenne ses responsabilités en équipe de France.

Mieux, il avait enfin acquis une notoriété toute particulière au moment de sa dispute avec Raymond Domenech, révélée par Le Parisien le 7 septembre dernier. En effet, le quotidien exprimait sur son site l’opinion commune sur Raymond et saluait le « courage d’un capitaine » considéré comme « le plus grand joueur de l’équipe de France » par Dominique Sévérat, auteur de l’article.

Source : Eurosport.fr

Henry s’est malgré lui placé dans le camp de Raymond Domenech

Deux mois et demi plus tard, la polémique autour de la main fait rage. Et Jérôme Le Fauconnier, à la fin de l’interview réalisée pour le journal L’Equipe lundi, posait la question suivante après que Henry lui avait expliqué la surprise des Espagnols quant au comportement des Français à son égard : « Vous voulez dire qu’une telle polémique ne serait pas née si vous portiez les couleurs d’une autre sélection ? ». Henry, dépité, répondait alors : « Non. Je n’en sais rien et je ne veux même pas y penser. Je suis Français et fier de l’être. » En répondant cela, Henry se trompe car il ne s’agit pas seulement d’une question d’identité nationale, c’est aussi et peut-être surtout une affaire d’identification nationale.

Ce n’est pas à prouver, les Français ne se reconnaissent pas en Raymond Domenech, le sélectionneur des Bleus. A deux reprises menacé d’être démis de ses fonctions par la Fédération (après l’Euro 2008 et après la défaite en Autriche lors du premier match des qualifications de Coupe du Monde), l’ancien technicien lyonnais a vu ses choix remis en question de manière systématique par les journalistes, les consultants et les supporters. L’unique perspective et « solution » proposée pour arranger cela étant sa démission ou son limogeage.

Dernier épisode de cette haine qui unit la population française et son sélectionneur, un sondage effectué pour l’émission Stade 2 par Opinion Way la semaine dernière. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, 65% des Français veulent voir Domenech partir et pour les « amateurs de foot » parmi eux, le chiffre monte jusqu’à 71%. Par ailleurs, 88% condamnent la main de Thierry Henry et seulement 18% des personnes interrogées estiment que la France mérite sa qualification.

Il est indéniable que tous ces pourcentages sont en correspondance. D’ailleurs, plusieurs groupes facebook vont dans le sens de cette désormais double-détestation : « Pour que Domenech demande la main de Henry » ou bien, plus intelligent encore, « Pour que Domenech gicle et que Henry le suive surtout » dans un français assez approximatif. Au-delà de ces idées qu’on ne peut évidemment pas généraliser à l’échelle d’un pays, il est certain que Thierry Henry, en niant au journal télévisé de TF1 s’être pris le bec avec le sélectionneur le 7 septembre, s’est de facto mis du côté du sélectionneur (cf. photo du communiqué ci-dessus). Dans une détestation aussi radicale, la place pour la neutralité n’existe pas. Henry est donc la cible des Français, amateurs de football, puisqu’il n’a pas su saisir « sa chance » d’être installé dans le camp des ennemis déclarés de Domenech.

De cette manière, il faut apporter un dernier élément à cette analyse. Déjà sur RMC, le sondage d’un soir avait pour objet de déterminer s’il était préférable ou non de ne pas se qualifier pour voir Raymond partir. Dans l’extrêmisme stupide qui sous-tend cette mise à mort répétitive, c’est l’équipe de France qui est oubliée.

Et c’est finalement le seul reproche qu’on peut vraiment adresser à Raymond Domenech. Encore convaincu lundi sur France Bleu que son impopularité ne nuit pas à l’équipe de France (cf. vidéo ci-dessous), il n’a pas tenté de produire davantage d’efforts pour améliorer ses rapports avec la presse. Or, les médias, mais aussi cette fameuse communication, pèsent bien plus qu’il ne l’imagine dans l’amour que les Français vouent à l’équipe de France.

Lire le bilan de cette affaire médiatique.

La vidéo intégrale de l’interview de Domenech (23/11/2009) par Jacques Vendroux et les équipes de France Bleu – Radio France :

http://www.dailymotion.com/swf/xb8yr1

Le traitement médiatique de l’« affaire » Thierry Henry à l’étranger…

Posted in Médias par Roland Richard sur 27 novembre 2009

Source : Magicmaman.com

Une médiatisation anglo-saxonne exceptionnelle

Le caractère mondial qu’a pris l’infraction au jeu commise par Thierry Henry est sans hésitation à associer à la puissance médiatique de la presse anglaise et, par extension, anglophone.

