La Tribune du Sport


Uruguay – Allemagne : une grande petite finale

Posted in Coupe du Monde 2010 par Les amis de LTS sur 11 juillet 2010

Source : RMC.fr

Un Uruguay mordant et plein d’envie

Ce soir a Port–Elizabeth, l’Uruguay affrontait l’Allemagne. Deux monstres du football mondial cumulant les étoiles luttaient pour… la 3ème place. Ce qui aurait dû être la finale, d’un point de vu historique et logique (la finale du dimanche 11 juillet étant plus une revanche des loosers qu’une vraie grande finale où deux mastodontes s’affrontent…) n’est en effet qu’une « petite » finale.

L’Allemagne et l’Uruguay sont les deux surprises de ce Mondial. L’Allemagne, que comme d’hab’ personne n’attendait et dont personne ne parlait, s’est avérée être une équipe impressionnante, avec des jeunes joueurs de qualité, un style charmeur et offensif. Une équipe qui comptera à l’ avenir, quelle jeunesse ! Ozil, Müller ou encore Khedira forment à n’en point douter la structure d’une future machine à gagner. La Céleste même chose. La France ne devait en faire qu’une bouchée… Cette équipe, en plus d’avoir été l’une des sélections les plus attachantes et sympathiques, a été une team de choc, menée par des joueurs qui ont confirmé tout le bien que l’on pensait d’eux : Diego Forlan, potentiel ballon d’Or et Luis Suarez, qui ne végètera plus très longtemps dans un Ajax Amsterdam impuissant.

Après une poignée de main avec Herr Blatter, le match débute. Durant le premier quart d’heure, ce sont les Teutons qui mènent la danse. Ca circule bien, le jeu Allemand est comme on l’a vu avant, avec Schweinsteiger à la baguette. Mais les Uruguayens ont des qualités et les montrent ! Malgré tout, ce sont les Allemands qui ouvrent le score. Après une occasion ratée de la tête de Friedrich qui trouve la transversale, le petit jeunot Muller ouvre la marque (19ème), plein d’opportunisme reprenant une frappe made in Patator de Schweinsteiger aux 30 mètres repoussée par le portier sud-américain. Logiquement, l’Allemagne mène.

Les Uruguayens réagissent. A la 28ème minute, Cavani réduit le score à la suite d’une action offensive rondement menée, avec des placements intelligents et une belle passe en profondeur de Suarez. Cavani n’a plus qu’à conclure. Cette égalisation nous montre un match ouvert avec des Allemands solides, rigoureux et organisés, et des Uruguayens plein de fougue et d’envie. Bienheureux qui prédira le résultat final à la demi-heure de jeu ! A la 42ème Suarez, décidément bien diabolique manque d’en mettre un autre, dans un angle fermé.

Au retour du repos, les Uruguayens poussent, bien décidés à obtenir cette 3ème place qui ferait d’eux des divinités dans leur pays (ils y sont déjà des héros…). Et ces efforts sont récompensés à la 50ème minute. Sur un centre d’Arévalo, l’immense Diego Forlan reprend de volée, écrase un peu sa reprise mais bénéficie d’un rebond décisif. Incroyable mais vrai, l’Uruguay mène face à la Mannschaft et tous les poulpes-bookmakers du monde n’y feront rien. Forlan marque son 5ème but de la compétition (photo). Joueur charismatique et décisif, il tire son équipe vers le haut. Ses coéquipiers montrent une grande détermination ainsi que de l’intelligence. La tête des Allemands tourne au vu des placements de Cavani, ailier, mais presque milieu défensif parfois !

Source : Canoe.ca

L’Allemagne reste l’Allemagne

Mais voilà, la puissance de feu allemande aura sérieusement écourté le rêve céleste. A la 55ème, grâce à un centre de Boateng, Jansen marque de la tête, bien aidé par un Muslera totalement aux fraises lors de sa sortie. 2- 2, ou les pénaltys qui se profilent à l’horizon tant les deux équipes se valent. Mais voilà, l’Uruguay est très fatigué, les Allemands tiennent et se montrent plus dangereux, malgré les soubresauts uruguayens, dangereux en contre. Cacau et Kiessling manquent de peu d’aggraver le score. La puissance et les coups de boutoir allemands auront finalement raison d’une Céleste a bout de souffle. Khedira marque a la 82ème minute, sur une cagade de la défense uruguayenne lors d’un corner. Sa tête lobe le gardien, totalement impuissant.

Les Uruguayens, motivés, vont continuer, se damner, se déchirer pour marquer ce 3ème but qui remettrait la balle au centre. Mais les Allemands restent les Allemands et à la 88ème Kissling manque le 4-2 en envoyant la balle dans les tribunes, malgré sa solitude dans la surface. Tout à l’air finit pour l’Uruguay. Mais à l’ultime minute des arrêts de jeu, Suarez s’écroule à 20 mètres. Coup-franc. Forlan s’avance pour tirer le coup-franc de sa vie. Tension. Forlan tire une magnifique frappe parfaite qui finit… sur la barre transversale. Coup de sifflet final. Le visage crispé, Forlan semble dépité. On le comprend. L’Allemagne s’impose au terme d’un match bien plus intéressant qu’on aurait pu le croire.

