La Tribune du Sport


ACT, devenir une « meilleure personne » l’arme à la main

Alexandre Zhelezniak au couteau

Samedi 25 et dimanche 26 juin, les deux inventeurs de l’Armed Combat & Tactics (ACT), A. Zhelezniak et N. Gross, donnaient deux jours de cours aux amateurs d’arts martiaux à Chatou en région parisienne. Reportage. (more…)

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Un grand pas pour David Haye…et un grand pas pour la boxe !

Posted in Arts Martiaux & Sports de Combat par Steven Ayache sur 8 novembre 2009

Source : 20minutes.fr

Hier soir avait lieu l’un des combats les plus cruciaux pour l’histoire de la boxe poids lourds. Il n’y avait pas qu’une simple ceinture WBA en jeu. Non, c’était l’honneur de ce sport qui était condamné à sombrer ou à renaître. David Haye, le grand espoir poids lourds, ancien champion unifié des lourds-légers et digne futur successeur de Leenox Lewis devait prouver qu’il n’était pas là pour faire illusion, comme certains médias le supposaient. En face de lui, un Valuev toujours aussi grand et pataud qui avait planifié d’essayer d’engluer le match pour le finir aux points. Au football, cela ressemblerait à un match piège. Mais ce n’était pas qu’un simple match car si Haye l’emportait, alors la suprématie russe était mise en péril et les Klitschko pouvaient trembler là où ils s’esclaffaient devant le "Goluev".

Dès les entrées, l’opposition de style se fait sentir. Haye rentre sur une musique funk, à la fois concentré et détendu, affichant une nette assurance. Valuev, quant à lui, démontre déjà sa lenteur en mettant plus de deux minutes à apparaître, laissant peut-être son groupe de rock agir sur la foule. Mais il n’en sera rien : Haye est déjà la coqueluche du public allemand.

Ce combat fut une véritable conquête pour David Haye. Boxant en garde basse, voir même sans garde, rivalisant d’esquives et de coups rapides, il attend la faille pendant douze rounds. Valuev reste le mur qu’il a toujours été : incapable d’enchaîner trois frappes, il pose son jab pour tenir à distance son adversaire et ne produit rien d’autre. Par son style de boxe, Haye souligne le ridicule du géant russe qui n’arrive pas un seul instant à l’inquiéter. Mais le Slave montre encore une fois qu’il est le boxeur le plus impraticable qui soit…jusqu’à la dernière minute. Car sur un enchaînement incroyable, Haye atteint Valuev à la pointe du menton d’un puissant crochet. Et à quelques secondes du gong, Valuev chancelle, ne tient plus sur ses jambes, mais ne tombe pas. Le pouvait-il ? La science nous le dira peut-être un jour.

Assurément, si les juges ont eu la tâche difficile de trancher dans ce combat à distance que se sont livré les deux hommes, ce moment a changé la face du match. Les deux dernières cartes rendues à 116-112 pour Haye prouvent qu’il a touché bien plus le géant, mais la troisième carte, qui annonçait 114-114, avait laissé planer la menace, si grande, d’un match nul.

Maintenant, la boxe mondiale va pouvoir regarder devant elle et afficher un large sourire devant ce nouveau champion britannique. Elégant, vif et puissant, c’est non plus en espoir mais en champion qu’il ira défier la fratrie Klitschko.

Vidéo du dernier round du combat et notamment du chancellement de Valuev :

http://www.youtube.com/v/MQoDyB4E2GA&hl=fr&fs=1&

Bilan des Championnats du Monde de judo 2009 (2ème partie)

Posted in Arts Martiaux & Sports de Combat par Jean Giraud sur 4 septembre 2009

Lire la première partie de l’article.

Les déceptions :

La (mauvaise) surprise de Lucie DECOSSE.

Source :FFJ

Plusieurs athlètes français se sont présentés aux mondiaux en étant invaincus durant la saison (DRAGIN et RINER étaient aussi invaincus mais en n’ayant disputé que le Grand Chelem de Paris). Lucie DECOSSE a non seulement la particularité d’être invaincue mais elle a aussi remporté deux grands chelems ainsi que les championnats d’Europe. Elle est ainsi devenue numéro 1 mondiale.

Ainsi, sa défaite surprise contre la Hongroise MESZAROS au drapeau dans les prolongations au deuxième tour apparaît comme un accident au regard de son potentiel. De plus, il faut relativiser un peu cette défaite contre une adversaire qui prendra au final la médaille d’argent. Si la règle des repêchages dès les premiers tours existait encore (actuellement, seuls les athlètes perdant au stade des quarts de finale peuvent être repêchés), il y a peu de doute, Lucie DECOSSE serait allér chercher une médaille de bronze au vu de sa facilité cette année.

Source : Judo-world.net

Le bilan global de l’équipe de France.

En effet, la troisième place au classement des médailles est l’arbre qui cache la foret. Le total de médailles est très faible si on le compare aux précédentes éditions : Osaka 2003 (5 médailles), Le Caire 2005 (6 médailles), Rio 2007 (8 médailles). Ce que la France n’arrive plus à obtenir, ce sont des médailles à foison de bronze et d’argent. Le développement du judo dans de nombreux pays comme la Mongolie ou la Colombie oblige les athlètes français à être encore plus forts qu’avant pour parvenir aux mêmes résultats.

