La Tribune du Sport


Pourquoi le verrou géorgien n’a pas sauté

Ribéry dégoûté face à la Géorgie

Source : Metronews.fr

La France a décroché un nul (0-0) en Géorgie dans le cadre des qualifications pour le Mondial 2014. Un match marqué par la vacuité des Bleus dans le jeu en première période et par un coup de rein tricolore brisé par le portier géorgien en fin de match.

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France-Brésil, un gros volume de jeu des Bleus

Posted in Foot' International par Roland Richard sur 10 février 2011
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Source : 20minutes.fr

Mercredi soir au Stade de France, l’équipe de France de football est parvenue à s’imposer logiquement (1-0) face à une Seleçao réduite à dix dès la 40ème minute. Un match amical dont l’analyse tactique n’est pas très intéressante en soi mais dont certaines informations sont tout de même à retirer. (more…)

Ligue 1 : match nul entre le pari offensif de l’OM et la discipline de l’OL

Posted in Ligue 1 par Roland Richard sur 19 décembre 2010
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Source : RMC.fr

Didier Deschamps a osé le 3-2-5 avec son OM

Au coup de sifflet final de l’excellent jeune arbitre Monsieur Turpin (28 ans), on avait tout de même un sentiment de frustration. Comme l’impression d’être passé tout près d’un grand match pendant cinquante minutes puis plus rien. L’égalisation marseillaise avait sonné le glas d’une rencontre qui avait jusque là offert un spectacle vraiment intéressant, tant en termes d’intensité que sur le plan tactique.

A mon sens, le match nul de dimanche soir est complètement logique car les deux équipes se valaient. Potentiellement, je trouve Lyon plus complet. Mais j’ai trouvé Marseille très intéressant dans le positionnement et dans l’adaptabilité tactique, notamment en première période.

Sans sa charnière centrale Mbia-Diawara, l’OM avait dû improviser en titularisant une défense à quatre inédite (Kaboré-Fanni-Heinze-Taiwo) et sans milieu défensif disposé devant elle mais avec deux milieux centraux descendus d’un cran (Lucho et Cheyrou).

Côté lyonnais, les absences remarquées étaient celles des blessés Cris dans l’axe droit de la défense (remplacé par Diakhaté) et de Toulalan au poste de milieu défensif (remplacé par Gonalons) ainsi que de Gourcuff, de retour de blessure (remplacé par Makoun).

En regardant Marseille, on a vite compris que le 4-2-3-1 de la feuille de match n’allait servir que lors des phases de récupération. En attaque, on a souvent vu l’OM aller jusqu’au 3-2-5 avec les montées de Taiwo sur le côté gauche, les décalages permanents de Valbuena à droite comme à gauche et le resserrement des trois attaquants (Rémy, Gignac et Ayew) sur la largeur de la surface de réparation. Cet ensemble de cinq joueurs a même été accompagné parfois des projections axiales de Lucho et de Cheyrou.

Les dix premières minutes furent globalement d’égal niveau entre les deux formations, cependant Lyon prit l’avantage pendant environ cinq-six minutes (10’-16’), persistant à presser haut et bénéficiant du recul de Lucho et de Cheyrou, obligés de défendre bas pour contrer respectivement Lisandro dans l’axe gauche du jeu et Makoun dans l’axe droit. Une domination dont Lyon ne profita pas vraiment.

Au contraire, le 3-2-5 offensif de l’OM avec Valbuena et sa disponibilité à la baguette allaient complètement asphyxié un Lyon au supplice défensivement. Privilégiant l’axe du jeu aux ailes, ce qu’Elie Baup leur reprochera à la fin de la rencontre dans le débriefing de Canal Plus, les Marseillais avaient choisi d’insister sur la fragilité supposée de Lyon : celle d’une défense centrale affaiblie par la présence de Diakhaté mais aussi d’un trio défensif Diakhaté-Lovren-Gonalons sans automatismes. Les Phocéens acceptèrent même progressivement de ne pas maîtriser l’entrejeu et de sauter le premier rideau lyonnais au moyen de longs ballons aériens pour tester le plus souvent possible la qualité du placement des défenseurs lyonnais lorsqu’ils devaient reculer, lorsqu’ils devaient défendre dans la profondeur.