Ce match était a la portée de la Céleste. Mais les Allemands étaient trop forts. Ils finissent à une 3ème place tellement méritée qu’on se demande s’ils n’auraient pas pu obtenir mieux. Quant aux Uruguayens, ils finissent 4èmes, mais heureux au fond d’eux même d’avoir réalisé une Coupe du Monde exceptionnelle.

Sylvain Bezos

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La guerre des étoiles

Posted in Liga Espagnole par Les amis de LTS sur 2 décembre 2009

Source : Bp.blogspot

Un casting hors norme

100 000 socios s’étaient donné rendez-vous dimanche soir au Camp Nou de Barcelone pour assister à ce duel épique entre les deux meilleurs ennemis d’Espagne. Un milliard de téléspectateurs, des salles de cinéma ouvertes pour l’occasion diffusant la partie, en gros jamais un match de foot national n’avait suscité tant d’engouement. Mais il faut dire que sur le papier, ce match avait tout pour franchir encore un palier sur le plan du foot-spectacle. Messi, Ronaldo, Xavi , Kaka, Iniesta, Casillas (cf. photo ci-contre) étaient tous là pour en découdre avec en point de mire un but commun, la première place de la Liga. Tout était donc réuni pour offrir au monde le match de l’année.

La rencontre a commencé par un round d’observation durant un bon quart d’heure, les Catalans tentant de déstabiliser des Madrilènes bien en place tactiquement, solides collectivement et attendant la moindre occasion pour se projeter vers l’avant grâce à leur trois « mobylettes », Higuain, Kaka et Cristiano. Le pressing très haut et très agressif des joueurs de la capitale mit en difficultés les barcelonais qui se retrouvaient obligés de tenir le ballon a cinquante mètres des buts de Casillas. Du coup chaque perte de balle pouvait se payer cash.

La stratégie failli payer dès la 20ème minute lorsque Kaka nous gratifia d’un slalom dont il a le secret dans la défense des Blaugrana avant de servir sur un plateau Cristiano Ronaldo, très en jambe pour sa première titularisation depuis deux mois mais qui manqua l’occasion de tromper Victor Valdès d’un plat du pied a ras de terre. Le miracle du portier catalan ne suffit pas à masquer les difficultés des Barcelonais à produire du jeu, des Catalans très émoussés par le combat de la semaine en Ligue des Champions face à l’Inter de Milan.

Les trop rares occasions des hommes de Guardiola en première mi-temps montraient là encore le manque de jus de ces joueurs, à l’image d’un Thierry Henry très esseulé devant et souvent en rupture avec son milieu de terrain qui évoluait vingt mètres plus bas.

Il faudra encore un miracle de Carles Puyol dans les pieds de Higuain pour éviter l’ouverture du score du Real. Le capitaine catalan auteur d’un match tout simplement exceptionnel démontrant encore une fois à quelle point, il est l’atout numéro 1 des barcelonais en défense. Finalement, les deux équipes se quittèrent dos à dos à la mi temps.

Source : Europe 1

L’homme providentiel

Au retour des vestiaires, on se demandait si le Real n’avait pas laissé passer sa chance en ratant les nombreuses occasions de but qui auraient pu les mettre à l’abri. Les Catalans reprirent le match avec beaucoup plus de certitudes qu’ils ne l’avaient entamé, en jouant plus haut. A la 50ème minute de jeu, Pep Guardiola allait changer le cours du match en sortant Thierry Henry pour Zlatan Ibrahimovic. En effet, le géant suédois n’allait avoir besoin que de cinq minutes et de trois ballons pour ouvrir le score d’une magnifique reprise de volée du gauche qui trompait un Casillas impuissant. Tout commença par un ballon récupéré par Piqué dans les pieds de l’ancien ballon d’or Cristiano Ronaldo, une remontée de balle éclair en quelques touches relayées par Xavi pour Daniel Alves qui, d’un centre millimétré, allait offrir à Ibrahimovic la délivrance de tout un stade (cf. photo ci-dessus).

Le cas Daniel Alves est un excellent reflet des deux Barça de dimanche soir. En effet, il a lutter toute la première mi temps défensivement, chahuté par la vitesse des Madrilènes, et offensivement en ratant un nombre indécent de centres, sa grande force. Pep Guardiola a dû trouver les mots à la pause pour galvaniser son joueur qui réalisera une deuxième période de toute beauté aussi bien en défense que lors de ses montées.

Dès lors, on se disait que le match était joué et que le rouleau compresseur catalan allait marquer encore un ou deux buts. Mais en football rien ne se passe jamais comme prévu et dans la foulée du but, Sergio Busquets, le milieu récupérateur du Barça se fit expulser suite à un deuxième carton jaune pour une faute de main assez stupide. Un sacrée coup de pouce pour les Madrilènes qui allaient évoluer trente minutes à onze contre dix. Manuel Pellegrini en profita pour faire rentrer Karim Benzema et plus tard, Raul, ceci afin de renverser la situation.