Les défaites précoces et sans gloire de Dimitri DRAGIN et Benjamin DARBELET.

L’équipe de France se divise en deux catégories : ceux qui doivent ramener une médaille et ceux qui peuvent se contenter d’apprendre. DRAGIN et DARBELET prennent place dans la première de part leur passé respectif : les titres de DARBELET (ndlr : champion d’Europe en 2003, vice champion d’Europe en 2006 et vice-champion olympique en 2008) et le judo flamboyant de DRAGIN.

Le lendemain des éliminations des deux légers (-60 et -66), la polémique prenait vie à travers les déclarations dans L’Equipe de Benoit Campargue « dans "sport de combat", il y a combat. Benjamin (Darbelet) et Dimitri (Dragin) l’ont un peu oublié ». Dimitri Dragin répliquant en substance que le staff est nul « on nous dit que nous sommes des F1 mais on nous règle mal ». Espérons que ca ne dégénère pas en guerre ouverte entre le nouveau staff et deux athlètes aussi talentueux.

Et demain ?

Source :Judo saint Marc

La fédération internationale vient d’annoncer un changement de règle destiné à contrôler le développement de la pratique martiale. Comme je l’expliquais dans l’article "Du neuf pour le judo", la fédération internationale est confrontée à l’émergence progressive d’une nouvelle façon de combattre qui va à l’encontre de la tradition. En effet, le judo, l’« art de la souplesse » en japonais, est pensé autour du Ippon c’est-à-dire un mouvement qui clôt le combat par la victoire d’un athlète. Pour qu’il y ait Ippon, l’un des judokas doit faire chuter son adversaire par une projection avec impact sur le dos accompagné de force, vitesse et contrôle.

La palette technique du judoka est large pour parvenir au Ippon mais depuis quelques années, le Ippon se raréfie au profit de combats remportés au temps ou aux pénalités (en réalité c’est souvent la preuve de la domination physique d’un concurrent sur l’autre). Il existe de plus en plus de judokas dont la palette technique est très pauvre mais qui compensent par une puissance physique et des mouvements de lutte.

Le souhait de la FIJ est d’inverser cette tendance pour revenir à un judo plus traditionnel. C’est pourquoi, lors des prochains Championnats du Monde Junior à Paris qui se dérouleront du 22 au 25 octobre, seront testées de nouvelles mesures d’arbitrages. Ainsi toutes les techniques en dessous de la ceinture seront interdites. Seules les techniques utilisant la jambe contre la jambe seront autorisées, ou si la saisie avec la main sur la jambe est la continuation d’une technique (exemple: o-uchi-gari). Cette décision a le grand avantage d’éloigner le judo de sports comme la lutte ou le sambo, de redresser la colonne vertébrale des judokas et donc de modifier les points d’équilibres en faveur de l’attaque.

La vidéo suivante, la finale des – de 63 kilos entre la Française Morgane RIBOUT et la Portugaise Telma MONTEIRO, illustre bien les craintes de la Fédération Internationale de Judo. La Portugaise va combattre avec malice, en plongeant, en refusant sa garde, en pratiquant des fausse attaques… Bilan, le combat est médiocre car on ne voit pas beaucoup de judo. Au contraire de la vidéo de l’article précédent où les deux athlètes se livrent, ce qui débouche sur un superbe mouvement de Morgane Ribout.

http://www.dailymotion.com/swf/xaamcb_57kg-telma-monteiro-por-morgane-rib_sport

Bilan des Championnats du Monde de judo 2009 (1ère partie)

Posted in Arts Martiaux & Sports de Combat par Jean Giraud sur 4 septembre 2009

Les satisfactions:

Le titre obtenu en – de 57 kilos par la jeune Morgane Ribout.

Source :Masculin.com

Elle va battre dans la même journée l’ensemble des cadors de la catégorie: la double médaillée olympique GRAVENSTIJN (cf. photo ci-contre), la Cubaine LUPETEY qui a remporté le titre continental, la Taïwanaise LIEN qui a battu la numéro 3 mondiale au tour précédent, puis la japonaise MATSUMOTO, 2ème du circuit. Victoire d’autant plus remarquable que celle-ci est vaincue en moins d’une minute par Ippon (cf. vidéo en bas de l’article), et en finale la grande favorite MONTEIRO qui a écrasé toutes ses adversaires du jour et archi-dominé la catégorie cette année.

La satisfaction est totale car au début de l’année, Morgane Ribout n’était pas titulaire en équipe de France et a gagné sa sélection à la force du poignet. De part son jeune âge, il lui était demandé d’accumuler de l’expérience en vue des J.O. de Londres, elle a fait mieux en remportant une couronne dans une catégorie dense.

La chinoise Wen TONG (+78 kilos) et le Sud Coréen Ki-Chun WANG (-73 kilos).