Nul doute que si même le Los Angeles Times évoque la main d’un joueur de football, au cœur d’un Etat américain où seul le basket-ball captive la population (les Los Angeles Lakers sont double-tenants du titre en NBA), c’est que cet événement a eu un impact médiatique complètement démesuré.

Mais alors pourquoi les journalistes outre-manche y ont-ils accordé tant d’importance ? Pourquoi les médias anglais, d’habitude si peu amicaux avec l’Irlande (inutile de rappeler le passé des deux pays), se sont jetés sur ce fait de jeu et en ont fait une « affaire », terme habituellement réservé aux grands procès pénaux ?

Un Frenchie héros-héraut du football britannique

La réponse semble désespérément simple. Ce n’est un secret pour personne, Thierry Henry a évolué dans le club londonien d’Arsenal d’août 1999 à juillet 2007. Pilier du nouveau jeu anglais insufflé par son entraîneur Arsène Wenger (coach des Gunners d’Arsenal depuis 1996), il a participé à la reconstruction de l’image de ce football perdu et étendu dans la fange du « kick & rush ». Ainsi, ce jeu fait de ballons envoyés vers l’avant et disputés au physique a progressivement disparu du pays de Sa Majesté Elisabeth II.

Henry fut l’un des artisans de la désagrégation progressive de ce jeu ennuyeux en finissant quatre fois meilleur buteur de la Premier League (2002, 2004, 2005 et 2006). Puis il devint même le capitaine d’Arsenal qui, misant sur un jeu au sol fait de passes rapides et de récupérations hautes, atteignit en 2006 la finale de la Ligue des Champions. Héros, modèle, figure emblématique du beau jeu mais aussi du « Frenchie » exemplaire, il a malheureusement effectué deux faux-pas impardonnables aux yeux de nos amis anglais. Le premier fut de partir d’Arsenal au FC Barcelone pour remporter la Ligue des Champions au lieu de le faire avec le club anglais. Le second fut d’éliminer une équipe britannique, bien que longtemps ennemie politique et ancienne colonie, l’Irlande, grâce à une tricherie.

Dès lors, le flot de la presse anglo-saxonne, redouté par l’ensemble des sportifs évoluant là-bas, a fait des ravages et jeté aux lions l’infortuné héros devenu banni.

Par extension, la presse américaine, et anglophone dans son ensemble, a repris le récit de ce qui devenait un véritable affront mondial, presque équivalent au coup de tête de Zidane en finale de la Coupe du Monde 2006.

Henry a réveillé sans le vouloir un traumatisme enfoui dans l’inconscient collectif anglais

Mais il y a une autre « affaire », indépendante de l’affaire Henry qui préoccupe les journalistes britanniques, celle de la main de Maradona. En signant cette main décisive, le capitaine des Bleus a fait ressurgir le traumatisme du match volé par l’Argentine en quarts de finale de la Coupe du Monde 1986. La « mano de Dios » comme l’avait baptisée lui-même le Pibe de Oro. Une vieille blessure pour les Anglais, une humiliation mondiale, télévisée et injuste qui transpirait de la une de certains journaux (cf. la une de The Sun du jeudi 19 novembre). Humiliation doublée d’un deuxième but du même Maradona après que celui-ci avait dribblé six adversaires…

Dès lors, on comprend mieux peut-être pourquoi la main de Lionel Messi lors du derby entre le Barça et l’Espanyol en 2007 n’avait pas suscité le même émoi, pourquoi elle n’avait pas été jugée de la même manière et pourquoi cela ne l’empêche nullement d’espérer le Ballon d’Or cette année. Certes l’enjeu sportif de la rencontre était différent mais c’est surtout l’enjeu symbolique qui était tout autre, puisqu’il ne concernait aucunement les Britanniques.

Enfin, les presses espagnole et italienne, pour ne citer qu’elles, se sont également emparées du cas Henry. Les médias hispaniques y voyant avant tout la tricherie d’un des grands joueurs évoluant dans leur championnat. Les médias italiens enfonçant quant à eux le clou dans la chair française, se permettant, pas forcément à tort, de nous renvoyer la balle après les accusations sans preuve de Raymond Domenech concernant un match entre la France et l’Italie qui avait eu lieu pendant un Euro Espoir. L’actuel sélectionneur des Bleus avait en effet affirmé que l’arbitre avait été corrompu. Accusés régulièrement de tricherie par les Français, les Italiens ont souhaité rééquilibrer la balance mais ont ainsi nourri la rivalité footballistique entre les deux pays…

Lire l’analyse du traitement médiatique en France.

Les deux buts les plus célèbres de Maradona furent inscrits contre l’Angleterre en 1986, le premier de la main, le second à la suite d’une série de dribbles fantastiques :

http://www.youtube.com/v/KY40__rBvSk&hl=fr_FR&fs=1&

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