Malgré un gros quart d’heure de domination du Real, les Barcelonais allaient tenir grâce à une générosité et une solidarité défensive de tous les instants à l’image du buteur Ibrahimovic qui redescendait sur chaque coup de pied arrêté pour épauler ses coéquipiers, un comportement qui a dû faire enrager tous ces anciens coachs car qui aurait cru que ce joueur, souvent taxé d’individualisme, allait être transformé par ce Barça où chacun joue pour l’autre.

Le Barça procèdera en contre, un comble pour cette équipe d’habitude si forte à domicile, s’offrant même deux grosses occasions en fin de match par Abidal tout d’abord et ensuite par Messi qui rata un tête à tête avec Iker Casillas suite à un amour de passes du latéral brésilien Daniel Alves. Malgré une belle opportunité pour Benzema dans la surface suite à un corner le Real ne reviendra plus et le Barça pourra fêter ce succès, ô combien important, avec leur public.

Source : Lefigaro.fr

Quelles conclusions pour l’avenir ?

Si le Barça a démontré sa force mentale tout le long du match, le Real a lui fait preuve d’une capacité collective à faire du jeu encore jamais vue cette saison. Cette équipe de Galactiques, qui était souvent montrée du doigt cette saison par la presse et par ses propres socios pour la faiblesse de leur jeu, peut espérer des lendemains meilleurs. Car s’il est vrai que tout n’était pas parfait, la première mi-temps des hommes de Pellegrini laisse envisager une belle fin d’année, aussi bien en championnat qu’en Ligue des Champions. Il ne faudra cependant pas se désunir ou tomber dans l’énervement comme l’a fait Lassana Diarra, expulsé en toute fin de match pour un très vilains geste sur Xavi.

Du côté catalan, on peut voir que même quand cette équipe n’est pas au mieux physiquement, elle est capable de tout en alliant de très fortes individualités capables de changer un match à tout moment. On a pu observé un collectif toujours aussi complet où chaque joueur est prêt à se faire mal pour son coéquipier. Ce match, s’il n’a pas été le feu d’artifice attendu offensivement, a tout de même permis de relancer la Liga car aucune de ces deux équipes ne semble, sur le match, au-dessus de l’autre. La saison est encore longue et bien malin est celui qui peut dire qui sera le champion d’Espagne 2009-2010.

Maxence Arias

Barça-Real : « Mes que un Clasico » (3ème partie)

Posted in Liga Espagnole par Les amis de LTS sur 24 novembre 2009

La rivalité historique entre les deux clubs

Les enjeux pour les deux formations

Le FC Barcelone doit s’imposer face à l’Inter pour continuer d’y croire

Si ces deux formations se préparent pour le choc de ce week-end, elles ont la chance de pouvoir préparer ce match cette semaine lors de la 5ème journée de la Ligue des Champions. Mardi soir, le FC Barcelone passe un test grandeur nature face au champion d’Italie, l’Inter de Milan. Je parle de test car si la qualité des hommes de José Mourinho ne fait pas débat, c’est surtout parce que l’avenir du Barça dans cette compétition se joue en grande partie sur ce match.

En effet, les hommes de Guardiola sont troisième de leur groupe et une défaite contre les Intéristes les enverrai presque en Europa League. Un échec qui serait impardonnable pour les champions en titre (cf. photo ci-dessus). Pour éviter cela, les Blaugrana pourront croire en leur réussite face aux équipes italiennes puisqu’ils ne recensent aucune défaite lors des six dernières confrontations avec des clubs transalpins. Enfin ce match marquera aussi le retour de Samuel Eto’o dans son jardin, le camerounais qui a inscrit 130 buts sous le maillot du Barça aura à cœur de montrer qu’il peut encore marquer dans ce stade mythique.

Madrid affronte Zürich et peut se qualifier dès mercredi

Du côté du Real, si l’affiche est moins belle, l’enjeu est tout aussi important. En effet, une victoire du Real face aux modestes suisses du FC Zurich ajoutée à une défaite de l’OM à San Siro enverrait tout simplement les coéquipiers de Karim Benzema au 2ème tour de la compétition avant même leur déplacement au Vélodrome en clôture.

On peut de plus légitimement penser que le défi est à la hauteur des Madrilènes qui se sont imposés 5 buts à 2 en terre Suisse au match aller. Cette rencontre va d’abord permettre à Ronaldo de retrouver des sensations et du temps de jeu pour dimanche et à Manuel Pellegrini de gérer son effectif en vue du Clasico. Mais malgré tout le FC Zurich, vainqueur sur la pelouse du Milan AC (0-1), a peut être encore un rôle à jouer dans ce groupe, en tout cas on l’espère pour les Marseillais.