Source :IJF

Ce sont les deux immenses champions qui ont illuminé la compétition. TONG est très impressionnante, elle a balayé toutes ses adversaires et, au contraire de Teddy RINER, a réussi à mettre son gabarit au service de beaux mouvements de judo. En plus, elle gagne tous ses combats par Ippon. De son côté, WANG (cf. photo ci-contre en blanc) est ce qui se fait de mieux dans le judo actuel, il a tout gagné cette année et ne semble pas avoir de limites tant sa panoplie technique semble riche. Ces deux champions étaient ultra favoris, attendus au tournant, personne n’a accepté de se livrer contre eux et pourtant ils ont produit de belles choses.

 

Les valeurs stables:

Teddy Riner

Source :Sport24

En sa qualité de petite merveille du judo mondiale et de tenant du titre, il était attendu. Aucun adversaire n’a semblé capable de le faire vaciller et il repart avec la médaille d’or. Mais ses combats furent très ennuyeux et on n’a pas vu ce que nous sommes en droit d’attendre désormais de lui. Il a présenté un judo tout en puissance et en calcul. Il ne deviendra pas l’égal d’un Zinédine Zidane ou d’une Marie-José Perec en nous endormant par des combat tout en tactique alors qu’il a démontré par le passé que la technique il la possède. La preuve, à chaque compétition, il maîtrise un nouveau mouvement. On retiendra le titre et, avouons-le, c’est déjà pas mal quand on voit les difficultés de Gevrise Emane qui bien que tenante du titre a été battue dès les premiers tours.

L’équipe japonaise.

Le bilan japonais est en réalité double tant les femmes ont dominé les débats et les hommes été médiocres. La performance des Japonaises est remarquable puisqu’elles ont toutes été classées au moins dans les cinq premières places de leur catégorie (hormis en -78 kilos où Sae NAKAZAWA perd face à Céline Lebrun dans un match accroché), rapportant cinq médailles sur sept possibles dont trois titres de championne du monde. En revanche, il est à craindre un affaiblissement progressif du judo masculin japonais qui peine à sortir des talents à la hauteur d’un Kosei INOUE ou d’un Yasuhiro YAMASHITA. Le Japon n’a pas été capable de décrocher de titre chez les hommes.

L’émergence de la Russie.

Source :Lejapon.org

Sous l’impulsion de Vladimir Poutine (cf. photo ci-contre), grand amateur de judo, la Russie essaie depuis plusieurs années de se doter d’une grande équipe de judo. Les moyens déployés sont colossaux et on voit progresser petit à petit l’équipe de Russie qui bien que présente depuis plusieurs années dans le monde du judo ne produisait que des ex-stars de sambo (art martial russe qui mélange la lutte et le judo). La Russie est désormais en capacité de proposer des prétendants sérieux à la médaille dans toutes les catégories (dont quelques numéros 1 mondiaux). Mais le bilan relativement faible des Russes à Rotterdam (1 médaille d’or, 1 d’argent et 1 de bronze), comparé à la réussite dans les tournois précédents les championnat du monde, montre qu’il reste encore une marche à franchir à la Russie pour que ce pays devienne une très grande nation de Judo et briller dans les moments importants.

 

Lire la deuxième partie de l’article.

 

 

Le combat entre la Française RIBOUT et la Japonaise MATSUMOTO, un magnifique Ipon :

http://www.dailymotion.com/swf/xaaxn2_morgane-ribout-vs-matsumoto-mondiau_s

 

 

Wladimir lessive Chagaev dans un match « tâche »

Posted in Arts Martiaux & Sports de Combat par Steven Ayache sur 23 juin 2009

Le combat Klitschko – Haye

Au départ, le combat avait tout pour faire rêver les fans de boxe : Wladimir Klitschko, le champion WBO – IBF incontesté et redouté face à David Haye, le puncheur foudroyant, champion unifié des lourds légers nouvellement monté de catégorie. L’opposition devait soit montrer au monde que les Klitschko brothers ne pouvaient être contestés soit montrer la voie vers un avenir plus fantasque et ouvert avec Haye. Wladimir, qui a essuyé plusieurs revers dans sa carrière à cause d’un menton fragile redoute un Haye doté d’une solide allonge, d’une vitesse d’exécution étonnante et d’un buste très flexible. D’un autre côté, Haye a également montré ses faiblesses au menton et l’enchaînement gauche – droite plein axe de Wladimir fait des ravages. Cette rencontre promettait d’être explosive, elle devait se dérouler le 20 juin.

Source :www.netboxe.com

Le 3 juin, David Haye déclare forfait à cause d’une blessure à la main. Il demande un report du match de six à huit semaines mais Klitschko préfère trouver un autre adversaire, se défaussant par la même occasion du combat le plus difficile de sa carrière.

D’ailleurs à ce stade, on se demande bien qui va bien pouvoir (et vouloir) rencontrer Wladimir. C’est alors que survient un autre imbroglio tout aussi fâcheux.

Le combat Chagaev – Valuev

Le 30 mai devait se dérouler une revanche peu banale. Ruslan Chagaev, ancien champion WBA, avait gagné sa ceinture contre le géant Nikolai Valuev en avril 2007 aux points. Mais suite à une grave blessure au genou, il fut contraint par la fédération de rendre sa ceinture vacante. Valuev a donc profité de l’occasion pour s’en saisir facilement face à celui que je surnomme le « buraliste » : John Ruiz.