Source : L'Equipe.fr

Une domination marseillaise récompensée d’un but lyonnais en contre

Marseille finit par ouvrir le score, à la 22ème minute. Mais un hors-jeu de Rémy vint annuler la réalisation de Gignac. Pourtant, le coup-franc lointain de Cheyrou avait mis en difficulté la défense lyonnaise. L’ex-Toulousain avait hérité du ballon et marquer d’une demi-volée du plat du pied droit somptueuse. Mal placé et faisant action de jeu, Rémy saccageait ici une occasion de but pourtant toute faite. Malgré ce gâchis, on avait constaté la fragilité défensive des Gones avec un Gignac complètement démarqué au second poteau. C’était la première grosse occasion du match.

Par ailleurs, tout se passait également bien défensivement pour les Marseillais car Kaboré prenait gentiment mais sûrement le dessus sur Lisandro Lopez, rien que ça ! A cet instant du match, on ne pouvait que se dire que Marseille avait trouvé la clef pour agresser et battre un Lyon pourtant invaincu depuis dix journées en championnat.

Moment choisi précisément par les hommes de Claude Puel pour placer un contre redoutable qui mit en lumière la limite intrinsèque du schéma marseillais. Non seulement le 3-2-5 laissait un espace béant sur le flanc gauche – Taiwo montant souvent pour apporter son soutien aux offensives – mais en plus, Lucho confirmait qu’il n’était pas un joueur capable de défendre. Récupérer oui, mais défendre non. Sur l’ouverture du score lyonnaise, Makoun parvenait à chiper le ballon aux Phocéens dans le rond central. Se projetant tout de suite vers l’avant, le Camerounais laissait le soin à Kallström de lancer Bastos (à gauche sur la photo) sur l’aile droite. Taiwo monté aux avant-postes fut complètement pris de cours. Le Brésilien accélérait puis centrait fort en retrait. Makoun feintait la prise de balle, Lisandro ratait son contrôle du droit mais allumait du pied gauche les buts, 0-1 (35’).

Ce qui fut frappant, c’était bien évidemment le déséquilibre numérique généré conjointement par la montée de Taiwo (et donc par son absence en défense) mais aussi par la projection offensive de Makoun. Au final, on assista donc à un trois (Gomis, Makoun et Lisandro) contre trois (Heinze, Fanni et Kaboré) qui, on le sait, est souvent fatal aux défenses lorsque le jeu va aussi vite.

Abattu, Marseille manquait d’encaisser un second but lorsque sur un nouveau contre, Gomis offrait à Bastos la possibilité de prendre la profondeur entre Taiwo et Fanni après un mauvais jaillissement de Heinze. La frappe du Brésilien flirtait avec la base du montant gauche de Mandanda mais sans concrétiser la débâcle mentale collective de l’OM (41’).

Cette première période de grande qualité avec l’utilisation de Makoun dans l’espace laissé derrière le latéral gauche de l’OM avait réellement montré une utilisation intéressante de la structure du jeu adverse. De la même manière, le pari très offensif de Didier Deschamps pour son OM avec un schéma volontairement déséquilibré pour l’offensive et parfois jusqu’à sept joueurs dans les trente mètres lyonnais avait quelque chose d’admirable…

Source : Sport.fr

Un OM rééquilibré et donc un match fermé

A la reprise, l’OM changeait complètement de visage. Didier Deschamps optait désormais pour une formule davantage équilibrée mais plus réellement dangereuse. Ne faisant plus se projeter Taiwo vers l’avant et laissant Cheyrou et Lucho dans l’entrejeu au lieu de les pousser à monter au soutien des attaquants, le match s’est progressivement affaissé. Marseille a usé et abusé d’une latéralité qu’il ne maîtrise pas puisqu’il n’avait pas dimanche, en son sein, de véritables bons centreurs excepté Lucho. Or on n’a jamais vu l’Argentin dans cette position de tout le match.

Pourtant, Deschamps avait refusé de jouer la latéralité en première période car Cissokho (à gauche) et surtout Réveillère (à droite) représentaient à ses yeux des obstacles difficiles à franchir pour Rémy mais surtout pour Ayew. Mais après la pause, il déportait Gignac sur le flanc gauche et ce fut le début du bouillon pris par Réveillère. Mais s’il y eut correction technique – Gignac prenant nettement la mesure de Réveillère – cela n’eut aucune conséquence autre que l’humiliation du latéral droit des Gones.