Maxence Arias

Barça-Real : « Mes que un Clasico » (2ème partie)

Posted in Liga Espagnole par Les amis de LTS sur 24 novembre 2009

Source : Lepoint.fr

La rivalité historique…

Un Real de galactiques mais qui peine encore dans le jeu

Personne en Espagne ou ailleurs n’a oublier la correction imposé par les Barcelonais sur la pelouse du Real en mai dernier (2-6). Cette victoire historique semblait placer le Barça en tête de la Liga pour bien des années tant la différence technique, mentale et collective entre ses deux formations était abyssale. Mais en football les choses vont très, très vite. En effet suite à cette déroute et à la saison blanche du Real, Florentino Perez ancien président du club de la capitale de 2000 à 2006 est revenu aux affaires en apportant dans ses bagages des joueurs d’exceptions tels que C. Ronaldo (cf. sa présentation au Stade Bernabeu ci-contre), Kaka ou Xabi Alonso et en faisant signer de futurs très bons joueurs comme Karim Benzema ou Raul Albiol. Les dépenses indécentes du nouveau président de la Casa Blanca ont permis tout d’abord de redorer le blason d’un club en perte d’inspiration mais surtout de monter une équipe à nouveau ultra compétitive du moins sur le papier.

Finalement force est de constater que malgré des débuts un peu difficiles en championnat et une humiliation en Coupe du Roi (éliminé 4-1 par Alcoron, un club de la banlieue de Madrid jouant en Segunda B, l’équivalent du National), le Real tient son rang mais sans être particulièrement brillant, puisqu’il se rendra dimanche sur la pelouse du Barça en leader avec comme seul objectif la victoire pour distancer les Catalans de quatre unités. Pour cela, les hommes de Manuel Pellegrini pourront compter sur le retour de leur « superstar » Cristiano Ronaldo, blessé depuis le tacle de Souleymane Diawara en septembre dernier. Le Portugais sera probablement associé au trident Kaka, Benzema, Higuain et il y a fort à parier que les Merengues possèdent là les armes offensives pour faire plier le champion en titre.

Le Barça peine à reproduire le jeu de l’an passé

Le Barça de son côté semble avoir du mal a digérer l’exceptionnelle saison dernière et son triplé historique. En effet, les Blaugrana peinent a retrouver leur jeu si flamboyant et efficace marque de fabrique du club depuis l’arrivée de Johan Cruijff dans les années 70.

En effet, ce Barça souffle le froid et le chaud, capable de terrasser Zaragoza certes modeste promu 6 buts à 1, mais en même temps incapable de battre le Rubin Kazan en deux confrontations de Ligue des Champions, se payant même le luxe de perdre au Camp Nou contre les champions de Russie (1-2). Subissant de nombreuses blessures dont celle de Z. Ibrahimovic ou bien des maladies à l’image d’E. Abidal et de Y. Touré atteints par la grippe H1N1, les Culés se retrouvent plus qu’amoindris. D’autant que l’incertitude concernant la participation de Leo Messi n’est pas levée.

Mais, il ne faut pas oublier que le Barça possède dans ses rangs de jeunes pépites issues de la Masia (le centre de formation du club) qui peuvent eux aussi faire la différence à tout moment. En témoigne le très bon début de saison de Pédro Rodriguez et dans une moindre mesure celui de Bojan Krkic, deux joueurs qui tiennent là l’occasion de briller et de prouver à leur coach qu’ils ne sont pas que de simples remplaçants mais bien des titulaires en puissance. Et puis, les Catalans auront derrière eux quelques 90 000 socios chauffés à blanc pour les soutenir et les porter vers la victoire.

Une semaine de folie en Ligue des Champions

Maxence Arias

Barça-Real : « Mes que un Clasico » (1ère partie)

Posted in Liga Espagnole par Les amis de LTS sur 24 novembre 2009

Plus qu’un simple match de foot, le Clasico divise le pays, déchaîne les passions et donne à chacun de ses acteurs la possibilité d’écrire l’Histoire. Mais avant de rentrer complètement dans le match, retour sur une rivalité vieille de presque 100 ans.

Une confrontation historique

Le Camp Nou accueillera dimanche la 239ème confrontation toutes compétitions confondues entre ses deux géants, la 157ème en championnat. Depuis 1902, date du premier affrontement entres ses deux équipes et la victoire du Barça en terre madrilène lors d’un match de coupe du roi, Culés et Merengues se sont livrés une véritable guerre qui a largement dépassée les clivages du football. En effet, ce match est avant tout la confrontation entre deux cultures, entre deux Espagnes. D’un côté le Real Madrid qui comme son nom l’indique est l’équipe du Roi, symbole de la puissance du pouvoir castillan et de l’autre le FC Barcelone garant de l’identité catalane et de l’indépendantisme que revendique plusieurs régions de la péninsule face à la régence de la capitale. C’est pourquoi en Espagne, à l’image de ce qui se passe en Italie, l’appartenance à un club se défini par des critères qui vont bien au-delà de la situation géographique. L’engagement envers l’une ou l’autre de ses institutions est avant tout un acte politique, une prise de position.