Cependant, Chagaev n’a jamais perdu espoir de retrouver sa ceinture et il demanda donc à la fédération d’organiser un second combat contre Valuev. Ce colosse aux mains de pierre et au style de momie ne fait guère réver le monde pugilistique et cCe colosse aux mains de pierre et au style de momie ne fait guère rêver le monde pugilistique et c’est une occasion pour Chagaev, le seul à l’avoir battu, de le rayer définitivement du circuit. De son côté, Valuev a une revanche a prendre et doit prouver que sa seule défaite relevait de l’accident.

Source :www.netboxe.com

Le matin de la pesée, un coup de théâtre retentit : Chagaev est interdit de boxer par l’équipe médicale du promoteur finlandais qui organise le combat. Motif : atteint de l’hépatite B, Chagaev risque de contaminer son adversaire. Fait unique dans l’histoire de la boxe : la ceinture WBA est partagée entre les deux boxeurs dans une logique de mort subite. Autrement dit, le premier qui perd un combat renonce à sa moitié. Logique obscure mais vite éclaircie.

La rencontre par défaut Klitschko – Chagaev

Le 4 juin, soit le lendemain du forfait de Haye, le manager de Klitschko, Bernd Boente déclare qu’un combat contre Chagaev est une priorité. Il est assez aisé de comprendre pourquoi : si Wladimir bat Chagaev, il gagnera le droit d’affronter Valuev pour récupérer la seconde moitié de la ceinture WBA et la firme Klitschko règnera sur le monde des lourds sans passer par David Haye. Il faut rappeler que le rêve des Klitschko est d’unifier les quatre ceintures sous leur bannière…et il ne leur manque que la WBA.
Chagaev accepte ce périlleux défi, le promoteur allemand valide la participation médicale de l’Ouzbek et nous voilà au 20 juin à Galsenkirchen pour le combat.

Source :www.netboxe.com

Déjà a l’approche du ring, les deux boxeurs n’ont ni le même gabarit ni le même profil : Wladimir est grand (14 centimètres de plus que son adversaire), musculeux et doté d’une belle allonge (206cm de l’épaule au poing). De son côté, Chagaev mesure 185cm, a 188cm d’allonge et le gabarit proche d’un buraliste en exercice. Mais tout les spécialistes le savent : Chagaev n’a pas besoin de muscles car c’est un malin qui frappe précis, dur et intelligemment.

Seulement, dès la première reprise, on sent que l’Ouzbek ne va pas avoir la moindre chance : Wladimir pousse avec son puissant jab du gauche et allonge sa droite, tenant à distance un Chagaev trop immobile et méfiant qui se désaxe mais sans trouver la faille. A la deuxième reprise, Chagaev perd pied suite à un enchaînement gauche – droite de Wladimir (il fera le même durant toute la rencontre) et restera sur cet instant pendant le reste de la rencontre. Essayant de contourner ce bras avant, de bousculer, voire de toucher Wladimir en bas et en haut, Chagaev se fatigue face à ce moulin à gnons totalement robotisé, gardant le même rythme et ne variant jamais. Sans cesse touché, manquant de panache dans ses offensives, Chagaev fait aveu d’impuissance à la 9ème reprise et laisse Wladimir savourer la joie d’une victoire moribonde.

Source :www.netboxe.com

Jamais inquiété, Wladimir a tout de même montré par l’aspect répétitif de sa boxe qu’il peine à varier. En prenant des risques, le petit Klitschko aurait pu (aurait dû) en finir bien plus rapidement. Mais voilà, Wladimir a peur des coups et craint encore pour son petit menton, ce qui n’est pas bon signe alors que David Haye l’attend peut-être.

Quels seront les prochains combats ?

La WBA ne peut plus considérer Chagaev comme un prétendant au titre WBA car il a laissé cette place à Wladimir Klitschko. De fait, Wladimir devrait rencontrer Nikolai Valuev (et le battre évidemment).

De son côté, le Vitaly attend théoriquement sa confrontation avec Alexander Potevkine, à moins que la WBA n’applique son plan initial de lui laisser la chance WBA. Auquel cas, cela laisserait la place libre pour un Wladimir Klitschko – David Haye.

Et de toute manière, les Klitschko ne pourront ignorer Haye très longtemps, et même si Wladimir rencontre Valuev, Vitaly se sentira obligé de lever l’affront fait à la famille. (NDRL : Haye a fait publier des photos avec la tête de Wladimir Klitschko dans ses mains) Seulement, rencontrer le grand Vitaly sera une autre paire de gants pour David Haye qui pouvait compter sur le menton fragile de Wladimir pour s’en sortir.

Une autre possibilité n’a pas été évoquée : et si la WBA décidait de remettre le titre vacant (fait peu probable car Valuev n’a aucune raison d’être destitué)…cela offrirait une chance à un autre boxeur monté de catégorie qui doit prouver sa valeur Jean-Marc Mormeck.

Le cas Brahim Asloum

Posted in Arts Martiaux & Sports de Combat par Steven Ayache sur 11 mai 2009

Mais qui est vraiment Brahim Asloum ?

Brahim Asloum est tout d’abord le héros des jeux olympiques de Sidney en 2000. Il est médaillé d’or en poids mi-mouches et fait rêver une nation toute entière. Sa boxe est technique et précise, il touche, esquive, se déplace, le tout intelligemment. A ce moment précis, Asloum est un très grand boxeur amateur.