Dans ce contexte moins intéressant car trop latéral, l’égalisation marseillaise n’arrivait pas par hasard mais bien sur l’une des rares occasions où l’axe fut dépositaire du jeu. Alors que Gignac récupérait le ballon côté gauche, il ne choisissait pas de centrer – bénit soit-il – mais de remettre en retrait pour Cheyrou qui allumait une mèche mouillée des vingt-cinq mètres. La frappe eut cependant le mérite d’exister ainsi que d’être suffisamment lente et sur Lloris pour permettre à Valbuena, seul Marseillais en mouvement, de profiter de l’apathie générale de la défense lyonnaise. Se jetant pour dévier du bout du pied le ballon, il marquait face à Lloris médusé, 1-1 (51’).

Cependant, les deux buts de cette rencontre furent très différents dans leur construction. Car si la brèche défensive marseillaise ouverte lors du but lyonnais l’avait été grâce à la vitesse d’exécution technique de Makoun, de Bastos et de Lisandro – et l’idée tactique de Claude Puel en amont –, le but phocéen n’avait quant à lui qu’à remercier le placement défensif des Lyonnais. A sept joueurs dans leurs vingt mètres, ils étaient malgré tout cinq hors de leur surface de réparation, laissant ainsi Lovren et Cissokho seuls avec quatre Marseillais ! Malgré cette évidente supériorité numérique, seul Valbuena eut la bonne idée de jouer comme un attaquant tandis que Rémy était encore hors-jeu…

Source : RMC.fr

Le rééquilibrage de Didier Deschamps eut le mérite de densifier le jeu marseillais mais aussi de fermer progressivement le match. Dès lors, il n’y eut plus que deux occasions franches (soit cinq en tout et pour tout, dans un match que l’on nous annonçait comme un choc !). La première intervint avec encore une fois Makoun à l’origine du mouvement. Pénétrant dans la surface, il oubliait de servir Lisandro mais finissait malgré tout par adresser une jolie passe en retrait vers Gomis qui ajustait son plat du pied des vingt mètres mais sans cadrer (64’). Treize minutes plus tard, la seconde survenait à la suite d’un Diakhaté qui craquait définitivement et offrait un caviar à Gignac d’une tête en retrait pour son gardien pas assez puissante. L’attaquant phocéen manquait son lob… (77’).

Le repositionnement de Lucho au poste de meneur de jeu avec la sortie de Valbuena (72’) et celui de Lisandro dans l’axe du jeu avec le remplacement de Gomis (74’) n’eurent aucun effet sur le jeu. Idem pour les rentrées de Brandao (77’) et de Briand (84’). C’est comme si arrivés dans le dernier quart d’heure, les joueurs avaient décidé de fermer la boutique, de tirer le rideau de fer et d’arrêter de jouer.

Malgré le portrait peu glorieux d’une deuxième période assez ennuyeuse, j’ai été agréablement surpris du pari très offensif de Didier Deschamps – très rare en Ligue 1 – mais également de la discipline collective peu à peu respectée par l’Olympique Lyonnais cette saison. On sent que Claude Puel (photo) a retrouvé de l’emprise sur ses joueurs et que ses consignes sont appliquées. Mieux, on a pu voir des joueurs trouver ou retrouver un haut niveau de jeu, ce qui est intéressant dans la perspective des huitièmes de finale de la Ligue des Champions contre le Real Madrid en février. Je pense en particulier à Lovren (défenseur central gauche), à Gonalons (remplaçant de haut vol de Toulalan), à Makoun (solution alternative de luxe par rapport à Gourcuff et Pjanic) et enfin à Gomis qui a considérablement progressé dans le jeu dos au but (on l’avait déjà remarqué face au PSG).

Du côté marseillais, pouvait-on espérer mieux alors qu’il manquait les trois titulaires du trio défensif habituel (Mbia, Diawara et Cissé) ? Je ne pense pas. L’absence de Cissé fut sans doute la plus préjudiciable dimanche car c’est bien cette structure sans milieu défensif qui a généré le schéma ultra-offensif mais déséquilibré de l’OM, à l’origine du but concédé. Quoi qu’il arrive, Lyon pointe désormais à la quatrième place (30 pts) et Marseille à la cinquième (28 pts)…