Les années Franco

Pour comprendre cela il faut revenir à l’une des périodes les plus noires de l’histoire d’Espagne : la guerre civile de 1936 à 1939 et les années Franquistes qui en découlèrent. Francisco Franco, dictateur arrivé au pouvoir par la force lors de cette guerre entre Nationalistes et Républicains qui fera des dizaines de milliers de morts va mener une lutte acharnée pour « espagnoliser » par la répression les différentes régions qui revendique leur indépendance, à l’instar de la Catalogne et du Pays Basque. En effet, si ces actions iront bien au-delà du sport, c’est en partie grâce à lui que le général fera sa propagande. A cette époque, la Castille doit être la vitrine culturelle et le modèle de l’Espagne. Ainsi, Franco utilisera le Real comme symbole de sa réussite et de son pouvoir puisque le club doit refléter la grandeur de la capitale aux quatre coins du pays en étant tout simplement le meilleur du point de vue national.

Le général envoie tout d’abord un signal très fort à ses opposants en 1936 en faisant fusiller Josep Sunyol président du Barça de l’époque. Le peuple catalan ne digèrera jamais cette infamie. En 1939, à son arrivé au pouvoir, il prend donc le Real Madrid sous son aile, club qu’il soutiendra jusqu’à sa mort en 1975. Cette période sera d’ailleurs faste au niveau des trophées pour les Merengues puisqu’ils glaneront pas moins de 23 titres dont six coupes d’Europe grâce à des joueurs de légendes tels que Alfredo Di Stefano, Raymond Kopa ou encore Ferenc Puskas, le tout sous la présidence de Santiago Bernabeu, le dirigeant emblématique du club sous Franco. Face au nationalisme du général, le FC Barcelone du génial Kubala (cf. photo ci-dessus) devient le porte-drapeau de la lutte contre le pouvoir en place et pas seulement en Catalogne.

Le Clasico sera dès lors une rencontre comme nulle autre ou les deux camps se rendront coup pour coup, pour l’honneur d’abord et pour la victoire ensuite. La mort de Franco ne changera rien a tout ça. Et même si la réalité sportive à repris ses droits sur le politique, les deux camps nourrissent toujours une haine viscérale envers l’adversaire, ou l’ennemi au choix.

Les enjeux pour les deux formations

Une semaine de folie en Ligue des Champions

Maxence Arias

2ème journée de Ligue des Champions, certains grands chutent, un autre reste ! (3/3)

Posted in Ligue des Champions par Les amis de LTS sur 30 septembre 2009

Source :lequipe.fr

Lire le compte-rendu de Rubin Kazan – Inter Milan.

Le Barça en patron.

Le Nou Camp était le théâtre mardi d’une rencontre déjà très importante dans le Groupe F entre deux équipes invaincues dans leur championnats respectifs : le FC Barcelone et le Dynamo Kiev. Le match nul de l’Inter Milan en fin d’après midi sur la pelouse du Rubin Kazan offrait au vainqueur de cette rencontre la possibilité de prendre la tête du groupe après deux journées.

Le Barça privé de Thierry Henry a tout d’abord été bousculé par les joueurs du Dynamo dans les cinq premières minutes grace à un pressing assez haut et une vraie volonté d’aller de l’avant, tout en profitant d’ une certaine maladresse et d’un manque de concentration de l’arrière-garde catalane. Une fois le premier quart d’heure passé, les hommes de Pep Guardiola prirent peu à peu un ascendant complet sur le match en s’appuyant sur le jeu léché et spectaculaire que les socios apprécient tant. Zlatan Ibrahimovic, le nouvel homme fort de cette équipe, s’est montré très généreux vis-à-vis de ses coéquipiers en combinant énormément avec Léo Messi, Xavi ou encore Iniesta. Ce dernier qui n’avait plus été titularisé depuis la finale de Rome, au printemps dernier, a encore démontré a quel point le Barça n’est pas le même sans lui.

Mais c’est finalement, « la Pulga », Léo Messi qui débloqua le score à la 25ème minute, en trompant le gardien ukrainien de Kiev sur une frappe qui semblait pourtant lui être accessible. Dès lors, le match tourna au calvaire pour le Dinamo.En effet, les hommes de Guardiola allaient alors réciter leurs gammes en faisant tourner le ballon, en une ou deux touches de balle, laissant le soin aux Ukrainiens de courir après. Mais malgré les assauts répétés des catalans, les deux équipes rejoignirent les vestiaires sur un score de 1-0.

Au retour, la physionomie de la rencontre était la même avec cependant une volonté plus affichée par les joueurs locaux de marquer ce deuxième but qui les mettraient définitivement à l’abri. Mais à trop vouloir bien jouer, les joueurs du Barça tombent parfois dans la facilité et commettent des erreurs en voulant souvent faire le geste de trop. Heureusement que la charnière Piqué-Puyol était en grande forme, en particulier le capitaine Blaugrana encore à créditer d’un match de très haut niveau. C’est finalement le jeune Pédro entré en jeu à la mi temps en lieu et place d’Iniesta, encore un peu juste physiquement, qui offrit aux catalans ce fameux deuxième but sur un excellent service de Ibrahimovic en réalisant un enchainement contrôle-frappe du gauche de toute beauté.