C’est tout naturellement qu’il passe professionnel et après quelques combats de rodage et son manager Louis Acariès voit en lui un grand champion.

Le 5 décembre 2002, passage obligé mais formalité probable pour Asloum, il affronte en championnat de France des Mouches le dénommé Christophe Rodrigues. A l’époque des faits Rodrigues a 10 victoires, 5 défaites et un match nul pour palmarès, ce qui est loin du 10 victoires – 0 défaite affiché par Asloum. Cependant, Asloum disputait là son premier match en 10 rounds. Ce qui devait être un test, un combat de routine, va se transformer en calvaire pour le champion olympique. Constamment pressé et attaqué, incapable de prendre véritablement le dessus, Asloum déçoit. A la télévision, les commentateurs doutent de la victoire d’Asloum et pensent au match nul. Sous les sifflets du public et dans une incompréhension générale, Brahim Asloum gagne ce combat par décision partagée, ce qui signifie qu’un juge sur les trois avait donné Rodrigues vainqueur. Depuis cette défaite, Rodrigues ne retrouve plus son niveau et affiche un palmarès vierge (15 victoires, 15 défaites), cela aurait peut-être du se passer autrement.

Brahim Asloum devait ensuite accorder une revanche à son adversaire Christophe Rodrigues mais cette revanche n’a jamais eu lieu, il faut se demander pourquoi ? Peut-être Asloum avait-il peur de se confronter une seconde fois à un boxeur si peu contrôlable ? Les frères Acariès qui gèrent les affaires de Brahim Asloum n’auraient pas vu d’un très bon œil une défaite du poulain prodige. Ainsi, par un championnat de France péniblement gagné, commence la trajectoire d’un champion malgré lui.

Source :netboxe.com

Sa carrière étant bien précoce, son manager Louis Acariès, cherche avant tout a faire grandir son poulain, qui en a bien besoin. Brahim Asloum brigue donc d’abord un titre Intercontinental WBA (porte ouverte a un championnat du monde) contre l’inconnu Steffen Norskov et le championnat d’Europe face à Lopez Bueno.

Il faut rappeler au passage que le championnat d’Europe des mouches est une formalité pour Asloum tant la majorité des grands boxeurs de la discipline se trouvent en Amérique du Sud ou en Thaïlande. De plus, les boxeurs qu’il rencontre ne sont pas plus offensifs que lui et les combats restent très techniques, ce qui arrange totalement un Asloum qui refuse le combat comme l’Italie déjoue en football.

On peut donc imaginer que, le titre intercontinental WBA en poche, il va briguer un titre mondial. Mais conformément à son plan de carrière, il va se préparer et ainsi garder ce pass pour le titre mondial presque deux ans !

Entre temps, il va battre des adversaires sans prestige comme le vieillissant Mahmutov ou le champion espagnol Ivan Pozo. Il va même faire un match éliminatoire pour devenir le challenger officiel contre le sud-américain Noel Arambulet, un mi-mouches monté en catégorie pour l’occasion.
Mais il a bien fallu que Brahim rencontre le champion WBA, l’invaincu Lorenzo Parra qui, logiquement, l’a battu aux points en l’envoyant tout de même au tapis dès la 2ème reprise.

Source :netboxe.com

Retour à la case départ pour Brahim Asloum qui se fixe un rêve encore plus grand : battre le redoutable champion invaincu Omar Narvaez, champion WBO. Entreprise courageuse d’autant qu’avant cela, Brahim Asloum a remporté deux beaux combats dont un par arrêt de l’arbitre contre Lozano, peut-être trop facilement ?
De son c

ôté, Omar Narvaez n’est pas un enfant de chœur : invaincu (on le sait désormais invincible), véritable puncheur, il ne laisse aucune chance à Asloum qui perd aux points, le visage tuméfié

Alors à ce stade de l’enquête, Asloum, LE grand espoir de la boxe en France, n’a jamais été championdu monde en titre.
Et voilà que Louis Acariès a une idée brillante : faire descendre Asloum de catégorie pour le faire boxer en mi-mouches, là ou il aura peut-être plus de chances.

Bingo ! Il bat Juan Carlos Reveco, un inconnu précédemment invaincu qui a obtenu le titre vacant on ne sait comment et devient champion du monde aux points par un score serré.

Il projette tout de suite un combat de défense de son titre contre l’invaincu Mexicain Ségura.

Source :netboxe.com

Et là, c’est le drame : Canal + refuse de diffuser le match. Motif : un manque à gagner pour la chaine car, il faut bien le dire, Asloum se fait déjà siffler par le public autour du ring, que dire des gens qui sont chez eux ? le boxeur de son côté dénonce un manque de considération de la chaîne.

Un rapide tour d’horizon de cet article donne raison à Canal + : Brahim Asloum n’est pas un grand boxeur et n’a rien de spectaculaire. Au contraire, sa boxe répond aux exigences de son manager Louis Acariès qui ne cesse de lui dire « C’est pas bien de prendre des coups » alors qu’un boxeur se doit avant tout de donner des coups.

Son come-back : Renaissance ou retour aux cendres ?