L’affaire était pliée et les supporters du Camp Nou n’avaient plus qu’a trembler en toute fin de match sur une trop rare occasion ukrainienne suite à une erreur de Busquets. Le Barça s’impose et a donc bonifié le résultat nul obtenu il y a quinze jours en ouverture à Milan, en remportant ce premier match de la campagne à domicile. Nul doute que les hommes de Guardiola seront encore cette année de gros clients pour la victoire finale même si tout n’est pas encore complètement au point, notamment en défense. Néanmoins, il est certain que cette équipe monte en puissance et qu’elle nous réserve encore de très belles soirées de Ligue des Champions.

Maxence Arias et Steven Ayache

2ème journée de Ligue des Champions, certains grands chutent, un autre reste ! (2/3)

Posted in Ligue des Champions par Les amis de LTS sur 30 septembre 2009

Source :football365.fr

Lire le compte-rendu de Fiorentina-Liverpool.

L’Inter cueilli à froid

Dans un match semblable mais avec un enjeu bien plus significatif, les joueurs du Rubin Kazan peuvent être fiers de leur prestation à domicile, au contraire des Interistes qui mettent une fois encore en doute leur statut de tête de série dans cette compétition.

Jouant sans complexes, les Russes, certes bien aidés par leur prodige argentin Dominguez, ont posé de gros problèmes aux Nerazzurri par leur vitesse d’exécution lors des phases offensives. Dépassant une défense plantée à même le gazon comme un arbre chez Truffaut , le fameux Dominguez s’offre un magnifique slalom avant de loger une frappe en lucarne opposée dès la 11ème minute de jeu. En face, les stars de l’Inter alternent moments de clarté footbalistique et vide intersidéral. Balotelli est très mobile et motivé mais manque de lucidité alors que Mancini confirme qu’il est devenu un joueur bien terne depuis son départ de la Roma. Le ballon ne parvient jamais jusqu’à Eto’o et d’ailleurs l’action de l’égalisation ne concerne aucun des trois attaquants. Sur un débordement et un centre de Maicon, Stankovic est laissé seul au second poteau et place sa tête dans le but de Ryzhikov.

Le match aurait pu prendre un tout autre visage sans la présence de la futur star italienne Mario Balotelli. C’est certes lui qui, une minute après le but, place un magnifique centre-tir sur la barre transversale du gardien russe. Mais c’est également lui qui, à la suite de fautes inutiles et répétées, est expulsé à l’heure de jeu, laissant ses coéquipiers à leur triste sort.

Jusqu’à la fin du match, les joueurs de José Mourinho vont tenter de contre-attaquer mais sans succès tandis que les russes multiplient les tentatives infructueuses. La meilleure occasion de doubler la mise sera pour Serguei Semak qui, à dix minutes de la fin, frappe sur le poteau de Julio César.

Au final, l’Inter fait peine à voir et Samuel Eto’o, bien seul dans ce match, va certainement se rendre au Nou Camp dans quelques mois avec un air nostalgique. Le bon point va aux vaillants joueurs du Rubin Kazan qui auront toutefois du mal à arracher l’UEFA. Pour l’Inter, c’est du côté de Kiev qu’il faudra se tourner avec sur la tête, une épée de Damoclès des plus féroces.

Lire le compte-rendu de FC Barcelone – Dynamo Kiev.

Maxence Arias et Steven Ayache

2ème journée de Ligue des Champions, certains grands chutent, un autre reste ! (1/3)

Posted in Ligue des Champions par Les amis de LTS sur 30 septembre 2009

Source :football365.fr

Liverpool à lent rendement

C’est un Liverpool bien terne qui s’est incliné en terre violette mardi face à une très belle équipe florentine.

Dès les premières minutes, le ton est donné : la Fio joue vite, alterne jeu court et jeu long en s’appuyant sur les individualités virevoltantes que sont Mutu, Marchionni et Jovetic. En face, la formation de Rafael Benitez est sclérosée par un milieu de terrain incapable de faire le lien entre une défense fébrile et une attaque sevrée de ballons.

En lieu et place de Mascherano et Aquilani, tous deux blessés, il a fallu composé avec un Fabio Aurélio habituellement latéral, donc peu fiable, et un Lucas fougueux mais très imprécis. De plus, la distance qui les sépare de Kuyt, Benayoun, Gerrard et Torres double dans le premier quart d’heure et le milieu florentin en profite. Interceptant chaque tentative de passe longue et restant sans cesse aux aguets en défense, la Viola remonte le ballon à la vitesse de son V et déstabilise l’alignement de la défense par des dédoublements rapides et fréquents.

Si bien qu’à la 28ème minute, sur une passe en profondeur de Zanetti, suite à un mauvais alignement d’Insua, Jovetic se retrouve seul face à Reina et ajuste du droit pour son premier but en Ligue des Champions. Liverpool ne réagit pas et son jeu reste très plat, stéréotypé. Logiquement, dix minutes plus tard, le même Jovetic, décidément homme du match, dévie dans le but de Reina une frappe de Vargas. Sur le but, Vargas est seul côté gauche pour ajuster alors que Glen Johnson, le triste latéral droit, remonte sur lui comme en décrassage.

La suite du match se résume à une domination stérile et sans relief de Liverpool qui rivalise de passes en retrait et autres frappes sans conviction. Seul Torres tente de se distinguer entre un Benayoun limité, un Kuyt trop lourd et un Gerrard en manque d’inspiration qui ne cadrera pas une seule frappe. De son côté, la Viola gère le match en menant quelques contre-attaques toujours dangereuses qui montrent par leur rapidité d’exécution à quel point Liverpool n’était pas dans son match. Peut-être est-elle déjà dans le match qui l’opposera à Chelsea ce week-end ? En ce qui concerne la Champion’s League, une victoire face à Lyon à Anfield est désormais impérative.

Lire le compte-rendu de Rubin Kazan – Inter Milan.

Maxence Arias et Steven Ayache

L’Italie humiliée

Posted in Foot' International par Les amis de LTS sur 26 juin 2009

Source :Sport24

Rappel des faits

En ce moment a lieu la Coupe des Confédérations de la F.I.F.A en Afrique du Sud. Véritable répétition générale, cette coupe a pour but de tester les infrastructures et l’organisation du pays où aura lieu la Coupe du Monde l’année suivante. C’est, en outre, une compétition qui compte dans le classement F.I.F.A, à défaut d’être prestigieuse. Cette année, deux groupes : le A, comportant l’Espagne, l’Afrique du Sud, l’Irak et la Nouvelle-Zélande, et le B, comptant l’Italie, les Etats-Unis, l’Egypte et le Brésil. Je vais me pencher plus particulièrement sur le cas de l’Italie, éliminée avec pertes et fracas hier de la compétition, battu par le Brésil 3-0, après avoir été battue par, tenez vous bien, l’Egypte (1-0). Consolation : une victoire 3-1 contre les Etats-Unis (mais sans la manière.).

Une attaque inexistante

Dès sa première minute de jeu dans la coupe, quelque chose ne va pas. La Squadra Azzura n’a aucun fond de jeu. C’est stérile, poussif et mal organisé. Pourtant les individualités sont là, surtout en milieu de terrain, avec un organisateur de jeu comme Andrea Pirlo, ça devrait marcher. Et ça ne marche pas. On a affaire a une Squadra bouffie de suffisance. Les attaquants sont inexistants, attendent patiemment la longue passe qui ferait leur affaire et puis basta. Impossible de marquer des buts dans ces conditions. Les attaquants, parlons-en. Trois attaquants , trois gabarits similaires : Iaquinta (cf. photo ci-dessus), manquant de chance, mais globalement transparent, Luca Toni, incroyablement mauvais et Gilardino, totalement inexistant. Aucun but n’a été inscrit par ces trois-là. Un manque total de réussite à l’avant. Aucune fraîcheur, aucune vitesse, aucune percussion. L’Italie n’est pourtant jamais aussi redoutable que quand elle a un attaquant vif, technique et efficace : Del Piero en 2006 ou Roberto Baggio en 1994 pour ne citer qu’eux. Cette vieille manie de vouloir marquer de la tête sur des passes longues dans la surface est à oublier au plus vite. Et le fait que Marcello Lippi ne veuille pas entendre parler de Cassano laisse penser que l’année prochaine, ça sera pareil…

Une défense poussive…

Derrière ce n’est guère mieux. La défense italienne prend l’eau sur les trois matchs. Giorgio Chielnili, tout rugueux qu’il est, n’est pas encore a la hauteur. Fabio Cannavaro sauve les meubles, bien que très souvent à la rue. Sur les côtés, c’est pire, Zambrotta, latéral par excellence, ne sera a l’origine de pratiquement aucun débordement, étant très souvent pris de vitesse. Ses quelques centres seront sans imagination et particulièrement inefficaces. Quand au Lyonnais, Fabio Grosso, il passera totalement a côté de ses matchs. Cela dit, la titularisation de Dossena lors du match contre le Brésil offrira un rayon de soleil au couloir italien tant celui-ci sera dynamique et batailleur. Mais sans doute était-ce pour rattraper une erreur qui a coûté cher à la Squadra azzura : un but marqué contre son camp, scellant définitivement les chances de la Squadra de se qualifier pour les demi-finales.

Alors que retenir ?