Brahim Asloum décide de prendre 17 mois de vacances (il préfère utiliser les termes « réflexion » ou « inactivité ») et projette même d’arrêter la boxe. Mais voilà, comme tout boxeur, Asloum voit son orgueil reprendre le dessus et il souhaite encore « faire rêver ses fans. »

Pour cela, il promet un combat contre un top 10 mondial et le diffusera en pay-per-view sur son site internet. Le nom de son adversaire se fait attendre, si bien que ce dernier ne sera prévenu que dix jours avant le début du combat. Autre détail troublant : ce boxeur n’a rien d’un top 10, sauf dans un classement à ordre décroissant. Le combat oppose donc un champion inactif depuis quinze mois contre un boxeur de seconde zone qui a dix jours de préparation dans les gants. Vaste programme !

Source :netboxe.com

Voilà pourquoi je ne m’attarderais pas sur ce match dans lequel le mexicain reste à l’état de sparring partner sans jamais menacer le champion. Brahim Asloum n’a rien prouvé de plus qu’avant dans ce combat et même s’il estime que tout a recommencé pour lui, le plus dur reste à venir.

Il déclare sur netboxe.com : « Honnêtement je n’avais pas beaucoup d’appréhension car je suis quand même le champion du monde WBA des poids mi-mouche, je n’étais pas stressé. » Evidemment, avec un crabe à boxer en face, tout était quasiment joué d’avance. Maintenant, Brahim Asloum doit se préparer à boxer son challenger, Giovany Segura (20-1-1, 16 KO), un véritable guerrier offensif comme il les déteste. Imaginons qu’il passe ce cap, il unifiera peut-être les ceintures. Il suffit de regarder les adversaires en présence pour voir que la route est périlleuse : Edgar Sosa, champion WBC : Invaincu depuis 2003, dernière défaite en date contre…Ulises Solis, maintenant champion IBF (28 V, 20 KO, 1D) et Ivan Calderon, champion WBO, considéré comme l’imbattable de la discipline (34 ans, invaincu en 36 victoires) et qui a la particularité de mettre rarement ses adversaires KO. Juan Carlos Reveco était un boxeur qui sortait de nulle part et là, ces boxeurs veulent en découdre.

Brahim Asloum sera t-il assez fort ? Rien ne permet de le dire mais les difficultés sont immenses. Il dit avoir mûri, il va devoir le prouver.

Louis Acariès évoquait en 2008 une remontée de son poulain en mouches, voir en coqs ou il pourrait retrouver…Mahyar Monshipour qui descendra dans cette catégorie pour devenir champion face à Anselmo Moreno très bientôt. Un combat contre Monshipour en Coqs serait un magistral coup médiatique pour les deux boxeurs, alors pourquoi pas ?

Mahyar II, la revanche !

Posted in Arts Martiaux & Sports de Combat par Steven Ayache sur 14 mars 2009

Source : Netboxe.com

Petit champion deviendra grand.

Même si Mahyar Monshipour, avec son mètre soixante-quatre et son air de teigne, apparaît comme un boxeur de poche, il ne faut nullement s’y fier. Champion de France puis d’Europe des super-coqs à 27 ans, le Poitevin sort totalement de l’ombre médiatique et pugilistique le soir du 4 septembre 2003. En face de lui, un ennemi intime nommé Salim Medjkoune qui a tout conquis avant lui et qui détient la ceinture WBA. Cet affrontement mondial entre deux Français suscite l’engouement de tous pour la boxe, d’autant que le combat promet d’être une opposition totale de style. Medjkoune est un boxeur tactique, précis, méthodique alors que Monshipour agit depuis l’aube de sa carrière en rouleau compresseur. Pour couronner le tout, une rumeur de contentieux entre les deux hommes vient donner au combat une saveur digne des grands championnats du monde de l’histoire.

Pendant douze rounds, Monshipour ne cesse de marteler un Medjkoune dépassé par le rythme de son adversaire. A la fin de la douzième reprise, Monshipour ne lâche rien et assène une série fatale à Medjkoune qui, sur un crochet, se retrouve presque projeté à l’autre bout du ring. Monshipour devient champion du monde avec panache et nous offre l’un des plus beaux moments de la boxe hexagonale en chantant la Marseillaise avec émotion, lui, l’Iranien d’origine.

Sa carrière ne fait que commencer mais Monshipour ne s’illusionne pas, il sait qu’un boxeur ne fait pas de vieux os et déclare assez vite qu’il s’arrêtera dès les premiers signes de faiblesse. Ils ne viendront que trois ans et six défenses de titre plus tard.

Il combat de nouveau Medjkoune, l’obligeant à abandonner dans la 8ème reprise, et s’offre quelques adversaires sans difficulté. Son combat héroïque, digne d’un LaMotta, il l’effectuera contre l’inattendu Julio Zarate. Surpris par l’agressivité du mexicain, Mahyar ne parvient pas à imprimer son rythme et subit un knock-down dans la 4ème reprise. Trois rounds plus tard, le Poitevin se ressaisit et frappe sans cesse Zarate qui cède progressivement pour renoncer finalement à l’appel de la 9ème reprise.