Y-a-t-il des satisfactions et des points positifs? Oui. Certains jeunes joueurs ont montré ce qu’ils savaient faire, c’est notamment le cas de Giuseppe Rossi, auteur d’un doublé contre les Etats-Unis. Il apporte ce qui manque à l’Italie : vitesse, percussion et audace. Sa prestation sauve la Squadra du naufrage. Signalons aussi les bonnes performances des offensifs de l’Udinese que Lippi auraient sans doute gagner à titulariser : Fabio Quagliarella et Pépé. Ils ont joué et ont tenté d’insuffler de la vie dans cette équipe. D’autres joueurs ont confirmé le bien que l’ont pensait d’eux. Daniele De Rossi, impeccable au milieu et Mauro Camoranesi, très battant, pas forcément excellent, mais il a montré beaucoup d’envie et de rage dans les matchs. Gianluigi Buffon n’a également pas grand chose à se reprocher.

Malgré ces bons points, il est évident que Lippi ne doit pas en rester là et que cette équipe a besoin de changement. Il est certain qu’il en faudra plus pour battre le Brésil ou l’Espagne. Il faut amener de la jeunesse en attaque, de la percussion. Davantage utiliser Quagliarelle et Pépé, titulariser Antonio Cassano, et pourquoi pas essayer Mario Balotelli en attaque. Si l’Italie ne change pas, elle ira droit dans le mur. Le syndrome équipe de France 2002 n’est pas souhaitable pour la Squadra azzura qui devra défendre son titre avec l’ardeur et la rage qu’on lui connaît. Etant, je l’avoue, grand amateur de la Squadra, je sais aussi que c’est toujours quand on ne mise pas un kopek sur elle, que l’Italie est la plus grande.

Sylvain Bezos

 

Juventus – Inter Milan : l’honneur est sauf.

Posted in Serie A Italienne par Les amis de LTS sur 27 avril 2009

L’Inter commence le match tambour battant. Très vite, les Intéristes se montrent entreprenants, à l’image de Mario Balotelli, le très jeune attaquant de cette formation. Dès le début de la rencontre, à la 10è minute, « Super Mario », comme il est déjà surnommé, échappe à une pourtant solide défense turinoise et tire de près sur Buffon qui ralentit une balle poursuivant sa course faible vitesse vers la ligne de but. Tiago plonge de toutes ses forces et sauve la Juve d’une ouverture du score qui apparaissait logique.

Une occasion de but qui aura au moins fait réagir une Juve, qui augmente la cadence, mais qui pêche par trop de classicisme, trop d’actions téléphonées. Sur les coups de pieds arrêtés, les hommes de Ranieri se montrent plus inspirés, la maladresse de Grygera suite à un corner de Del Piero empêche la Juve d’ouvrir la marque. L’Inter contrôle sans forcer. Des joueurs sortent du lot : Zanetti fera une excellente rencontre. Dynamique, percutant et intraitable en défense, ce n’est pas un hasard s’il est capitaine de la formation milanaise. La défense milanaise sera d’ailleurs impeccable, avec une ligne composée de Zanetti, Chivu, Cordoba et Samuel, pouvait-il en être autrement ? En attaque et au milieu, c’est du même niveau, Balotelli fait des merveilles, et pique presque la vedette a Ibrahimovic, pas très convainquant ce soir-là. Bonne prestation également du vétéran Stankovic, réalisant deux grosses frappes dangereuses.

Mais la Juve a du cœur et le montre. Elle tente, se bat, fait preuve d’une remarquable combativité. Mais elle manque de réussite et la mayonnaise ne prend pas. Iaquinta est désespérément seul devant. Peu de ballons car l’Inter les confisque. Et se montre dangereux. Il faut attendre malgré tout la 64ème minute pour que Balotelli, sur un contre rudement bien mené et via une passe de Muntari, ne fasse trembler les filets.

Cela réveille, une fois de plus, la Juve. Iaquinta semble bouger un peu plus. Tiago aussi. Mais voilà, les fautes se multiplient, on frôle la boucherie. Tiago se fait expulser pour une faute débile sur un Balotelli un peu fanfaron. Balotelli, c’est le talent, mais c’est aussi une certaine arrogance. A 18 ans, c’est un peu tôt, serait-ce la nouvelle donne chez les jeunes joueurs ?
A dix, l’addition risque d’être salée si la Juve ne s’active pas. Les Interistes ont une baisse de régime, les Turinois poussent. Trezeguet et Giovinco entrent pour rafraîchir la Juve. Trop tard. Les carottes sont cuites. Del Piero sort, après une prestation transparente. Trezeguet ne fera pas mieux.
Buffon est là. Heureusement, sinon bonjour la fessée pour les Turinois. Viera, entré a la place de Muntari, fera lui aussi apparition… disons plutôt une non-apparition. Il ne fait décidément pas toujours bon d’être français dans le championnat transalpin…

On s’endormirait presque quand sur un corner bien servi de Giovinco, Grygera, bien placé et oublié par le mur milanais égalise a la dernière minute. Un but pour la Juve qui fait figure de Deus Ex Machina. Un petit point pour les deux équipes qui ne changera pas grand chose. La Juve n’a pas perdu, l’Inter sera probablement champion.
Une rencontre bien sympathique, animée et tendue qui se finit logiquement par un nul. Le football italien aurait besoin de matchs comme ça pour redorer son blason, terni par des contre-performances en C1 et en UEFA.

Sylvain Bezos

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