Le 18 Mars 2006, Mahyar Monshipour affronte Somsak Sithchatchawal, un Thaïlandais coriace, plus grand et doté d’une allonge anormalement grande pour un super-coq. Très rapidement, les premières difficultés se font sentir car l’adversaire est calme, puissant et tient Mahyar à distance avec son jab, ce qui ne permet pas au rouleau compresseur d’avancer efficacement. Ayant bien étudié le style de Monshipour, Sithchatchawal attend patiemment la faille pour contrer et envoie le champion au tapis dès la 1ère reprise. Le Français se relève et reprend le combat sans sourciller. Pendant dix rounds, Monshipour en héros blessé ne reculera jamais, inquiétant quelquefois le thaïlandais sans l’ébranler. Au contraire, Sithchatchawal ne changera jamais de tactique, attendant Monshipour pour le contrer, souvent avec des uppercuts dévastateurs qui saisissent Mahyar lorsqu’il se courbe en position de la coquille pour se rapprocher de son adversaire. Finalement, à la 10ème reprise, l’arbitre arrête logiquement un Monshipour sanguinolent et épuisé. Ring Magazine, le plus grand journal de boxe du monde, donne à cet affrontement le titre de « combat de l’année 2006 » pour son intensité rare. Devant l’ampleur de cette défaite, à la surprise générale et à la stupéfaction de tous les fans de boxe, Mahyar Monshipour annonce sa retraite à 31 ans.

Le retour du héros

Après deux ans d’absence des rings et d’engagement politico-sportif, Mahyar Monshipour annonce le 28 mai 2008 son come-back. Ce retour, l’ancien champion le veut pour « l’honneur », pour retrouver des sensations perdues et redevenir champion du monde. A 33 ans, il se sent capable après quelques combats, dont une revanche contre le thaïlandais Somsak Sithchatchawal, de revenir au top.
Ses deux premiers combats sont sans surprise tant les adversaires sont faibles. Il gagne le premier par disqualification contre le sparring italien Salvini et le second sans conteste par arrêt de l’arbitre à la huitième reprise contre le britannique Sean Hughes (15 victoires, 9 défaites avant le combat). Pour un boxeur sur le retour, rien de plus naturel même si l’on attend de Monshipour des combats plus durs contre des adversaires au moins convenables.

Arrive alors un nom connu, à défaut d’un boxeur du top 10, l’ancien champion du monde Felix « Macho » Machado. Ce dernier reste sur une série de défaites et ne pourrait inquiéter Monshipour que par son gabarit proche de celui de Somsak Sithchatchawal : il est plus grand, rapide et possède une bonne allonge. De plus, il est gaucher, autre point commun important avec le tombeur de Monshipour.
La première reprise montre un Mahyar concentré et observateur qui, tout en avançant, cherche avant tout à jauger son adversaire et exerce un travail de sape au corps. De son côté, « Macho » tente de tenir à distance son adversaire mais se voit vite contraint d’accepter le combat devant l’habituel pressing pratiqué par le français. Il donne quelques enchaînements sans grand danger que Mahyar encaisse d’ailleurs sans s’arrêter, un round assez égal.

Le deuxième round est sans conteste celui qui inquiète le camp français. Machado parvient à tenir Mahyar à distance par des enchaînements gauche – droite à la face et touche par des uppercuts. Monshipour continue d’avancer mais est touché à plusieurs reprises sans vraiment mettre en danger le « Macho ». Toutefois, il continue son travail de sape au corps qui semble porter ses fruits en fin de reprise.
Dans le troisième, Mahyar remonte sa garde et se montre plus hermétique tout en frappant, affaiblissant Machado avec des enchaînements de crochets corps – face.

La quatrième reprise sera fatale au mexicain qui apparaît de plus en plus affaibli. Monshipour touche davantage à la face et multiplie la cadence de ses coups au fur et à mesure, avançant continuellement sans laisser de répit à Machado. Presque K.O. debout, totalement désuni au niveau de son rythme de frappe et touché à l’arcade gauche, Machado abandonne à l’appel de la cinquième reprise.

Monshipour peut-il redevenir champion du monde ?

A l’heure actuelle, difficile d’en juger tant le niveau de ses adversaires ne donne aucune vision des obstacles que Mahyar pourrait rencontrer. Cependant, quelques éléments de réponse se dessinent :

Mahyar Monshipour affiche le même style pugilistique : un rouleau compresseur qui avance et frappe sans cesse, encaisse sans sourciller. Son combat contre Machado, certainement préparatoire à une revanche contre Somsak Sithchatchawal, a montré qu’il boxait de manière plus réfléchie et méthodique, plus mature et donc plus efficace. Mais Machado dans la 2ème reprise est parvenu à inquiéter Monshipour sans pour autant l’ébranler. Si Monshipour tombe sur un adversaire de même gabarit mais avec une boxe puissante, calme et précise, il pourrait se trouver perturbé.

De ce fait, une autre question se pose : qui peut stopper Mahyar ?

Sithchatchawal que Monshipour se borne à vouloir rencontrer, a été vite déchu de son titre en Octobre 2006 par le Panaméen Celestino Caballero et peine à retrouver son niveau suite à sa défaite contre son compatriote Poonsawat en mars 2008. Le combattre serait un risque mais permettrait, en cas de victoire, de redonner confiance à Mahyar.

Le champion WBA-IBF, Celestino Caballero ne mesure pas 170 centimètres comme Machado et Sithchatchawal mais…180 centimètres ! Un boxeur qui disposerait donc de quinze centimètres de plus que Monshipour et qui lui poserais d’énormes difficultés en cas de confrontation. Et rien qu’à observer le palmarès du Panaméen qui compte 31 victoires dont 22 par KO pour seulement 2 défaites, on peut rêver à l’exploit.

Juan Manuel Lopez, le champion WBO, est un autre boxeur à éviter pour Monshipour. Le Portoricain a le même gabarit que Sithchatchawal, est gaucher, et affiche un palmarès effrayant : invaincu en 24 combats, il en a gagné 22 par KO.

Par contre, la chance mondiale de Monshipour pourrait venir du champion WBC Israël Vazquez. Le mexicain a exactement le gabarit de Monshipour et ne refuse absolument pas le combat. C’est un boxeur d’expérience au palmarès bien fourni (43V, 31KO, 4D) mais qui semble à la portée d’un Monshipour au sommet de sa forme physique.

Seulement, en boxe, tout dépend des promoteurs et des négociations. S’il observe ses futurs adversaires d’un œil tactique, il optera pour Vazquez. Mais s’il l’emporte par KO face à Sithchatchawal lors de leur hypothétique revanche, cela pourrait amener Mahyar à un combat (presque) suicide face à Caballero. Et si…l’avenir nous le dira.

En tout cas, de la part de toute l’équipe, bonne continuation à Mahyar jusqu’à son Championnat du Monde.

Du neuf pour le judo

Posted in Arts Martiaux & Sports de Combat par Jean Giraud sur 7 février 2009

Un nouveau calendrier assorti d’un classement mondial :
Le nouveau système de la fédération internationale de judo sera composé de quatre tournois Grands Chelems (Paris, Moscou, Rio de Janeiro et Tokyo), de cinq Grands Prix (Hambourg, Tunis, États-Unis d’Amérique, de Pékin et Abu Dhabi), de dix-sept World Cup, et d’un Master qui se déroulera cette année à Séoul.
Les tournois rapporteront des points aux athlètes, et à partir de cela un classement mondial (Rank List) sera établi. Ce classement nominatif sera qualificatif pour les Jeux Olympiques et pour le Master, qui réunira les 16 meilleurs combattants de chaque catégorie. Jusqu’à présent lorsqu’un pays avait obtenu un quota olympique il pouvait envoyer l’athlète de son choix. Ce ne sera désormais plus le cas.
Les Grands Chelems rapporteront 300 points aux vainqueurs, les Grands Prix 200 points et les World Cup 100 points. Concernant les championnats le barème sera le suivant : 500 points pour une victoire lors d’un championnat du monde, 600 pour une victoire aux J.O. et 180 points pour une victoire continentale. Ce système pénalise les championnats d’Europe qui vont très certainement perdre de leur prestige.
La mise en place de ce nouveau classement entraînera une plus grande incertitude pour les qualifications en championnat du monde et aux J.O. En effet, il faudra aller chercher des points un peu partout pour ne pas être lâché au classement et une blessure ou une longue absence sera davantage pénalisante qu’auparavant. L’idée de la fédération est de s’inspirer du modèle Tennis et de tendre vers un certain professionnalisme.

Un retour à un judo plus classique par la mise en place de nouvelles règles :
L’objectif de ce nouvel arbitrage est de respecter les fondamentaux du judo et de garder comme référence l’application des fondamentaux dans la recherche du Ippon (kuzushi, tsukuri, gake), c’est-à-dire du coup décisif qui arrête le combat.
Le contenu du tableau d’affichage change puisque ne survivent que le Yuko, le Waza Ari et le Ippon. Le Koka qui était la plus petite récompense est abandonné.
De plus, une succession de modifications dans la liaison debout/sol, dans l’osae-komi, dans les projections et la gestion du combat par les arbitres, s’inscrit dans une volonté de revenir aux sources du judo.
En effet, l’internationalisation du judo et son inscription aux Jeux Olympique ont poussé un certain nombre de nations, principalement d’Asie centrale (Azerbaïdjan, Mongolie, Géorgie etc.) qui ont des traditions de lutte (ex : le Sambo), à présenter des combattants qui pratiquent un judo statique, de force, peu spectaculaire.

Source :doctissimo

La Fédération Internationale souhaite enrayer ce mouvement nocif pour le judo, favoriser les gains par Ippon (que le judo-lutte des nouveaux pays ne favorise pas), les mouvements aériens et faire perdurer la tradition du judo. En effet, ces judoka-lutteurs ont souvent une condition physique impressionnante qui, alliée à une certaine malice et à des refus plus ou moins nets que les deux mains de l’adversaire soient posées, peuvent être redoutables.
Les vieilles nations de judo comme la France et le Japon attendent beaucoup de ce changement. Le tournoi de Paris Bercy sera un premier test pour juger de la réussite de tout cela.

Verrons nous du beau judo ?

A vous d’en juger sur le site de la fédération française de judo qui retransmet en direct et en streaming les combats.